Une aventure en Spreewald

Dans ma liste des destinations brandebourgeoises à faire absolument cette année, il y avait la Spreewald, un espace de forêts, marais et canaux (dans certains coins le facteur distribue le courrier en barque !) à moins d’une heure de train de Berlin. Mon idée était de passer une longue journée ou un petit week-end, faire une balade en grosse barque dirigée par un pro, me promener, randonner, visiter les musées,…

Mais finalement ma première visite de la Spreewald a été toute autre. Pour l’anniversaire d’une amie, son homme a organisé une courte journée à Lübbenau avec sortie en kayak et canoë. Quand il m’a invitée, je me suis dit, je dois y aller, mais pas moyen que je kayake toute seule, heureusement un autre invité qui s’y connait pas mal s’est porté volontaire et on a donc loué pour nous deux un canoë trois personnes.

Donc, en ce beau dimanche matin pluvieux nous nous retrouvons à une gare pour prendre le train régional direction Lübbenau, comme nous sommes nombreux, nous prenons un Brandeburg-Berlin-Ticket (un billet valant environ 30 € pour une journée et cinq personnes maximum valable dans tous les transports locaux à Berlin et dans le Brandebourg). Après environ 50 minutes de trajet, nous voilà arrivés à Lübbenau, une des villes principales de la Spreewald, sous la pluie.

Le temps d’aller jusqu’aux locations de bateaux et de nous arrêter chez un vendeur de cornichons, LA spécialité du coin, la pluie s’arrête et le soleil fait son apparition. Après quelques formalités, nous voilà prêts à embarquer… L’appréhension monte, rien que de monter dans le canoë, j’ai peur de tomber à l’eau, mais mon partenaire m’aide. Je prends place à l’avant et lui à l’arrière, car apparemment celui de derrière c’est genre le gouvernail, donc vaut mieux mettre le plus expérimenté. Et nous voilà partis, on retrouve tant bien que mal le reste du groupe et nous voguons le long des canaux, au milieu d’une forêt luxuriante, c’est calme, c’est beau, on croise une cane avec ses petits et même une loutre ! Il y a beaucoup de canards, et ils viennent quémander, ils se mettent près de ton bateau et caquettent si on leur donne rien… Comme on essaie de se déplacer en groupe avec six embarcations, ça ressemble parfois à du kayak-tamponneur… on se rentre un peu dedans par moments, c’est un peu moins cool quand on heurte les bateaux de gens qui ne sont pas avec nous cela dit. C’est très sympa, le cadre est super, on s’amuse bien, mais par contre, le corps en prend un coup, j’ai mal aux bras, aux fesses, au dos, aux jambes et aux pieds. Oui aux jambes et aux pieds, car je ne sais pas trop comment me mettre pour ne pas perdre l’équilibre, malgré le petit coussin, le siège est dur, les jambes tendues ça donne des fourmies jusqu’aux orteils… En gros, mon âme a apprécié, dans un tel cadre sublime, mais mon corps a détesté.

Quand nous sommes revenus à terre (la sortie du canoë aussi a été dure, du mal à me relever, une fois encore mon super partenaire m’a prêté main forte), deux heures plus tard, j’étais soulagée, pouvoir me dégourdir les jambes, quel bonheur. Une fois toute la troupe réunie, nous avons voulu retourner dans le marais, mais à pied, pour déjeuner dans un restaurant que nous avions repéré, à pied il fallait parcourir environ trois kilomètres, ce qui n’aurait pas posé de problèmes si la pluie n’avait pas fait son retour. Du coup, nous avons pris place dans un restaurant du petit port, service sympa, mais les plats, ça va, rien d’extraordinaire, mais cher, en même temps c’est un coin très touristique. Un bon moment de détente et de rigolade.

Ensuite, nous avons fait un petit tour rapide en ville, en même temps ce n’est pas grand et il n’y a pas grand chose, ici, c’est la nature la star, les villes ne sont que les portes d’entrées vers le paradis vert. Certains en ont profité pour acheter des cornichons et du raifort spéciaux, made in Spreewald. Puis direction la gare où nous avons eu le train de peu, direction Berlin. C’était une très belle journée,  épuisante et courte, mais un excellent souvenir pour nous tous. Et c’est sûr, je reviendrai dans la Spreewald pour mon séjour plus calme que j’ai en tête.

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Balade à Weissensee : Parkstrasse – Weisser See – Meyerbeerstrasse

En début de semaine, je me suis offert une longue pause pendant une longue journée de travail et surtout après deux trois jours sans être trop sortie. Une belle petite balade de cinq kilomètres et environ deux heures dans mon joli quartier.

Comme souvent, tout commence sur la place Antonplatz, là je descends la rue Max-Steinke-Strasse, puis arrivée au niveau de la boulangerie, je prends à droite sur Charlottenburgerstrasse jusqu’à tomber sur Parkstrasse que je descends alors. Cette rue est assez agréable et bien arborée, avec de jolis bâtisses, mêlant l’ancien et le moderne. Comme son nom l’indique, cette rue mène à un parc, celui du lac.

Ainsi, arrivée là où se croisent Parkstrasse et Blechenstrasse, je prends à droite et entre dans le petit parc menant au Weisser See. C’est là que je fais ma première pause, sur un banc face au lac, près du restaurant Milchhäuschen qui est encore fermé. Une fois reposée, je reprends ma route, laissant le restaurant et son portail fermé derrière moi. Je quitte le domaine du lac peu avant le virage menant à la dernière ligne droite où se trouve la plage surveillée. J’arrive à l’arrière d’immeubles de la rue Grosse Seestrasse, ça a l’air sympa comme coin à habiter, juste à côté du lac et à deux pas des trams.

Je ressors donc de là pour aller à l’angle de Berliner Allee et Rennbahnstrasse, plus précisément au petit square vert à côté de l’arrêt de bus. C’est là qu’on trouve la pierre hommage à Bismarck, j’ai un peu tourné pour la trouver alors qu’elle n’est pas vraiment cachée et je me suis rendue compte que j’ai dû passer maintes fois devant sans jamais faire attention.

Ensuite, je traverse la route sur Berliner Allee pour me rendre sur Bernkasteler Strasse, une rue qui n’a rien de particulier, à part peut-être le garage des trams et quelques petits espaces verts. Je suis les indications de Komoot et emprunte un petit chemin entre des immeubles et j’arrive sur un parking, je suis en plein cœur d’un ensemble résidentiel sur Falkenberger Strasse. Dans ce coin se trouve un autre petit mémorial, je ne sais si j’ai tourné trop tôt ou trop tard, si la chaleur fait perdre la tête au GPS ou si l’application a un petit bug, mais les indications ne sont pas logiques (tourner à droite ? euh oui mais je ne suis pas passe-muraille…)

Je décide de laisser tomber le petit mémorial, je traverse la route sur Falkenberger Strasse pour continuer l’itinéraire, je passe derrière des immeubles et que vois-je ? Oui, les pavés hommage de la famille Stenschewski sont là, à l’arrière du numéro 12. Une famille qui habitait là, déportée et tuée par les nazis.

Je reprends alors mon chemin à l’arrière des résidences et ressors sur Gartenstrasse, je prends à gauche et descends la rue. Arrivée au croisement avec la large rue Buschallee où passe le tram, il me faut un certain temps pour traverser la rue, avec deux feux piétons. En face, il y a un bar, devant le bar des tables, à une table un groupe de cinq hommes avec une femme qui a l’air vraiment heureuse à voir la tête qu’elle tire. Un des hommes commence à me faire signe de la main alors que j’attends encore au premier feu piéton, je ne connais pas cette personne ni aucune autre à la table, en plus avec Corona faut garder ses distances. Je ne réagis pas, les lunettes de soleil et les écouteurs aident bien dans ce cas. Puis le reste de la partie masculine de la tablée s’y met et m’interpelle, non je ne parle pas aux moches inconnus (soyons honnête, si un des agitateurs de main avait été à mon goût, je me serais peut-être approchée prudemment). Enfin bref, je traverse la route, passe pas loin du bar mais continue ma route jusqu’au petit parc qui se trouve à l’angle entre Gartenstrasse et Else-Jahn-Strasse. Là, je profite d’un banc libre au soleil pour me reposer un peu au cœur de la verdure et des arbres.

Je reprends ensuite ma route, avançant dans le parc en parallèle à la Gartenstrasse jusqu’à arriver à l’hôpital St-Joseph. Je ressors du parc sur Gartenstrasse et la suis jusqu’à tomber sur Indira-Gandhi-Strasse que je descends en laissant le lac dans mon dos. Arrivée à l’angle avec Meyerbeerstrasse, je tourne à droite pour découvrir cette rue que je ne connaissais pas encore. C’est une petite rue calme agréable avec quelques placettes et de jolis bâtiments. Je la suis jusqu’à l’angle avec Mahlerstrasse que je descends pour retomber sur Bizetstrasse et arriver derrière Edeka afin de retourner sur Antonplatz et de vite rentrer à la maison, car en plus d’être épuisée, des nuages gris arrivent.

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La Marmotte a lu : L’Appel du Néant, Maxime Chattam

Chattam a été l’une de mes découvertes littéraires 2019, lors d’un passage en France j’ai eu le malheur de passer dans une librairie pour en ressortir avec trois livres dont L’Appel du Néant.

La quatrième de couverture est intriguante :

Tueur en série…
Traque infernale.
Médecine légale.
Services secrets.
… Menace et terreur.
La victoire du Mal est-elle inéluctable ?

Ludivine Vancker et ses collègues de la section de recherche de la gendarmerie de Paris enquêtent sur un tueur insaisissable dont les traces ne permettent pas l’identification. L’affaire se complique encore plus lorsque la DGSI s’invite dans l’enquête…

Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.

Un reproche à faire : il s’agit du troisième roman d’une série, mais ce n’est pas évident quand on feuillette le livre en librairie, on le découvre en commençant à lire, il y a quelques références aux tomes antérieurs et donc la lecture des deux premiers pourra être moins prenante car on connaît déjà une partie du dénouement, mais je les lirai quand-même et cela ne m’a pas empêché plus que cela d’apprécier ce roman. Ce fut une excellente lecture, un récit plein de suspens et de rebondissements inattendus, on plonge dans le monde de la traque aux terroristes, on passe par plusieurs émotions et personnellement, la fin je ne l’ai pas vue venir, une vraie belle plume ce Maxime Chattam. Vraiment, je recommande aux amateurs de thrillers et polars.

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Balade à Pankow : Antonplatz à S Pankow

L’arrondissement de Pankow est un gros morceau de Berlin au nord-est de la ville qui comprend notamment Weissensee, Prenzlauer Berg, Pankow (oui un quartier a le même nom que l’arrondissement, pour faciliter les choses hein), Niederschönhausen,…

Le jeudi de l’Ascension après une petite journée de travail, je suis allée me promener dans le sud de l’arrondissement, sous le soleil. Le départ sur Antonplatz à Weissensee, je prends la rue Max-Steinke-Strasse jusqu’à Mirbachplatz avec sa jolie église qui semble à l’abandon. Puis je continue sur la rue Gäblerstrasse, déserte en ce jour férié, jusqu’à tomber sur Roeckelstrasse, là, je pénètre dans l’ensemble de jardins Frieden, où les visiteurs sont les bienvenus aux heures d’ouverture et peuvent même se servir en fruits et légumes si ceux-ci se trouvent dans des récipients à l’extérieur des jardins… C’est très vert et fleuri, ça donnerait presque envie d’avoir son jardin à soi. Il y a aussi une sorte de place centrale avec quelques bancs et un grand enclos avec des poneys (et peut-être d’autres animaux) et des affiches tous les deux mètres de ne pas nourrir les bestioles, c’est dangereux pour elles. Dans ce cadre, on oublierait presque être dans une grande ville… jusqu’à ce qu’on sorte et tombe sur une route bien passante, que l’on traversera pour continuer sur la rue Gäblerstrasse.

Je continue donc mon chemin, la rue est arborée, c’est assez joli, à un moment mon application Komoot me dit de tourner sur Thiesstrasse vers Günther-Liftin-Strasse, car il y aurait un mémorial de la première victime du mur, mais non, rien. En recherchant plus tard, il y a bien un mémorial Günther Liftin mais dans le quartier de Mitte… Bref, je fais donc demi-tour pour retourner sur Gäblerstrasse jusqu’à arriver à l’entrée d’un ensemble de jardins, là aussi ça sent bon les fleurs. J’emprunte le chemin C Weg, un petit coin vert agréable à traverser qui me mènera à l’arrière d’un grand magasin en bord de route départementale, me voilà dans le quartier de Heinersdorf. De là, je remonte la rue Romain-Rolland-Strasse jusqu’à l’église « du village » (Dorfkirche Heinersdorf, Dorf voulant dire village, ce qui laisse penser que Berlin s’est étendue en avalant des villages), sur le chemin je croise l’ancienne caserne des pompiers et une belle maison abandonnée, je trouve ça tristement beau (mais je n’oserais pas y rentrer, si jamais il y avait des anges pleureurs…). Après avoir jeté un œil de l’extérieur à l’église abritée par des arbres, j’ai descendu la rue Tino-Schwierzina-Strasse vers le château d’eau (Wasserturm).

On voit le haut du château d’eau abandonné de loin, en chemin je suis tombée sur un petit parc (Aida Park) partiellement boisé et avec terrain de pétanque, les bancs étaient tous pris (et en ce moment on ne peut pas partager un banc avec un inconnu), mais j’ai trouvé un tronc d’arbre pour m’octroyer une petite pause. Après avoir un peu récupéré, je me suis mise en route vers le château d’eau, puis j’ai continué sur Tino-Schwierzina-Strasse avant de m’engager sur le chemin d’un ensemble de jardins afin de rejoindre l’avenue Prenzlauer Promenade de l’autre côté. C’est vraiment agréable de traverser ces communautés de jardins, avec des fleurs de toutes les couleurs, pas de véhicules, beaucoup de verdure.

De retour à la civilisation, j’ai remonté Prenzlauer Promenade direction Burger King (j’ai hésité à m’arrêter pour une glace, puis finalement non), puis j’ai tourné sur Kissingenstrasse pour la dernière étape de la balade. Sur cette rue on trouve un habitat d’abeilles sauvages et un beau champ de fleurs violettes, la belle église Saint George, des petites placettes (j’ai profité d’un banc sur l’une d’elles pour me reposer un peu), de jolis bâtiments et elle finit sur ma destination finale du jour : la station de métro et S-Bahn Pankow.

Après plus de cinq kilomètres en un peu plus de deux heures, j’étais morte, le retour en tram a été bien plus rapide en une vingtaine de minutes. C’était une balade très agréable, mais qui me laisse courbaturée, notamment car il y a peu de possibilités de s’asseoir et je n’ai pas fait beaucoup de vraies pauses, m’arrêtant seulement debout dans un coin de temps en temps pour boire et regarder mes e-mails professionnels (oui, dans les heures de bureau, je garde toujours un œil dessus).  J’ai découvert de jolis coins de ma ville et j’avoue vraiment apprécier me balader dans ces colonies de jardins.

 

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Nouvelle catégorie : Balades et randonnées à Berlin

Vu que j’ai décidé d’aller marcher de plus en plus souvent, de rallonger les balades afin de reprendre la randonnée dans les coins verts de Berlin et alentours, une nouvelle catégorie s’impose.

Ici on retrouvera les randonnées et balades permettant de découvrir de jolis coins de la capitale allemande, avec éventuellement un lien vers l’itinéraire sur Komoot.

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Balade à Prenzlauer Berg : jardins et Volkspark

Par un chaud dimanche il y a peu, sous un ciel couvert, mais pas trop (du moins au début), je me suis mise en route pour une petite balade au son de ma musique et de la voix de Mme GPS de Komoot. Cette fois, c’est une partie de Prenzlauer Berg que j’explore.

Je commence à Antonplatz, je passe derrière l’Edeka et emprunte la jolie Bizetstrasse dans le sens opposé au lac, puis je passe sur Gürtelstrasse et quitte alors Weißensee pour entrer dans Prenzlauer Berg (deux sous-quartiers de Pankow soit dit en passant). Là, je commence via des petits chemins à me promener dans les espaces verts des résidences de la rue Michelangelo, une rue qui part un peu dans tous les sens. Et dans le jardin d’une résidence ou d’un centre pour personnes âgés, ils ont même des chèvres ! Une fois ressortie de ce labyrinthe verdoyant, je remonte la Michelangelostrasse le long de la route jusqu’à Kniproderstrasse.

J’arrive alors aux portes d’une colonie de jardins privés, c’est quelque chose d’assez courant en Allemagne, des petits jardins dans quelques coins de ville, une oasis verdoyante avec peu ou pas de passage pour les voitures, des jardins avec potagers, fleurs, jeux pour enfants, barbecue et un cabanon ou une cabane, voir des petites maisons, on pourrait même se demander si certains n’y vivent pas à l’année (ce qui est interdit). Les familles vivant en appartement ont ainsi leur petit bout de terrain vert dont ils profitent lors des beaux jours, le tout géré par des associations auxquelles il faut appartenir pour pouvoir louer. Et mon itinéraire m’entraîne dans les passages entre ces jardins, c’est très joli.

Je ressors alors près du Volkspark Prenzlerberg, un très grand parc avec des parties boisées. Après une petit pause sur un banc, j’attaque une pente en forêt, et oui Berg, ça veut dire montagne ou colline en allemand, Berlin est assez plat, dès que ça monte un peu, ça devient dur. Mais ça n’en est pas moins agréable. Je n’ai pas fait le grand tour du parc, quelques chemins par-ci, par-là, mais j’y retournerai, il est vraiment chouette. J’en ressors là où Hohenschönhauserstrasse devient Oderbruchstrasse, au carrefour avec Maiglöckchenstrasse et Herbert-Tschäpe-Strasse. C’est là que se trouve, sur la petite placette rehaussée entre deux autres entrées du parc, près du grand escalier, une fresque en relief en bronze sur l’histoire de Prenzlauer Berg. Malheureusement, elle est taguée, ce qui gâche pas mal l’œuvre.

Je me promène ensuite le long de Maiglöckchenstrasse jusqu’à la place Syringenplatz et son petit parc avec une jolie statue. Je continue ensuite le long de la petite rue Am Weingarten, je passe devant le petit vignoble de Prenzlauer Berg (des gens font du vin à Berlin, qui l’eut cru ?), puis à travers les petits jardins privés, encore très jolis, notamment avec certains lilas qui diffusent leur douce fragrance. J’en ressors au carrefour Kniproderstrasse, Stedingenweg et Hanns-Eisler-Strasse. Je me dirige vers cette dernière, encore une rue à la forme farfelue qui rassemble plusieurs immeubles. Je me balade donc dans les jolis espaces verts des résidences et fais une courte pause près de la statue des boucs.

La pause a en effet été de courte durée car quelques gouttelettes se sont mises à tomber, mais je touchais bientôt au but, il me restait environ un kilomètre avant la ligne d’arrivée. Je suis ressortie du dédale des résidences près de la rue Michelangelostrasse, que j’ai redescendue jusqu’à la hauteur du Mediamarkt et j’ai tourné sur Greifswalderstrasse direction Weissensee, et quelques mètres plus loin, à l’angle avec Gürtelstrasse, je passai la frontière pour retourner dans mon quartier. C’est là que j’ai arrêté mon itinéraire Komoot, pour revenir au point de départ Antonplatz il suffirait de continuer tout droit quelques minutes sur Berliner Allee. Pour ma part, je suis rentrée à la maison sous une pluie de plus en plus insistante et j’ai échappé de peu à une bonne saucée.

Six kilomètres en deux heures, pauses comprises, ça peut sembler pas grand-chose, mais j’étais exténuée ! En reprenant de l’activité physique et augmentant petit à petit les distances, je devrais retrouver un peu de forme. En tout cas, ce fut une agréable balade avec la découverte de nouveaux jolis coins.

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Balade à Berlin-Weissensee: Antonplatz – Weisser See – Kreuzpfuhl – Église St Joseph

La semaine dernière, j’ai profité d’une rare journée alliant emploi du temps léger et beau temps pour aller me promener dans le quartier. Un grand tour de près de deux heures dans les parcs et en bordure d’eau dans Weissensee.

Mettons le départ à Antonplatz, je suis passée derrière Edeka sur Bizetstrasse au cœur du quartier des compositeurs pour remonter vers le lac. C’est une très jolie rue avec de belles bâtisses et arborée. Au niveau de la petite Solonplatz et son parc, j’ai remonté Lindenallee pour rejoindre Berliner Allee et le parc du lac Weisser See, puis j’ai fait presque le tour du lac, entre l’eau et les lilas, les canards et les arbres. À la hauteur du café Milchhausen (un endroit très sympa avec terrasse au bord de l’eau… quand c’est ouvert), je suis sortie du parc sur Parkstrasse avant de passer dans le parc Werner Klemke derrière l’hôtel Derag (qui a un chouette bar à cocktails). Il y a un petit étang dans le parc, couvert de nénuphars dans un coin, entouré de roseaux d’un autre côté, c’est vraiment très joli.

En ce moment, il y a des travaux dans le parc, on ne peut donc pas faire le tour, je suis alors remontée vers la sortie donnant sur Woeckelpromenade au niveau du quartier hollandais pour prendre la direction de Kreuzpfuhl et son joli petit étang avant de me poser sur un banc dans le parc voisin Jürgen Kuczynski pour ma deuxième pause afin de regarder mes e-mails (oui, en semaine, si je quitte le bureau, je garde un œil sur le portable pour ne pas abandonner mes clients sans prévenir).

Ensuite, j’ai repris la rue Pistoriusstrasse, avant de tourner sur Pistorius Platz, de remonter la rue Charlottenburger Strasse et enfin la rue Behaimstrasse en tournant le dos à Mirbachplatz. C’est sur cette rue que se trouve la belle église St Joseph, je ne l’ai pas visitée, je ne sais pas comment ça se passe en ce moment avec Corona, à l’occasion j’irai voir de plus près si on peut la visiter, mais rien que de l’extérieur, avec ses briques rouges, elle est très jolie.

Ensuite, j’ai remonté la rue Langhanstrasse pour revenir à mon point de départ Antonplatz et en profiter pour faire les quelques achats que j’avais à faire dans le coin. Une belle balade de près de cinq kilomètres, sous le soleil, avec des températures fraîches, de la verdure, des arbres, des fleurs, j’adore vraiment mon quartier !

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La Marmotte a lu : Collected Folk Tales, Alan Garner

Lors de ma visite de Stonehenge en Angleterre, j’ai fait des folies dans la boutique et je suis repartie avec deux livres. L’un de ces livres, disponibles uniquement en anglais, est Collected Folk Tales d’Alan Garner. Un beau livre dans les deux sens du terme, avec sa belle couverture rigide violette et or.

Un ouvrage des plus intéressants qui réunit des contes et légendes principalement brittaniques, mais pas que. Alan Garner nous les transmet comme il les a entendues de la bouche de son grand-père. Des histoires plus ou moins courtes parsemées de magie et d’êtres étranges, certaines violentes, glauques, bizarres. Les pauvres victimes souvent des femmes et des enfants.

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Balade à Berlin-Weissensee : Antonplatz – Kreuzpfuhl – Quartier hollandais

Cela fait près de quatre ans que je vis dans le quartier de Weissensee, bien qu’il ne soit pas bien grand, je découvre encore des coins inconnus. Je commence également à utiliser l’application Komoot pour créer des itinéraires de sport en extérieur, pour moi ça se résume à randonnées et balades urbaines, et j’ai créé quelques itinéraires entre 3 et 15 km dans mon quartier et les quartiers voisins pour découvrir l’est berlinois à pied et me remettre petit à petit en forme. Seule, armée de mon masque et mon gel désinfectant, équipée de mon téléphone, je vais pouvoir, sur fond musical, profiter du beau temps actuel (et du moins beau temps aussi, tant qu’il ne pleut pas des cordes) pour me bouger et prendre l’air en suivant les indications de Madame GPS via l’application, tout en gardant mes distances avec les autres passants, sans mettre un pied dans un commerce bien sûr (à moins d’avoir vraiment besoin de quelque chose). Même si l’Allemagne allège ses mesures de restrictions, la crise n’est pas finie et il faut rester prudent.

Donc, j’ai fait ma première balade à l’aide de Komoot (non, ils ne sponsorisent pas cet article) il y a quelques jours. Sous un beau soleil et une température agréable, j’ai commencé à Antonplatz, puis j’ai descendu la rue Max-Steinke-Strasse, jusqu’à Pistorius Platz, où j’ai pris la direction des maisons en brique rouge de Pistorius Strasse avant de quitter la circulation pour le parc Jürgen Kuczynski et le petit étang Kreuzpfuhl. Le parc et l’étang forment un agréable espace vert où il peut être sympathique de se prélasser au soleil, par contre pas de baignade, « Pfuhl » peut vouloir dire « bourbier », l’eau n’y est donc pas super propre (mais il n’y a pas d’odeur).

Derrière le parc, à l’angle Woecklpromenade/Paul-Oestreich-Strasse, j’ai remonté la rue Paul-Oestreich-Strasse vers le quartier hollandais et l’hôpital. Là, l’application m’indiquait un chemin traversant une propriété privée, avec des panneaux récents indiquant que l’accès est réservé aux résidents et leurs visiteurs, du coup je n’ai pas osé, j’ai donc contourné, je suis remontée vers la clinique et j’ai longé l’ensemble hollandais sur Schönstrasse, vers la fin, face à l’entrée du parc de la clinique, une entrée pour le complexe, de laquelle on pouvait voir la sortie de l’autre côté, n’avait pas de panneau propriété privé, j’ai donc coupé par là, c’est très joli et verdoyant à l’intérieur.

Ensuite, j’ai repris la rue Woecklpromenade vers Kreuzpfuhl et le parc, empruntant un autre chemin qu’à l’aller. Je suis sortie du parc sur Pistorius Strasse et j’ai tourné sur Tassostrasse après l’arrêt de bus, c’est une jolie rue avec de belles maisons, dont une a un bel arbre à lila. J’ai continué ensuite sur Charlottenburgerstrasse face à la poste, puis j’ai remonté la rue Max-Steinke-Strasse jusqu’à mon point de départ.

Ce fut une belle balade d’une heure sur 2,20 km, avec peu de vraies pauses (à part pour faire les photos) et j’ai découvert de jolis coins de mon quartier que je ne connaissais pas encore. Mais vu mon manque d’endurance actuel, je suis rentrée exténuée. Cela dit, profiter du soleil, ça fait un bien fou.

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J’avais bêtement effacé l’itinéraire parcouru, du coup je mets le circuit enregistré quand je l’ai refait quelques semaines plus tard…
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La Marmotte a lu : La Légende de Stonehenge, Bernard Cornwell

Dans mes carnets de voyage de mon périple en Angleterre de février 2019, je vous racontais ma visite sur le magnifique site de Stonehenge et que j’avais dévalisé la boutique, notamment avec deux livres. L’un de ces livres est Stonehenge de Bernard Cornwell (ou La Légende de Stonehenge en VF).

Commençons par le résumé :

2 000 ans avant Jésus-Christ…

Ratharryn, village situé dans le sud de ce qui deviendra plus tard l’Angleterre, est sous la coupe de Hengall et de ses trois fils. L’aîné, le féroce Lengar, assassine son père pour devenir chef de la tribu. Sa cruauté n’a d’égale que celle de son frère, Camaban, être difforme mais d’une intelligence diabolique. Versé dans l’art de la sorcellerie, ce dernier rêve de prendre la place de son aîné et d’ériger un temple monumental à la gloire du dieu-soleil, afin d’apporter des changements bénéfiques dans le cycle de la vie.

C’est toutefois à Saban, le benjamin de la fratrie, qu’il reviendra de construire le fameux temple, non sans qu’il ait été auparavant torturé, réduit en esclavage et trahi à maintes reprises. La Légende de Stonehenge couvre une période de vingt années, au cours desquelles les trois frères et le peuple de Ratharryn mènent une lutte de tous les instants pour survivre, combattant à la fois les éléments naturels, la famine et les convoitises des autres tribus, tout en gardant l’espoir d’apaiser des dieux cruels dont le courroux ne connaît que de brèves rémissions.

Auteur d’une grande trilogie arthurienne, Bernard Cornwell excelle dans l’évocation de ces âges farouches où dominent la magie, la misère et le meurtre. Sa description minutieuse de la construction de ce lieu mythique qu’est devenu Stonehenge, avec les moyens techniques rudimentaires de l’époque, fascinera les lecteurs de cette saga ambitieuse et parfaitement aboutie.

Avec les connaissances (incomplètes) que l’on possède sur la construction de Stonehenge, Bernard Cornwell invente avec brio une histoire palpitante autour de la naissance de ce site mythique et mystique. J’ai beaucoup aimé ce livre, les personnages sont attachants, on passe par diverses émotions, il y a du suspense et on est comme propulsé dans ce lointain passé. L’auteur précise bien que beaucoup d’éléments découlent de son imagination, car on a peu de données historiques fiables datant de cette époque. Une belle aventure dans un hypothétique passé, une histoire passionnante.

(Traduit de l’anglais par Thierry Piélat)

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