Balade à Berlin-Weissensee : Antonplatz – Kreuzpfuhl – Quartier hollandais

Cela fait près de quatre ans que je vis dans le quartier de Weissensee, bien qu’il ne soit pas bien grand, je découvre encore des coins inconnus. Je commence également à utiliser l’application Komoot pour créer des itinéraires de sport en extérieur, pour moi ça se résume à randonnées et balades urbaines, et j’ai créé quelques itinéraires entre 3 et 15 km dans mon quartier et les quartiers voisins pour découvrir l’est berlinois à pied et me remettre petit à petit en forme. Seule, armée de mon masque et mon gel désinfectant, équipée de mon téléphone, je vais pouvoir, sur fond musical, profiter du beau temps actuel (et du moins beau temps aussi, tant qu’il ne pleut pas des cordes) pour me bouger et prendre l’air en suivant les indications de Madame GPS via l’application, tout en gardant mes distances avec les autres passants, sans mettre un pied dans un commerce bien sûr (à moins d’avoir vraiment besoin de quelque chose). Même si l’Allemagne allège ses mesures de restrictions, la crise n’est pas finie et il faut rester prudent.

Donc, j’ai fait ma première balade à l’aide de Komoot (non, ils ne sponsorisent pas cet article) il y a quelques jours. Sous un beau soleil et une température agréable, j’ai commencé à Antonplatz, puis j’ai descendu la rue Max-Steinke-Strasse, jusqu’à Pistorius Platz, où j’ai pris la direction des maisons en brique rouge de Pistorius Strasse avant de quitter la circulation pour le parc Jürgen Kuczynski et le petit étang Kreuzpfuhl. Le parc et l’étang forment un agréable espace vert où il peut être sympathique de se prélasser au soleil, par contre pas de baignade, « Pfuhl » peut vouloir dire « bourbier », l’eau n’y est donc pas super propre (mais il n’y a pas d’odeur).

Derrière le parc, à l’angle Woecklpromenade/Paul-Oestreich-Strasse, j’ai remonté la rue Paul-Oestreich-Strasse vers le quartier hollandais et l’hôpital. Là, l’application m’indiquait un chemin traversant une propriété privée, avec des panneaux récents indiquant que l’accès est réservé aux résidents et leurs visiteurs, du coup je n’ai pas osé, j’ai donc contourné, je suis remontée vers la clinique et j’ai longé l’ensemble hollandais sur Schönstrasse, vers la fin, face à l’entrée du parc de la clinique, une entrée pour le complexe, de laquelle on pouvait voir la sortie de l’autre côté, n’avait pas de panneau propriété privé, j’ai donc coupé par là, c’est très joli et verdoyant à l’intérieur.

Ensuite, j’ai repris la rue Woecklpromenade vers Kreuzpfuhl et le parc, empruntant un autre chemin qu’à l’aller. Je suis sortie du parc sur Pistorius Strasse et j’ai tourné sur Tassostrasse après l’arrêt de bus, c’est une jolie rue avec de belles maisons, dont une a un bel arbre à lila. J’ai continué ensuite sur Charlottenburgerstrasse face à la poste, puis j’ai remonté la rue Max-Steinke-Strasse jusqu’à mon point de départ.

Ce fut une belle balade d’une heure sur 2,20 km, avec peu de vraies pauses (à part pour faire les photos) et j’ai découvert de jolis coins de mon quartier que je ne connaissais pas encore. Mais vu mon manque d’endurance actuel, je suis rentrée exténuée. Cela dit, profiter du soleil, ça fait un bien fou.

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J’avais bêtement effacé l’itinéraire parcouru, du coup je mets le circuit enregistré quand je l’ai refait quelques semaines plus tard…
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La Marmotte a lu : La Légende de Stonehenge, Bernard Cornwell

Dans mes carnets de voyage de mon périple en Angleterre de février 2019, je vous racontais ma visite sur le magnifique site de Stonehenge et que j’avais dévalisé la boutique, notamment avec deux livres. L’un de ces livres est Stonehenge de Bernard Cornwell (ou La Légende de Stonehenge en VF).

Commençons par le résumé :

2 000 ans avant Jésus-Christ…

Ratharryn, village situé dans le sud de ce qui deviendra plus tard l’Angleterre, est sous la coupe de Hengall et de ses trois fils. L’aîné, le féroce Lengar, assassine son père pour devenir chef de la tribu. Sa cruauté n’a d’égale que celle de son frère, Camaban, être difforme mais d’une intelligence diabolique. Versé dans l’art de la sorcellerie, ce dernier rêve de prendre la place de son aîné et d’ériger un temple monumental à la gloire du dieu-soleil, afin d’apporter des changements bénéfiques dans le cycle de la vie.

C’est toutefois à Saban, le benjamin de la fratrie, qu’il reviendra de construire le fameux temple, non sans qu’il ait été auparavant torturé, réduit en esclavage et trahi à maintes reprises. La Légende de Stonehenge couvre une période de vingt années, au cours desquelles les trois frères et le peuple de Ratharryn mènent une lutte de tous les instants pour survivre, combattant à la fois les éléments naturels, la famine et les convoitises des autres tribus, tout en gardant l’espoir d’apaiser des dieux cruels dont le courroux ne connaît que de brèves rémissions.

Auteur d’une grande trilogie arthurienne, Bernard Cornwell excelle dans l’évocation de ces âges farouches où dominent la magie, la misère et le meurtre. Sa description minutieuse de la construction de ce lieu mythique qu’est devenu Stonehenge, avec les moyens techniques rudimentaires de l’époque, fascinera les lecteurs de cette saga ambitieuse et parfaitement aboutie.

Avec les connaissances (incomplètes) que l’on possède sur la construction de Stonehenge, Bernard Cornwell invente avec brio une histoire palpitante autour de la naissance de ce site mythique et mystique. J’ai beaucoup aimé ce livre, les personnages sont attachants, on passe par diverses émotions, il y a du suspense et on est comme propulsé dans ce lointain passé. L’auteur précise bien que beaucoup d’éléments découlent de son imagination, car on a peu de données historiques fiables datant de cette époque. Une belle aventure dans un hypothétique passé, une histoire passionnante.

(Traduit de l’anglais par Thierry Piélat)

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À la découverte du Brandebourg !

Comme le premier semestre de 2020 serait pauvre en voyages (pour diverses raisons), en début d’année je me suis dit que 2020 serait l’année du Brandebourg pour moi. Cela va faire bientôt dix ans que je vis à Berlin, presque dix ans que je dis que je devrais faire ça et ça et ça, des années que j’ai deux livres sur des lieux intéressants sur et autour de Berlin (Berlin est un Land indépendant, entouré du Land Brandebourg).

J’étais vraiment motivée, j’en ai parlé avec des amies qui sont partantes pour certaines destinations, j’ai ouvert mes deux guides et je me suis fait une petite liste, j’ai planifié et fait plus tard que prévu (pour cause de pluie) la première escapade à Bernau… et puis… Corona est arrivé en Europe, à l’heure où j’écris je ne sais pas encore combien de temps l’isolement va durer, presque tout est fermé et on est plus ou moins en confinement, bien qu’un peu moins strict qu’en France (les restaurants livrent et on peut encore emporter, avec distances de sécurité bien sûr, mais moi, je sors à peine de chez moi).

Dès que les choses reviendront à la normale, en plus de rendre visite à ma famille en France et de prévoir les prochains voyages (j’espère pouvoir partir comme prévu avec ma famille en septembre en Espagne, Corse ou autre part dans le sud de la France, en novembre en solo avec un groupe en Jordanie et pour Nouvel An seule dans les Highlands d’Écosse), je planifierai les prochaines excursions dans les environs, la plupart sont des destinations dans des coins de nature, donc plutôt pour le printemps et l’été, à la limite en début d’automne, j’espère donc pouvoir m’y mettre entre la fin de la pandémie et la canicule estivale qui est presque certaine au vu des dernières années. On verra bien ce que l’avenir nous réserve…

En tout cas, j’ai déjà ma petite liste (non exhaustive) :

  • La Spreewald pour se balader en barque sur ses canaux
  • Werder en bord de Havel
  • Oranienburg, son centre-ville et son château
  • Wilhemshagen, que l’on surnomme Nouvelle Venise
  • Le parc-musée de Rüdersdorf
  • Mittenwalde et son marché au sel
  • Caputh, où Einstein a régulièrement séjourné
  • Zühlsdorf-Briesetal pour une randonnée verdoyante
  • La vieille ville de Köpenick
  • Friedrichshagen et le lac Mügelsee
  • Königs Wusterhausen et son château
  • Bad Saarow et ses thermes
  • Pfauneninsel, l’île aux paons à Berlin

Y’a de quoi faire ! Pour 2021 aussi sûrement, et il y a encore d’autres destinations pas très loin de Berlin, mais tout de même assez pour y passer une nuit. Dès qu’on retrouvera notre liberté, je ne risque pas de m’ennuyer !

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La Marmotte a lu : Kaiken, Jean-Christophe Grangé

Ce n’est pas un scoop, Jean-Christophe Grangé fait partie de mes auteurs préférés, du coup j’essaie de régulièrement lire ses œuvres plus anciennes en attendant les nouvelles. Cet été, je me suis penchée sur Kaiken. Avant toute chose, résumé :

Quand le Soleil Levant devient un Soleil Noir, Quand le passé devient aussi tranchant qu’une lame nue, Quand le Japon n’est plus un souvenir mais un cauchemar, Alors, l’heure du kaïken a sonné.

Olivier Passan, de la Criminelle, est lancé dans la traque d’un insaisissable meurtrier, l’Accoucheur, qui éventre des femmes au terme de leur grossesse pour tuer leur bébé. Dans le même temps, ce flic tourmenté cherche à comprendre les raisons du naufrage de son couple : Naoko, sa femme japonaise, a demandé le divorce. L’histoire personnelle de Passan trouve des similitudes dans celle du serial killer, sorte de double monstrueux. Passan devra aller jusqu’à Tokyo chercher la clé de l’énigme…

Comme dit, j’aime beaucoup les écrits de cet auteur, mais là, il manque un truc, ce n’est clairement pas son meilleur. L’histoire est sympa, enfin sympa, c’est du polar donc c’est pas tout rose hein, mais ça accroche moins que ses autres. Il y a pas mal de choses qu’on voit venir de loin, ce qui est rare avec Grangé. Ce n’est pas un mauvais livre, loin de là, j’ai tout de même bien apprécié.

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Bernau bei Berlin

Il y a environ quinze jours, j’ai fait une petite entorse à mon auto-isolation et avec une amie nous avons profité de l’arrivée du soleil (après des semaines et des semaines de pluie) pour aller visiter la jolie petite ville de Bernau, limitrophe de Berlin.

En gardant nos distances dans le S-Bahn (dont les portes s’ouvrent maintenant automatiquement) et dans les rues plutôt désertées de Bernau, nous avons pris le chemin du centre-ville, passant devant la belle église Herz-Jesu avant d’entrer dans le cœur de la ville par la Steintor (porte de pierre), dernière porte restant des anciens remparts de la ville. Nous sommes ensuite descendues sur la rue principale jusqu’au parc et les remparts. Après une pause au soleil, nous sommes allées du côté de l’église Sainte-Marie (Marienkirche), de la place du marché, de la mairie et sa fontaine animalière. Les musées étant fermés, la visite fut assez rapide.

Nous voulions d’abord déjeuner au Schwarzer Adler, un restaurant traditionnel recommandé par mon guide, mais il était fermé alors nous sommes allées au Steakhouse Am Park, un restaurant de viande à l’entrée du parc où je me suis régalée avec un bon steak. Puis nous avons repris le chemin de la gare, non sans nous arrêter prendre une bonne glace chez Jennie’s.

Ce fut une jolie escapade, c’est une petite ville très mignonne, se bouger un peu et profiter du soleil, cela a fait un bien fou.

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La Marmotte a lu : Libration, Becky Chambers

Après avoir lu avec plaisir L’Espace d’Un An, je me suis plongée dans Libration, une suite qui pourrait ne pas être une suite, car on peut la lire sans connaître le premier livre, sans perdre le fil de l’histoire pour autant, car le lien est ténu.

Quatrième de couverture trouvée sur Internet (j’ai lu la VO) :

Lovelace, intelligence artificielle née à bord du Voyageur à la fin de L’Espace d’un an, accepte de se transférer à bord d’un corps synthétique. Devenir humaine, une chance ? Pas pour elle : les limitations de la chair l’étouffent. Champ de vision ridiculement restreint, pas d’accès au réseau, réactions physiologiques incontrôlables… A ses côtés, Poivre, mécano. l’aide de son mieux. Ancienne enfant esclave libérée par miracle, grandie seule sur une planète ravagée, elle aussi a dû lutter pour accéder pleinement à l’humanité et se construire une vie, sinon ordinaire, du moins normale. Libration – nom d’un point de l’espace en équilibre entre deux astres, zone de stabilité mouvante qui accompagne les planètes dans leur danse – raconte l’histoire de ces deux femmes. Chacune à sa façon s’arrache à une vie liminale pour se tailler une identité, conquérir l’indispensable : la dignité. On ne croise pas ici les autres personnages de L’Espace d’un an ; Chambers, au lieu de prolonger leur histoire, l’élargit. Sa tendresse et sa lucidité nous offrent des pages déchirantes – l’enfance tragique de Poivre, qui ignore tout de l’amour, et l’isolement de Lovelace, identique à nous mais incapable de vivre comme nous – et un chant d’amour plein de confiance et de courage.

Encore une jolie aventure, une aventure dans ce monde coloré et diversifié futuriste où les races coexistent pacifiquement. Les différents us et coutumes, les biologies, les comportements sociaux peuvent surprendre ou amuser (mais amuser avec respect bien sûr), Becky Chambers fait là encore preuve d’une imagination débordante et nous plonge dans un univers où tout n’est pas rose, où tout n’est pas si simple. Un vrai plaisir à lire, une belle plume. Je compte bien lire le numéro 3, qui à l’heure où j’écris cet article ne semble pas encore être disponible en français, mais la version originale est déjà dans ma pile !

(Traduit de l’anglais par Marie Surgers)

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Collection Boros : de l’art moderne dans un bunker

Il y a une dizaine de jours, je suis allée visiter une exposition d’art moderne dans un bunker près de Friedrichstrasse, la collection Boros.

Cet abri anti-aérien n’était pas souterrain, mais construit pour résister aux bombes, il abritait notamment les voyageurs venant de la gare à proximité pendant la deuxième guerre mondiale. Après des années d’abandon, de squat, de clubs illégaux et d’entrepôt de bananes, il a été racheté par les Boros, un couple de collectionneurs d’art.

Après rénovation, la première exposition ouvre ses portes au public en 2008. Les expositions changent tous les quatre ans, nous sommes dans la dernière année de la troisième. Les visites se font uniquement en petits groupes avec guide, sur réservation, en anglais ou en allemand, et photos/vidéos interdites pendant la visite.

Pendant 90 minutes, le/la guide vous emmène sur les différents étages et dans les différentes pièces à la rencontre des œuvres et des quelques restes de l’histoire imprégnant encore les murs. On vous explique l’idée de l’artiste derrière l’œuvre, le message qu’il/elle voulait passer, des détails divers, on vous raconte également l’histoire du bâtiment. On se moque parfois de l’art moderne, il y avait là quelques œuvres qui m’ont laissée perplexe, certes, mais d’autres étaient bien plus poignantes, intéressantes, jolies,… Et à la fin, on a pu se mettre à la place d’un artiste en utilisant ses tampons pour « copier » son œuvre, bon ben je suis tellement douée que j’avais plus d’encre sur les mains que sur la feuille…

En tout cas, cela m’a bien plu, je ne peux que le conseiller aux amateurs d’art moderne et j’irai certainement voir la prochaine exposition.

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The Wall Comedy Club

Les clubs de comédie, à Berlin, y’en a à la pelle, en allemand comme en anglais, cela dit, j’ai mis presque 10 ans avant d’enfin mettre les pieds dans l’un d’eux.

Lundi dernier, avec une amie, nous sommes allées au Wall à Friedrischain, dans le quartier Boxi/Simon-Dach-Strasse. Petit local sympa, nous étions les premières donc nous avions bien pu choisir notre place (il est cependant préférable de réserver si on veut être sûr d’être assis), le barman au bar est bien sympa, il a vite compris que j’étais française (ah cet accent, surtout quand je parle allemand, en anglais un peu moins prononcé), et on a fini par discuter du verlan…

C’est un comedy club anglophone, ouvert du lundi au samedi avec chaque soir un thème différent (qui se répète) avec des artistes de stand-up de diverses nationalités. Le lundi soir, c’est « Comedy Therapy », mieux qu’une séance de psy, on écrit nos problèmes et les comiques, après leur numéro, essaient de nous conseiller au mieux. Les invités changent chaque semaine, seule l’hôtesse reste la même, qui est elle même vraiment très drôle ! Sur les quatre artistes de lundi soir, trois étaient vraiment hilarants, la quatrième, bof, après, y’en faut pour tous les goûts hein. Y’a aussi pas mal d’interactions avec le public, et je me suis un peu prêtée au jeu. En plus de ma question anonyme bien sûr.

C’était vraiment une soirée sympa, on a bien rigolé, on y retournera, notamment un jeudi pour les soirées sur le thème de la drague et des relations, ça peut être marrant. L’entrée est gratuite, ils demandent juste une donation volontaire à la fin. Franchement une bonne adresse !

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Bruncher à Berlin IX

Deux récentes découvertes pour se régaler en fin de matinée… et pas que, ces endroits sont ouverts aussi pour d’autres repas, mais je n’ai pas testé à ces heures.

ZIMT & ZUCKER

Il y a peu, je suis allée au Zimt & Zucker de la Postdamer Straße dans le quartier de Tiergarten. Il est assez difficile d’y obtenir une table sans réservation, notamment le week-end. L’endroit est assez spacieux, une déco sobre et plutôt brute, une atmosphère sympa et une carte alléchante. J’ai opté pour un bon croissant et des pancakes au nutella avec banane et granola, c’est à dire diverses graines. Franchement pas mauvais, bien que servis pas très chaud, ils font également des plateaux de charcuterie-fromage et autres plats, des œufs, des crêpes, etc. Les prix sont un peu élevés, mais ça reste convenable.

ALLAN BREAKFAST CLUB

J’avoue de temps en temps, je vais dans des cafés un peu hipster, y’en a qui sont bons donc pourquoi s’en priver ? Y’a quelques semaines, avec un petit groupe, nous sommes allés au ABC ou Allan Breakfast Club à Prenzlauer Berg, excellents commentaires et cités dans pas mal d’articles sur les bons brunchs dans le quartier, il fallait donc essayer. Il n’y a pas de menu en ligne, donc nous y sommes allés à l’aveugle. C’est assez petit, par chance, nous avions réservé, nous étions à la grande table, partagée avec d’autres gens, et je m’étais trompée dans la réservation, j’avais oublié de me compter (la quiche…), mais pas de soucis, malgré le monde on a pu se serrer et ajouter une petite place. Sans réservation, l’attente pour avoir une table peut être longue, genre une heure ou plus, en particulier le week-end. Le menu est pas trop long, ils font tout sur demande, frais. J’ai pris une sorte de croque-madame : brioche, béchamel, champignons, comté et œuf poché. C’était vraiment bon, ils ont aussi des coktails, mais je n’ai pas testé. Tout le monde était ravi. Les prix sont corrects, le service est sympa et accueillant, l’attente pour les plats peut être longue quand c’est plein, mais ça vaut la peine. À refaire !

 

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La Marmotte a lu : L’Inciseur de Sebastian Fitzek

Fitzek est une star du thriller en Allemagne, à force d’en entendre parler, j’ai enfin réussi à aller dans une librairie du quartier pour voir ce qu’ils avaient de lui. Ce fut donc Abgeschnitten (ou L’Inciseur en VF), en duo avec Michael Tsokos.

Avant de continuer, le résumé :

Paul Herzfeld dirige à Berlin le service de médecine légale de la police criminelle. Un matin, alors qu’il pratique l’autopsie d’une jeune femme, il découvre dans son crâne une capsule métallique. Quand il l’ouvre, stupeur ! Un bout de papier sur lequel figure un prénom, suivi d’un numéro de téléphone. Il le compose et la voix qu’il entend est bien celle d’Hannah… Le message enregistré ne laisse place à aucun doute : « Viens à mon secours ! Et pas un mot à quiconque, sinon je mourrai… »

À lui de retrouver seul le psychopathe qui a élaboré ce macabre scénario et enlevé sa fille de dix-sept ans. Une course contre la montre bientôt jonchée d’autres cadavres, contenant d’autres indices.

Quand un auteur de polar et un expert de médecine légale s’associent, ça donne une histoire à nous filer des cauchemars! J’ai adoré ce livre, à glacer le sang, dur à poser, intriguant, plein de suspense et d’horreur, très bien écrit, avec des rebondissements auxquels on ne s’attend pas. Et honnêtement, certaines scènes pas jolies se déroulant à Berlin m’ont donné quelques sueurs froides, quand l’histoire se passe à des endroits qu’on connait bien, c’est encore plus intense. Une excellente lecture, je lirai sans aucun doute un Fitzek solo prochainement.

(Traduit de l’allemand par Jean-Marie Argelès)

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