Que gratterai-je en 2019 ?

Une année riche en voyages s’achève et une nouvelle année commence bientôt, à l’heure où nombreux sont ceux qui prennent des résolutions, je rêve à mon planning d’escapades. Et 2019 ne manquera pas non plus d’aventures.

Au programme ?

♥ Février : Angleterre ! Trois jours entre Stonehenge et Bath, puis quelque jours à Londres, la partie londonienne aura un certain thème Doctor Who et Harry Potter.

♥ Fin mars/début avril : New York ! Un très court séjour avec ma sœur, et l’occasion de voir des amies vivant par là-bas.

♥ Mai : Rügen ! Mes parents viennent me voir à Berlin et on en profitera pour se faire une petite escapade sur la belle île de la Baltique.

♥ Septembre : Écosse ! Une semaine à Glasgow avec sûrement quelques jours sur l’île d’Arran. Quoi de mieux que mon nouvel amour pour mon voyage d’anniversaire ?

♥ Novembre : Corse ! Je ne sais pas encore dans quel coin, tout dépend des vols disponibles, mais je pense faire plusieurs villes.

À cela s’ajoutera encore un week-end à Hambourg et si je peux un long week-end à Amsterdam ou en Espagne, avec, j’espère, plus d’excursions journalières aux alentours de Berlin. Peut-être aussi en Lorraine ou en Alsace lors de mes visites dans la famille.

 

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La Marmotte a lu : Club Nexus, Ivy Granger

Ivy Granger revient enfin avec de nouvelles aventures ! Ou bien… Club Nexus est une nouvelle un peu différente, mais tout aussi palpitante que le reste de la série. Avant tout de chose, la quatrième de couverture :

Un démon, une humaine, une fée Unseelie et un vampire entrent dans un bar…
Cette édition spéciale d’Ivy Granger se compose de courtes nouvelles se déroulant au Club Nexus, le repaire caché du monde souterrain surnaturel de Harborsmouth.
GLACÉE
Un marché qui a mal tourné mène une fée Unseelie de haute naissance à une vie d’esclave au bar, avec un goût de revenge.
POUSSIÈRE, TU REDEVIENDRAS POUSSIÈRE
Le fait d’être un prédateur extrêmement doué ne vous octroie pas forcément une place au sommet de la chaîne alimentaire au Club Nexus. Un vampire sudiste avec des rêves de sang et de violence exubérante a sûrement eu les yeux plus gros que le ventre.
SOUS L’EMPRISE DU DÉMON
L’avocat démon qu’on adore détester a des vues sur une certaine humaine rockabilly. Dommage qu’elle ait amené une arbalète chargée de carreaux trempés dans de l’eau bénite pour sa soirée en ville.
POISSEUSE
Juste quand La Poisse a besoin d’une soirée entre filles tranquille avec Ivy, un démon canon essaie de lui offrir un verre. Elle est vraiment l’humaine la plus malchanceuse de la planète.

Une soirée au club surnaturel de Harborsmouth explorée sous quatre points de vue différents, chaque histoire montant d’un cran en intensité. Encore un vrai plaisir à lire !

(Traduit de l’anglais par Cécile Bénédic)

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Une journée à Dresden

Samedi dernier, avec quelques copines, nous sommes allées passer la journée à Dresden pour visiter la ville et ses marchés de Noël. Avec une connexion directe, on peut rejoindre Dresden en moins de deux heures depuis la gare centrale de Berlin. Nous sommes descendues à la gare Dresden-Neustadt, premier arrêt de la visite : la Molkerei Pfund, a priori la plus belle laiterie au monde, c’est vrai qu’elle est jolie avec ses mosaïques aux murs et ses plafonds peints. J’y ai acheté des fromages locaux que je goûterai bientôt et une des filles a pris un mini plateau de fromage, j’en ai goûté quelques-uns, pas mauvais du tout. J’ai aussi acheté du chocolat, ils vendent les traditionnels stollen de Dresden, très sympa. Il est interdit de faire des photos… normalement, mais la plupart ne se gênaient pas alors j’ai aussi fait ma rebelle et j’en ai fait une discrètement avec mon téléphone.

Ensuite, nous avons repris le tram direction Albertsplatz pour le long marché de Noël d’Augustusmarkt qui mène jusqu’au cavalier doré et le pont reliant la nouvelle ville (Neustadt) et la vieille ville (Altstadt), après plusieurs arrêts pour boire et manger, nous arrivons au bout de ce charmant marché et le groupe se sépare, une partie prend la direction du musée de l’hygiène et l’autre partie, à laquelle je me joins, s’en va traverser l’Elbe pour aller se poser dans un endroit au chaud en vieille ville. Après avoir traversé le pont, nous nous installons dans un restaurant très sympa, Sophienkeller, un restaurant en caveau face au Zwinger, grand, déco médiévale, j’ai pris une assiette de fromage allemands et français, pas mal du tout, sauf le pain, un pain avec du fromage intégré, pour manger un autre fromage, bof. Un peu cher, mais dans le coin où on était, mais quand même sympa.

Après notre pause au chaud, nous sommes allées un peu dans le Zwinger, ce grand ensemble de bâtiments avec musée et jardins, en attendant que les filles reviennent du musée de l’hygiène, puis nous nous sommes baladées en vieille ville, passant devant l’opéra, le théâtre, la cathédrale, la peinture murale Fürstenzug, procession princière. Nous sommes ensuite arrivées au marché de Noël médiéval, mais 4€ l’entrée plus une longue file d’attente nous ont fait changer d’avis et nous sommes allées vers la belle église Frauenkirche entourée de deux marchés de Noël, nous avons commencé l’un d’eux, puis nous sommes séparées, j’ai déambulé seule dans le marché surpeuplé, quelques jolis stands artisanaux, dont un d’un verrier et d’un forgeron avec fabrication sur place, chez le forgeron j’ai pris de jolies boucles d’oreille faites à la main. Le marché de l’autre côté de l’église, je l’ai juste approché, je ne me suis pas aventurée, profitant des jolies lumières de loin.

Ensuite, j’ai retrouvé les filles et nous sommes allées au Striezelmarkt, aussi très joli, mais nous ne sommes pas restées longtemps en raison de la foule, nous avons alors pris le chemin de la gare, passant les grandes rues commerçantes (on y a croisé Chewbacca !) et longeant le dernier joli marché de Noël Winterlichter (lumières d’hiver) aux abords de la gare. Après nous être réchauffées dans un café, nous avons pris place à bord de notre train dans notre compartiment privé (nous étions six et avions réservé du coup nos places dans un compartiment de six) pour rentrer à Berlin.

Une très belle journée, bien fraîche, avec quelques flocons (une première pour une des filles qui est arrivée du Brésil cet été), une très jolie ville, de superbes marchés de Noël, je pense retenter le coup une année, mais en venant en semaine, le week-end c’est vite bondé et je supporte de moins en moins les foules. Mais aucun regret, vraiment une excellente excursion.

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La Marmotte a lu : La Terre des morts, Jean-Christophe Grangé

À l’aéroport de Bordeaux, avant d’embarquer pour Berlin, j’ai trouvé La Terre des morts, le dernier roman de Grangé et je n’ai pas résisté ! Vu ma longue liste (ou pile) de lecture, j’ai mis quelque temps avant de m’y mettre, mais wow ! Du grand art, un nouveau chef-d’œuvre du maître Grangé. La quatrième de couverture :

Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c’est d’un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu’un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d’un flic peut totalement basculer, surtout quand il s’agit de la jouissance par le Mal.

Ça vous retourne le cerveau, mais quelque chose ! L’intrigue est bien ficelée (normal pour un thème SM), le suspens est là, le style toujours aussi excellent. Bon, par moments, faut s’accrocher, c’est un polar noir hein, avec des trucs dérangeants, surtout avec l’exploration du monde SM, ça fait froid dans le dos. Pour les amateurs du genre, un roman à ne pas manquer !

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La Marmotte a lu : Légendes du Nain Sans Nom, livre 1 : Carnifex, par D.P. Prior

Après avoir dévoré les séries Les Origines de Shader et Shader de D.P. Prior, je m’attaque à la série de fantasy héroïque du même univers, Légendes du Nain Sans Nom, le livre 1, Carnifex, est la genèse du personnage si attachant, Sans Nom, nain qui croise le chemin de Shader dans Le Déliement.

Avant toute chose, comme toujours, le résumé :

Depuis plus de mille ans, les nains se sont cachés loin du monde dans leur cité-ravin d’Arx Gravis.
Gouvernée par un conseil inflexible dont le seul objectif est d’éviter les erreurs du passé, la vertu définissant leur société est que rien ne devrait jamais changer.
Mais quand une infraction survient au Scriptorium et que le Garde du Ravin Carnifex Thane voit un homunculus fuir la scène de crime, c’est le début d’une série d’événements qui assureront que plus rien ne sera jamais comme avant.
La tromperie et la mort marchent vers Arx Gravis.
Les énigmes précédant la naissance de Carnifex se cristallisent en un destin horrible qui approche inexorablement.
Mais c’est dans le sang que naissent les légendes et la rédemption germe parfois des pêchés les plus graves.
Car Carnifex est destiné à devenir le Boucher du Ravin, avant même que ce sombre sobriquet soit perdu pour toujours, ainsi que tout ce qui le définissait autrefois.

Encore une fois, Prior signe là un ouvrage excellent. Beaucoup d’humour, du suspens, de l’amour, des surprises, de l’action, on rit, on sourit, on a peur, on pleure. Si on a lu les aventures de Shader, on en apprend plus sur son compagnon d’Aethir, la cité-ravin, le monde et l’histoire des nains. Une aventure palpitante à ne pas manquer !

(Traduit de l’anglais par Cécile Bénédic)

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Adventsmarkt Natur-park Schöneberg

Le week-end dernier, j’ai pris la direction du Natur-park Schöneberg Südgelände (S Priesterweg) pour aller visiter le petit marché de Noël et les installations lumineuses qui s’y trouvaient. En général, il y a quelque chose dans l’ancien garage de locomotives, mais il est en travaux, alors ça se passe plus en extérieur. À l’entrée du parc, les visiteurs sont invités à apporter leur bougie dans un verre au labyrinthe qui se dessine avant de suivre un joli chemin lumineux sous et sur le bâtiment à l’entrée et autour du château d’eau. Les stands pour se rassasier, se réchauffer avec un vin chaud ou autre ne manquent pas, tout comme quelques jolis stands d’artisans et producteurs vendant leurs créations ou le fruit de leurs récoltes. Une balade des plus agréables malgré la pluie.

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La Marmotte a lu : Exquise Planète de Pierre Bordage, Jean-Paul Demoule, Roland Lehoucq et Jean-Sébastian Steyer

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un livre qui m’a beaucoup marquée : Exquise Planète de Pierre Bordage, Jean-Paul Demoule, Roland Lehoucq et Jean-Sébastian Steyer. Quatrième de couverture :

On connaît le jeu du « cadavre exquis », qui consiste à faire un dessin, puis à plier la feuille en n’en laissant dépasser qu’un fragment, à partir duquel le joueur suivant improvise son propre dessin… Les quatre auteurs de ce livre, en reprenant le principe, l’ont adapté à la description d’une planète plausible et des diverses formes de vie susceptibles d’y apparaître et de s’y développer. Quelle espèce extraterrestre le hasard et les lois de l’évolution vont-ils produire ? 

Cette « exquise planète », inventée en restant autant que faire se peut dans le champ du possible par un astrophysicien, un paléontologue et un archéologue, ne ressemble guère à la Terre, si ce n’est par l’inépuisable inventivité de ses espèces, et pourtant elle aurait pu être la nôtre si le hasard en avait décidé ainsi. Et elle prend un relief bien particulier quand un écrivain de science-fiction, Pierre Bordage, prenant le relais final, vient enrichir les descriptions scientifiques et factuelles d’un souffle épique qui efface la frontière commodément tracée entre science et fiction. 

Pierre Bordage, auteur de science-fiction, s’intéresse à tous les genres du domaine. Spécialiste du « space opera » (Les Guerriers du silence, Abzalon, Griots célestes), il ne néglige ni le « postapocalyptique » (Le Feu de Dieu), ni la « fantasy historique » (L’Enjomineur), l’anticipation (Wang), l’uchronie (cycle de Ceux qui sauront) ou la « fantaisie » (Les Fables de l’Humpur).
Jean-Paul Demoule, archéologue, professeur de protohistoire européenne à l’université Paris-I et membre de l’Institut universitaire de France, a présidé l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont On a retrouvé l’histoire de France.
Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA dans le domaine de la topologie cosmique, s’est fait une spécialité de vulgariser la science à partir d’ouvrages de fiction (La Science-Fiction sous les feux de la science, D’où viennent les pouvoirs de Superman ?). Il tient la rubrique « Scientifiction » dans la revueBifrost.
Jean-Sébastien Steyer, paléontologue au CNRS rattaché au Muséum national d’histoire naturelle, signe des rubriques liant la science et l’imaginaire dans les revues Pour la science et Espèces. Il est l’auteur de La Terre avant les dinosaures. 

Mon avis ? Assez sympa, quand les scientifiques essaient de faire de l’humour ça peut être marrant. Cela dit, même si c’est vulgarisé certains points scientifiques sont assez complexes, surtout dans la première partie. La deuxième partie est sympa, avec des bons jeux de mot et assez fluide à lire. La troisième partie est la moins intéressante selon moi, moins inventive et beaucoup trop centrée sur l’histoire de notre planète, un développement plus poussé de la civilisation de la nouvelle planète serait plus intéressant. La quatrième, forcément pour la fan de SF que je suis, ma préférée.

Très bon livre qui cela dit aurait eu du mérite à être moins centré sur la Terre, ils auraient pu aller plus loin, ça aurait été plus sympa selon moi de vraiment créer un nouveau monde sans y mêler la Terre. Ça reste quand même une belle lecture et surtout un livre qui m’a fait beaucoup réfléchir.

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Highlands d’Écosse en image

Inverness

Parc national Cairngorms et Speyside

Loch Ness

Culloden

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Highlands d’Écosse : carnet de voyage (4/4)

Lundi 12 novembre 2018
14h15
Platform 8, Inverness

Hier soir, après avoir regardé le nouvel épisode de Doctor Who, super d’ailleurs, je suis sortie pour dîner. J’ai voulu aller au pub du coin, Waterfront, la lumière était allumée, il y avait des gens à l’intérieur, mais une fois entrée, on me dit que c’est fermé. Bizarre. Enfin bref, du coup je suis retournée chez Prime pour un bon steak.
Ce matin, je me suis mise en route vers 10h. Tout d’abord le centre commercial Eastgate pour prendre le bus vers le champ de bataille de Culloden. Le n°5 vers Croy s’arrête devant la statue de la licorne. Une fois installée, je remarque que les arrêts ne sont pas annoncés, mais bon j’ai demandé au chauffeur un billet pour Culloden Battlefield (je ne connais pas les zones) et c’est sûrement bien visible quand on l’approche. À un arrêt dans la zone d’Inverness, j’entends une autre touriste demander à une passagère si c’est là le champ de bataille, et la passagère de lui dire qu’elle demandera au chauffeur de la prévenir. À peu près à l’heure d’arrivée prévue, on arrive, et en effet, on peut pas le louper.
Je commence donc par le centre des visiteurs avec guide audio. Une exposition très intéressante qui nous en apprend beaucoup sur cette bataille de 1746 ayant opposé les Jacobites (rebelles highlanders soutenus par les français) aux anglais, l’armée du gouvernement l’emportant au final. C’est bien fait, avec un côté Jacobite, un côté gouvernement. Il y a une salle vidéo avec des écrans sur les quatre côtés, ils diffusent une reconstitution de la bataille. À l’entrée ils avertissent que ce n’est peut-être pas vraiment adapté aux enfants, je dirais pas du tout même. C’est assez violent et poignant. J’ai aussi pu assister à une présentation sur la façon de recruter pour l’armée, des uniformes et des armes, une présentation bien faite qui fait participer des volontaires désignés du public.
Ensuite, je suis sortie explorer le champ de bataille, témoignage de ce jour noir et sanglant, la nature y règne, quelques stèles ici et là rappellent l’horreur qui s’est déroulée sur ce site, une terre qui a été imbibée du sang des soldats. Ce genre de lieux me rend toujours émotive, l’homme est si violent et ça n’a pas l’air d’être sur le point de changer, la guerre ravageant encore plusieurs coins de notre petite planète. J’ai donc fait un tour presque complet du site, après être montée sur le toit du centre.
J’ai fini juste à temps pour avoir le bus vers Inverness (un par heure) et je viens de déjeuner au pub Platform 8, j’avais aussi vu cet endroit en cherchant de bons burgers, bof, et steak encore une fois trop cuit. Il semblerait qu’ici, ils sont bons en vrais steaks, mais moyens en burgers.

***

Mardi 13 novembre 2018
16h45
Aéroport d’Amsterdam

Hier, après le déjeuner, je suis allée dans une bonne boutique de whisky conseillée par mon hôtesse (Wittermore), très bon accueil et bon conseil, enfin j’espère, vu que je ne bois pas de whisky, ce n’est pas pour moi et même si la personne à qui c’est destiné lit ces lignes, ce n’est pas une surprise, juste quoi comme whisky, là je ne dis rien. Donc vendeur très sympa et je ne sais pas comment, on en est arrivés à parler du Brexit, son avis est clair sur la question. Je crois que c’est un sujet auquel on n’échappe pas lors d’un séjour au Royaume-Uni. Surtout que personne ne sait encore vraiment comment ça va se passer. Enfin bref.
Suite à cela, je me suis baladée le long de la rivière Ness, à un moment le chemin s’éloignait de la rive, donc j’ai fait demi-tour et j’ai vu ensuite un panneau pour l’ancienne jetée des ferrys à 1,5 km et le canal Calédonien à 2 km, oui en kilomètres et pas en miles, de toute évidence bien destiné aux touristes. J’ai longuement hésité, mais comme la nuit tombait moins d’une heure plus tard, j’ai passé, pas envie de me retrouver au milieu de nulle part en pleine obscurité… et au bord de l’eau en plus.
Du coup, j’ai fait demi-tour et suis allée faire quelques courses au Tesco, cheddars écossais et crackers au cheddar avant de retourner au B&B pour faire ma valise, bouquiner et regarder la télé. Pour le dîner, après une longue conversation avec moi-même, je suis allée au Black Isle Bar (j’étais tentée de retourner chez Prime pour un steak). Pizza et brownie au chocolat. J’ai ensuite hésité à aller à Hootananny, bar de musique live, mais non, toujours mon problème de sortir seule dans des bars, pas trop envie, alors hop, retour au B&B pour lire.
Ce matin, après avoir dit au revoir à la Ness en traversant une dernière fois le pont rebondissant, je suis allée prendre le bus pour l’aéroport, mettant fin à ce superbe séjour.
Encore une fois charmée par l’Écosse, éblouie par les Highlands. Inverness est une jolie petite ville, le tour se fait vite (une journée suffit, même avec les îles Ness), il y a cependant énormément à voir aux alentours. Je reviendrai, c’est sûr. Il semblerait qu’une histoire d’amour est en train de naître entre l’Écosse et moi, il y a quelque chose de spécial ici. Je peux bien m’imaginer aller une fois par an en Écosse.
Ainsi se clôt ce chapitre écossais, je rentre à Berlin des souvenirs plein la tête et le cœur. À bientôt pour de nouvelles aventures !

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Highlands d’Écosse : carnet de voyage (3/4)

Dimanche 11 novembre 2018
17h20
Fraser House

Hier soir, après avoir regardé la deuxième mi-temps du match de rugby Pays de Galles vs Australie (victoire galloise, youhou !), je suis allée dîner au Scotch & Rye. Je l’avais repéré en cherchant un bon resto de burgers sur Google. Le bar est sympa, super carte de cocktails. J’ai pris une Nesspirinha, comme une caipi mais avec du gin Loch Ness à la place, normalement avec du kiwi aussi, mais j’ai pris sans. Vraiment sympa. Le burger par contre, le pain mauricette est original, bonne idée, mais le steak est bien trop cuit à mon goût, j’avais pris sans sauce, mais comme la viande n’est pas juteuse, ça faisait un peu sec. Les frites étaient bonnes par contre. Ensuite, j’ai pris un Cotton Candy Cosmo, donc dans un verre à cocktail de la barbe à papa bleue (cotton candy = barbe à papa) et dans un récipient genre de laboratoire, le cosmo normal. Je ne savais pas si j’étais censée verser le cosmo sur la barbe à papa, du coup j’ai mangé la barbe et ensuite j’ai versé le cocktail dans la coupe, avec ça un brownie choco avec glace vanille, pas mauvais. Service sympa, bonne musique, enfin pour moi, hip-hop et RnB des années 1990 et début 2000. Ensuite, retour au B&B pour bouquiner tranquille.
Ce matin, j’ai un peu traîné au lit et j’ai réalisé que je m’étais bien griffé le menton dans la nuit avec mes ongles, c’était pas un rêve, deux belles cicatrices. Je suis vraiment douée… Un peu avant 11h, j’ai pris la direction de la gare routière pour rejoindre mon tour Rabbies. Seulement cinq aujourd’hui, une nouvelle fois avec Helen comme guide. Aujourd’hui c’est le tour Loch Ness expérience complète.
Premier arrêt, l’hôtel Clansman avec un magasin de souvenirs principalement à la gloire de Nessie, le monstre est représenté sous toutes les formes possibles… ou presque, pas de boucles d’oreille. C’est aussi de là que part le bateau nous menant sur le Loch vers le château Urquhart, 18 GBP le ticket pour les deux, moins cher avec Rabbies en plus.
Je suis vite allée au point d’embarquement pour admirer le loch aux eaux noires bordé de montagnes, falaises et forêts, la lumière et les couleurs d’automne, le brouillard, un paysage magnifique.
Une fois le bateau là, je m’installe sur le pont supérieur ouvert, c’est magnifique, mais le froid me pousse vite à l’intérieur. Au bout de trente minutes, nous arrivons au château où j’explore les ruines, des tours et des plans surélevés offrent des vues magnifiques sur le Loch Ness. Très bucolique tout ça. Après avoir fait le tour et bien admiré (et photographié) la vue, je suis allée à l’accueil pour voir le film de présentation sur le château et déjeuner au café avec vue. Une visite sympathique dans l’ensemble.
Nous avons ensuite repris la route, principalement au bord du loch, avec des forêts colorées, le brouillard, la pluie, une atmosphère dramatique et magnifique. Tout d’abord un court arrêt à Invermoriston, petite balade forestière jusqu’à une maison d’été victorienne avec vue sur la petite chute d’eau, puis le pont, et nous avons repris la route, direction Fort Augustus, comme en juin quand j’étais venue la première fois, il pleut, j’ai pas trop traîné, on avait que trente minutes de toute façon.
Sur ce, nous avons quitté le côté le plus touristique du loch pour explorer et grimper les routes des montagnes, des coins calmes, vides et sauvages où broutent les cerfs et les moutons et où il faut faire attention de ne pas écraser les faisans. Avec le brouillard qui roule sur les pentes des montagnes, les paysages sont magnifiques. Un endroit exceptionnel.
Après un arrêt photo à Suey (?), nous avons roulé dans ce panorama de toute beauté jusqu’aux chutes de Foyers, des chutes qui ont fortement inspiré le poète et chansonnier écossais Robert Burns. Des marches ont été installées pour descendre plus facilement dans la forêt. Par contre, pas de chance, le débit des chutes était assez faible, apparemment à cause d’une usine hydraulique qui utilise le cours d’eau. La remontée fut rude, mais ça vaut quand même la peine et ça m’aide à brûler ma graisse. Un bon exercice en somme.
J’ai donc repris ma place à bord du bus et nous sommes allés vers le dernier arrêt de l’itinéraire. Le pub du village de Dores, il y a là une plage et la caravane d’un chasseur de monstre du Loch Ness professionnel. Le chasseur n’était pas là, le soleil commençait à se coucher, personne ne voulait vraiment aller au pub, du coup nous sommes juste restés dix minutes. Et comme nous étions en avance sur l’horaire (en hiver, certains arrêts sont plus courts pour tout faire avant la tombée de la nuit), Helen a proposé de nous déposer à nos hôtels. Super sympa. Sur la fin, on a discuté un peu du kilt, du fait que certains se sont battus pour ça, pour le droit de le porter, c’est à la base une tradition des Highlands uniquement, mais maintenant avec le tourisme, la sexualisation du kilt, le marketing, etc, tout le monde peut le porter. Oui, sexualisation, entre les calendriers de mecs en kilt et ce yoga en kilt avec juste des mecs bien bâtis et torse-nu, c’est limite sexiste, même sexiste tout court. Y’a un bar à Inverness, avant les serveurs portaient des kilts dans leur uniforme, mais plus maintenant à cause du harcèlement sexuel, des nanas bourrées qui soulevaient les kilts des serveurs… Ce qui est une tradition, quelque chose qui a une valeur et une histoire pour les Highlanders (oui, le kilt c’est highlander, pas écossais) est en train de devenir un costume, un objet de marketing, c’est un peu dommage. Enfin bref.
Et après cette jolie journée, me voici de retour au B&B, je vais bientôt me mettre devant la TV, BBC 1, pour le nouvel épisode de Doctor Who. Pas besoin d’attendre le lendemain qu’il soit dispo sur Amazon, youhou, et ensuite j’irai dîner.

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