Nouvelle catégorie : Balades et randonnées à Berlin

Vu que j’ai décidé d’aller marcher de plus en plus souvent, de rallonger les balades afin de reprendre la randonnée dans les coins verts de Berlin et alentours, une nouvelle catégorie s’impose.

Ici on retrouvera les randonnées et balades permettant de découvrir de jolis coins de la capitale allemande, avec éventuellement un lien vers l’itinéraire sur Komoot.

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Balade à Prenzlauer Berg : jardins et Volkspark

Par un chaud dimanche il y a peu, sous un ciel couvert, mais pas trop (du moins au début), je me suis mise en route pour une petite balade au son de ma musique et de la voix de Mme GPS de Komoot. Cette fois, c’est une partie de Prenzlauer Berg que j’explore.

Je commence à Antonplatz, je passe derrière l’Edeka et emprunte la jolie Bizetstrasse dans le sens opposé au lac, puis je passe sur Gürtelstrasse et quitte alors Weißensee pour entrer dans Prenzlauer Berg (deux sous-quartiers de Pankow soit dit en passant). Là, je commence via des petits chemins à me promener dans les espaces verts des résidences de la rue Michelangelo, une rue qui part un peu dans tous les sens. Et dans le jardin d’une résidence ou d’un centre pour personnes âgés, ils ont même des chèvres ! Une fois ressortie de ce labyrinthe verdoyant, je remonte la Michelangelostrasse le long de la route jusqu’à Kniproderstrasse.

J’arrive alors aux portes d’une colonie de jardins privés, c’est quelque chose d’assez courant en Allemagne, des petits jardins dans quelques coins de ville, une oasis verdoyante avec peu ou pas de passage pour les voitures, des jardins avec potagers, fleurs, jeux pour enfants, barbecue et un cabanon ou une cabane, voir des petites maisons, on pourrait même se demander si certains n’y vivent pas à l’année (ce qui est interdit). Les familles vivant en appartement ont ainsi leur petit bout de terrain vert dont ils profitent lors des beaux jours, le tout géré par des associations auxquelles il faut appartenir pour pouvoir louer. Et mon itinéraire m’entraîne dans les passages entre ces jardins, c’est très joli.

Je ressors alors près du Volkspark Prenzlerberg, un très grand parc avec des parties boisées. Après une petit pause sur un banc, j’attaque une pente en forêt, et oui Berg, ça veut dire montagne ou colline en allemand, Berlin est assez plat, dès que ça monte un peu, ça devient dur. Mais ça n’en est pas moins agréable. Je n’ai pas fait le grand tour du parc, quelques chemins par-ci, par-là, mais j’y retournerai, il est vraiment chouette. J’en ressors là où Hohenschönhauserstrasse devient Oderbruchstrasse, au carrefour avec Maiglöckchenstrasse et Herbert-Tschäpe-Strasse. C’est là que se trouve, sur la petite placette rehaussée entre deux autres entrées du parc, près du grand escalier, une fresque en relief en bronze sur l’histoire de Prenzlauer Berg. Malheureusement, elle est taguée, ce qui gâche pas mal l’œuvre.

Je me promène ensuite le long de Maiglöckchenstrasse jusqu’à la place Syringenplatz et son petit parc avec une jolie statue. Je continue ensuite le long de la petite rue Am Weingarten, je passe devant le petit vignoble de Prenzlauer Berg (des gens font du vin à Berlin, qui l’eut cru ?), puis à travers les petits jardins privés, encore très jolis, notamment avec certains lilas qui diffusent leur douce fragrance. J’en ressors au carrefour Kniproderstrasse, Stedingenweg et Hanns-Eisler-Strasse. Je me dirige vers cette dernière, encore une rue à la forme farfelue qui rassemble plusieurs immeubles. Je me balade donc dans les jolis espaces verts des résidences et fais une courte pause près de la statue des boucs.

La pause a en effet été de courte durée car quelques gouttelettes se sont mises à tomber, mais je touchais bientôt au but, il me restait environ un kilomètre avant la ligne d’arrivée. Je suis ressortie du dédale des résidences près de la rue Michelangelostrasse, que j’ai redescendue jusqu’à la hauteur du Mediamarkt et j’ai tourné sur Greifswalderstrasse direction Weissensee, et quelques mètres plus loin, à l’angle avec Gürtelstrasse, je passai la frontière pour retourner dans mon quartier. C’est là que j’ai arrêté mon itinéraire Komoot, pour revenir au point de départ Antonplatz il suffirait de continuer tout droit quelques minutes sur Berliner Allee. Pour ma part, je suis rentrée à la maison sous une pluie de plus en plus insistante et j’ai échappé de peu à une bonne saucée.

Six kilomètres en deux heures, pauses comprises, ça peut sembler pas grand-chose, mais j’étais exténuée ! En reprenant de l’activité physique et augmentant petit à petit les distances, je devrais retrouver un peu de forme. En tout cas, ce fut une agréable balade avec la découverte de nouveaux jolis coins.

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Balade à Berlin-Weissensee: Antonplatz – Weisser See – Kreuzpfuhl – Église St Joseph

La semaine dernière, j’ai profité d’une rare journée alliant emploi du temps léger et beau temps pour aller me promener dans le quartier. Un grand tour de près de deux heures dans les parcs et en bordure d’eau dans Weissensee.

Mettons le départ à Antonplatz, je suis passée derrière Edeka sur Bizetstrasse au cœur du quartier des compositeurs pour remonter vers le lac. C’est une très jolie rue avec de belles bâtisses et arborée. Au niveau de la petite Solonplatz et son parc, j’ai remonté Lindenallee pour rejoindre Berliner Allee et le parc du lac Weisser See, puis j’ai fait presque le tour du lac, entre l’eau et les lilas, les canards et les arbres. À la hauteur du café Milchhausen (un endroit très sympa avec terrasse au bord de l’eau… quand c’est ouvert), je suis sortie du parc sur Parkstrasse avant de passer dans le parc Werner Klemke derrière l’hôtel Derag (qui a un chouette bar à cocktails). Il y a un petit étang dans le parc, couvert de nénuphars dans un coin, entouré de roseaux d’un autre côté, c’est vraiment très joli.

En ce moment, il y a des travaux dans le parc, on ne peut donc pas faire le tour, je suis alors remontée vers la sortie donnant sur Woeckelpromenade au niveau du quartier hollandais pour prendre la direction de Kreuzpfuhl et son joli petit étang avant de me poser sur un banc dans le parc voisin Jürgen Kuczynski pour ma deuxième pause afin de regarder mes e-mails (oui, en semaine, si je quitte le bureau, je garde un œil sur le portable pour ne pas abandonner mes clients sans prévenir).

Ensuite, j’ai repris la rue Pistoriusstrasse, avant de tourner sur Pistorius Platz, de remonter la rue Charlottenburger Strasse et enfin la rue Behaimstrasse en tournant le dos à Mirbachplatz. C’est sur cette rue que se trouve la belle église St Joseph, je ne l’ai pas visitée, je ne sais pas comment ça se passe en ce moment avec Corona, à l’occasion j’irai voir de plus près si on peut la visiter, mais rien que de l’extérieur, avec ses briques rouges, elle est très jolie.

Ensuite, j’ai remonté la rue Langhanstrasse pour revenir à mon point de départ Antonplatz et en profiter pour faire les quelques achats que j’avais à faire dans le coin. Une belle balade de près de cinq kilomètres, sous le soleil, avec des températures fraîches, de la verdure, des arbres, des fleurs, j’adore vraiment mon quartier !

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La Marmotte a lu : Collected Folk Tales, Alan Garner

Lors de ma visite de Stonehenge en Angleterre, j’ai fait des folies dans la boutique et je suis repartie avec deux livres. L’un de ces livres, disponibles uniquement en anglais, est Collected Folk Tales d’Alan Garner. Un beau livre dans les deux sens du terme, avec sa belle couverture rigide violette et or.

Un ouvrage des plus intéressants qui réunit des contes et légendes principalement brittaniques, mais pas que. Alan Garner nous les transmet comme il les a entendues de la bouche de son grand-père. Des histoires plus ou moins courtes parsemées de magie et d’êtres étranges, certaines violentes, glauques, bizarres. Les pauvres victimes souvent des femmes et des enfants.

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Balade à Berlin-Weissensee : Antonplatz – Kreuzpfuhl – Quartier hollandais

Cela fait près de quatre ans que je vis dans le quartier de Weissensee, bien qu’il ne soit pas bien grand, je découvre encore des coins inconnus. Je commence également à utiliser l’application Komoot pour créer des itinéraires de sport en extérieur, pour moi ça se résume à randonnées et balades urbaines, et j’ai créé quelques itinéraires entre 3 et 15 km dans mon quartier et les quartiers voisins pour découvrir l’est berlinois à pied et me remettre petit à petit en forme. Seule, armée de mon masque et mon gel désinfectant, équipée de mon téléphone, je vais pouvoir, sur fond musical, profiter du beau temps actuel (et du moins beau temps aussi, tant qu’il ne pleut pas des cordes) pour me bouger et prendre l’air en suivant les indications de Madame GPS via l’application, tout en gardant mes distances avec les autres passants, sans mettre un pied dans un commerce bien sûr (à moins d’avoir vraiment besoin de quelque chose). Même si l’Allemagne allège ses mesures de restrictions, la crise n’est pas finie et il faut rester prudent.

Donc, j’ai fait ma première balade à l’aide de Komoot (non, ils ne sponsorisent pas cet article) il y a quelques jours. Sous un beau soleil et une température agréable, j’ai commencé à Antonplatz, puis j’ai descendu la rue Max-Steinke-Strasse, jusqu’à Pistorius Platz, où j’ai pris la direction des maisons en brique rouge de Pistorius Strasse avant de quitter la circulation pour le parc Jürgen Kuczynski et le petit étang Kreuzpfuhl. Le parc et l’étang forment un agréable espace vert où il peut être sympathique de se prélasser au soleil, par contre pas de baignade, « Pfuhl » peut vouloir dire « bourbier », l’eau n’y est donc pas super propre (mais il n’y a pas d’odeur).

Derrière le parc, à l’angle Woecklpromenade/Paul-Oestreich-Strasse, j’ai remonté la rue Paul-Oestreich-Strasse vers le quartier hollandais et l’hôpital. Là, l’application m’indiquait un chemin traversant une propriété privée, avec des panneaux récents indiquant que l’accès est réservé aux résidents et leurs visiteurs, du coup je n’ai pas osé, j’ai donc contourné, je suis remontée vers la clinique et j’ai longé l’ensemble hollandais sur Schönstrasse, vers la fin, face à l’entrée du parc de la clinique, une entrée pour le complexe, de laquelle on pouvait voir la sortie de l’autre côté, n’avait pas de panneau propriété privé, j’ai donc coupé par là, c’est très joli et verdoyant à l’intérieur.

Ensuite, j’ai repris la rue Woecklpromenade vers Kreuzpfuhl et le parc, empruntant un autre chemin qu’à l’aller. Je suis sortie du parc sur Pistorius Strasse et j’ai tourné sur Tassostrasse après l’arrêt de bus, c’est une jolie rue avec de belles maisons, dont une a un bel arbre à lila. J’ai continué ensuite sur Charlottenburgerstrasse face à la poste, puis j’ai remonté la rue Max-Steinke-Strasse jusqu’à mon point de départ.

Ce fut une belle balade d’une heure sur 2,20 km, avec peu de vraies pauses (à part pour faire les photos) et j’ai découvert de jolis coins de mon quartier que je ne connaissais pas encore. Mais vu mon manque d’endurance actuel, je suis rentrée exténuée. Cela dit, profiter du soleil, ça fait un bien fou.

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J’avais bêtement effacé l’itinéraire parcouru, du coup je mets le circuit enregistré quand je l’ai refait quelques semaines plus tard…
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La Marmotte a lu : La Légende de Stonehenge, Bernard Cornwell

Dans mes carnets de voyage de mon périple en Angleterre de février 2019, je vous racontais ma visite sur le magnifique site de Stonehenge et que j’avais dévalisé la boutique, notamment avec deux livres. L’un de ces livres est Stonehenge de Bernard Cornwell (ou La Légende de Stonehenge en VF).

Commençons par le résumé :

2 000 ans avant Jésus-Christ…

Ratharryn, village situé dans le sud de ce qui deviendra plus tard l’Angleterre, est sous la coupe de Hengall et de ses trois fils. L’aîné, le féroce Lengar, assassine son père pour devenir chef de la tribu. Sa cruauté n’a d’égale que celle de son frère, Camaban, être difforme mais d’une intelligence diabolique. Versé dans l’art de la sorcellerie, ce dernier rêve de prendre la place de son aîné et d’ériger un temple monumental à la gloire du dieu-soleil, afin d’apporter des changements bénéfiques dans le cycle de la vie.

C’est toutefois à Saban, le benjamin de la fratrie, qu’il reviendra de construire le fameux temple, non sans qu’il ait été auparavant torturé, réduit en esclavage et trahi à maintes reprises. La Légende de Stonehenge couvre une période de vingt années, au cours desquelles les trois frères et le peuple de Ratharryn mènent une lutte de tous les instants pour survivre, combattant à la fois les éléments naturels, la famine et les convoitises des autres tribus, tout en gardant l’espoir d’apaiser des dieux cruels dont le courroux ne connaît que de brèves rémissions.

Auteur d’une grande trilogie arthurienne, Bernard Cornwell excelle dans l’évocation de ces âges farouches où dominent la magie, la misère et le meurtre. Sa description minutieuse de la construction de ce lieu mythique qu’est devenu Stonehenge, avec les moyens techniques rudimentaires de l’époque, fascinera les lecteurs de cette saga ambitieuse et parfaitement aboutie.

Avec les connaissances (incomplètes) que l’on possède sur la construction de Stonehenge, Bernard Cornwell invente avec brio une histoire palpitante autour de la naissance de ce site mythique et mystique. J’ai beaucoup aimé ce livre, les personnages sont attachants, on passe par diverses émotions, il y a du suspense et on est comme propulsé dans ce lointain passé. L’auteur précise bien que beaucoup d’éléments découlent de son imagination, car on a peu de données historiques fiables datant de cette époque. Une belle aventure dans un hypothétique passé, une histoire passionnante.

(Traduit de l’anglais par Thierry Piélat)

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À la découverte du Brandebourg !

Comme le premier semestre de 2020 serait pauvre en voyages (pour diverses raisons), en début d’année je me suis dit que 2020 serait l’année du Brandebourg pour moi. Cela va faire bientôt dix ans que je vis à Berlin, presque dix ans que je dis que je devrais faire ça et ça et ça, des années que j’ai deux livres sur des lieux intéressants sur et autour de Berlin (Berlin est un Land indépendant, entouré du Land Brandebourg).

J’étais vraiment motivée, j’en ai parlé avec des amies qui sont partantes pour certaines destinations, j’ai ouvert mes deux guides et je me suis fait une petite liste, j’ai planifié et fait plus tard que prévu (pour cause de pluie) la première escapade à Bernau… et puis… Corona est arrivé en Europe, à l’heure où j’écris je ne sais pas encore combien de temps l’isolement va durer, presque tout est fermé et on est plus ou moins en confinement, bien qu’un peu moins strict qu’en France (les restaurants livrent et on peut encore emporter, avec distances de sécurité bien sûr, mais moi, je sors à peine de chez moi).

Dès que les choses reviendront à la normale, en plus de rendre visite à ma famille en France et de prévoir les prochains voyages (j’espère pouvoir partir comme prévu avec ma famille en septembre en Espagne, Corse ou autre part dans le sud de la France, en novembre en solo avec un groupe en Jordanie et pour Nouvel An seule dans les Highlands d’Écosse), je planifierai les prochaines excursions dans les environs, la plupart sont des destinations dans des coins de nature, donc plutôt pour le printemps et l’été, à la limite en début d’automne, j’espère donc pouvoir m’y mettre entre la fin de la pandémie et la canicule estivale qui est presque certaine au vu des dernières années. On verra bien ce que l’avenir nous réserve…

En tout cas, j’ai déjà ma petite liste (non exhaustive) :

  • La Spreewald pour se balader en barque sur ses canaux
  • Werder en bord de Havel
  • Oranienburg, son centre-ville et son château
  • Wilhemshagen, que l’on surnomme Nouvelle Venise
  • Le parc-musée de Rüdersdorf
  • Mittenwalde et son marché au sel
  • Caputh, où Einstein a régulièrement séjourné
  • Zühlsdorf-Briesetal pour une randonnée verdoyante
  • La vieille ville de Köpenick
  • Friedrichshagen et le lac Mügelsee
  • Königs Wusterhausen et son château
  • Bad Saarow et ses thermes
  • Pfauneninsel, l’île aux paons à Berlin

Y’a de quoi faire ! Pour 2021 aussi sûrement, et il y a encore d’autres destinations pas très loin de Berlin, mais tout de même assez pour y passer une nuit. Dès qu’on retrouvera notre liberté, je ne risque pas de m’ennuyer !

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La Marmotte a lu : Kaiken, Jean-Christophe Grangé

Ce n’est pas un scoop, Jean-Christophe Grangé fait partie de mes auteurs préférés, du coup j’essaie de régulièrement lire ses œuvres plus anciennes en attendant les nouvelles. Cet été, je me suis penchée sur Kaiken. Avant toute chose, résumé :

Quand le Soleil Levant devient un Soleil Noir, Quand le passé devient aussi tranchant qu’une lame nue, Quand le Japon n’est plus un souvenir mais un cauchemar, Alors, l’heure du kaïken a sonné.

Olivier Passan, de la Criminelle, est lancé dans la traque d’un insaisissable meurtrier, l’Accoucheur, qui éventre des femmes au terme de leur grossesse pour tuer leur bébé. Dans le même temps, ce flic tourmenté cherche à comprendre les raisons du naufrage de son couple : Naoko, sa femme japonaise, a demandé le divorce. L’histoire personnelle de Passan trouve des similitudes dans celle du serial killer, sorte de double monstrueux. Passan devra aller jusqu’à Tokyo chercher la clé de l’énigme…

Comme dit, j’aime beaucoup les écrits de cet auteur, mais là, il manque un truc, ce n’est clairement pas son meilleur. L’histoire est sympa, enfin sympa, c’est du polar donc c’est pas tout rose hein, mais ça accroche moins que ses autres. Il y a pas mal de choses qu’on voit venir de loin, ce qui est rare avec Grangé. Ce n’est pas un mauvais livre, loin de là, j’ai tout de même bien apprécié.

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Bernau bei Berlin

Il y a environ quinze jours, j’ai fait une petite entorse à mon auto-isolation et avec une amie nous avons profité de l’arrivée du soleil (après des semaines et des semaines de pluie) pour aller visiter la jolie petite ville de Bernau, limitrophe de Berlin.

En gardant nos distances dans le S-Bahn (dont les portes s’ouvrent maintenant automatiquement) et dans les rues plutôt désertées de Bernau, nous avons pris le chemin du centre-ville, passant devant la belle église Herz-Jesu avant d’entrer dans le cœur de la ville par la Steintor (porte de pierre), dernière porte restant des anciens remparts de la ville. Nous sommes ensuite descendues sur la rue principale jusqu’au parc et les remparts. Après une pause au soleil, nous sommes allées du côté de l’église Sainte-Marie (Marienkirche), de la place du marché, de la mairie et sa fontaine animalière. Les musées étant fermés, la visite fut assez rapide.

Nous voulions d’abord déjeuner au Schwarzer Adler, un restaurant traditionnel recommandé par mon guide, mais il était fermé alors nous sommes allées au Steakhouse Am Park, un restaurant de viande à l’entrée du parc où je me suis régalée avec un bon steak. Puis nous avons repris le chemin de la gare, non sans nous arrêter prendre une bonne glace chez Jennie’s.

Ce fut une jolie escapade, c’est une petite ville très mignonne, se bouger un peu et profiter du soleil, cela a fait un bien fou.

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La Marmotte a lu : Libration, Becky Chambers

Après avoir lu avec plaisir L’Espace d’Un An, je me suis plongée dans Libration, une suite qui pourrait ne pas être une suite, car on peut la lire sans connaître le premier livre, sans perdre le fil de l’histoire pour autant, car le lien est ténu.

Quatrième de couverture trouvée sur Internet (j’ai lu la VO) :

Lovelace, intelligence artificielle née à bord du Voyageur à la fin de L’Espace d’un an, accepte de se transférer à bord d’un corps synthétique. Devenir humaine, une chance ? Pas pour elle : les limitations de la chair l’étouffent. Champ de vision ridiculement restreint, pas d’accès au réseau, réactions physiologiques incontrôlables… A ses côtés, Poivre, mécano. l’aide de son mieux. Ancienne enfant esclave libérée par miracle, grandie seule sur une planète ravagée, elle aussi a dû lutter pour accéder pleinement à l’humanité et se construire une vie, sinon ordinaire, du moins normale. Libration – nom d’un point de l’espace en équilibre entre deux astres, zone de stabilité mouvante qui accompagne les planètes dans leur danse – raconte l’histoire de ces deux femmes. Chacune à sa façon s’arrache à une vie liminale pour se tailler une identité, conquérir l’indispensable : la dignité. On ne croise pas ici les autres personnages de L’Espace d’un an ; Chambers, au lieu de prolonger leur histoire, l’élargit. Sa tendresse et sa lucidité nous offrent des pages déchirantes – l’enfance tragique de Poivre, qui ignore tout de l’amour, et l’isolement de Lovelace, identique à nous mais incapable de vivre comme nous – et un chant d’amour plein de confiance et de courage.

Encore une jolie aventure, une aventure dans ce monde coloré et diversifié futuriste où les races coexistent pacifiquement. Les différents us et coutumes, les biologies, les comportements sociaux peuvent surprendre ou amuser (mais amuser avec respect bien sûr), Becky Chambers fait là encore preuve d’une imagination débordante et nous plonge dans un univers où tout n’est pas rose, où tout n’est pas si simple. Un vrai plaisir à lire, une belle plume. Je compte bien lire le numéro 3, qui à l’heure où j’écris cet article ne semble pas encore être disponible en français, mais la version originale est déjà dans ma pile !

(Traduit de l’anglais par Marie Surgers)

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