La Marmotte a lu : La Reine des Triades de Philipp Schmidt

Aujourd’hui, je vous parle d’un autre roman venu d’Outre-Rhin, celui-ci disponible en français. Il s’agit de La Reine des Triades, tome 2 de la série dystopique Les Ombres Grimpantes, qui nous plonge dans un futur proche pas des plus optimistes, avec une touche de magie cela dit. Mais tout d’abord, le résumé :

Sortie des ombres, l’ancienne protectrice des rues Orca, rusée et sans scrupules, bâtit un puissant empire. Sur la scène de la politique, de l’économie et des médias, elle se montre calme et réfléchie, alors que dans les rues, ses anciennes relations la servent, afin d’atteindre ses objectifs, quoi qu’il en coûte.
Qui passera à la trappe ? Quelles nouvelles ententes et alliances seront forgées ? Et qui gardera l’avantage à la fin ? Découvrez-le dans le deuxième volume de la saga de fin du monde Les Ombres Grimpantes – Un futur proche !
« Comment érige-t-on un empire ? » pourrait-on demander. « Avec du sang, de la perfidie et de la persévérance », répondrait la Reine des Triades.

Même s’il y a un peu moins d’action que dans le premier, on découvre les engrenages du pouvoir en place, les conséquences des actions de l’aventure précédente et de nouvelles intrigues. Une lecture qui reste bien palpitante !

(Traduit de l’allemand par Cécile Bénédic)

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Lorraine gourmande VII

En octobre, j’ai passé deux semaines en Lorraine, et comme à chaque fois, il y a eu de bons repas à la maison et au restaurant. Du coup, je reviens avec trois nouvelles adresses, dans trois départements différents.

CHEZ LULU
(Pont-à-Mousson)

Commençons notre voyage culinaire lorrain en Meurthe-et-Moselle avec le restaurant Chez Lulu de Pont-à-Mousson. Joli décor, accueil sympathique, service au top, prix abordables et cuisine excellente et copieuse. Pour moi, ce fut une bonne quiche lorraine en entrée suivie d’une succulente pièce de bœuf. Ma sœur, qui y va de temps en temps, avait pris une bonne poêlée de champignons meusiens en entrée, elle était ravie. Ils proposent des formules pour le midi, une grande partie de la carte change chaque semaine et ils se fournissent le plus possible localement.

AU PETIT ROBINSON
Saint-Dié

Sur le chemin du retour d’Alsace, avec mes parents, nous nous sommes arrêtés déjeuner dans les Vosges, Au Petit Robinson, en bord d’autoroute mais très agréable (nous étions à l’intérieur). Excellent accueil, service sympathique et bonne cuisine. Leur spécialité, ce sont les rappés de pommes de terre, ayant mangé des galettes de pommes de terre quelques jours plus tôt j’ai opté pour autre chose, mais mon père affirme qu’ils sont très bons. Ils proposent diverses formules intéressantes, c’est très axé viande, il y a peu pour les végétariens à part les rappés pour lesquels ils ont une formule à volonté. En tout cas, mon steak était délicieux, la terrine maison en entrée aussi. Mes parents y sont déjà allés quelques fois et ont toujours été ravis.

AUX BOUCHÉES D’OR
Terville

Nous finissons notre escapade gourmande en Moselle, à Terville, près de Thionville. Aux Bouchées d’Or est un excellent petit restaurant qui ravira les amateurs de viande. L’ami qui m’y a emmenée y est allé plusieurs fois et j’ai compris pourquoi. Cette fois-ci, je me suis fait quadruplement plaisir : foie gras, pièce de bœuf saignante, dame blanche et mirabelle (l’eau de vie). Les prix restent raisonnable, ici aussi on est accueilli chaleureusement et bien servi. Une belle petite adresse.

 

 

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La Marmotte a lu : U4 Koridwen, Yves Grevet

U4 est une série de quatre livres tournant autour des mêmes événements, mais du point de vue de différents personnages et écrits par différents auteurs. Il y a quelques années, une amie m’a offert U4 Jules (de Carole Trébor) et j’avais beaucoup aimé. Du coup, il y a un certain temps (ma pile de livres à lire est assez conséquente et a du mal à diminuer vu que j’en rajoute régulièrement malgré le fait que je me suis dit plusieurs fois que je n’achèterais plus de livres avant un moment…), lors d’un passage en France, je suis entrée dans une librairie et ils avaient les quatre livres, j’en ai donc pris un, Koridwen.

Avant toute chose, le résumé:
« Je m’appelle Koridwen. Ce rendez-vous, j’y vais pour savoir qui je suis. »
Koridwen est la dernière survivante d’un hameau de Bretagne. Avec l’aide du vieux Yffig, elle a inhumé les neuf autres habitants du coin. Puis le vieux Yffig est mort à son tour, et Koridwen l’a enterré lui aussi. Avant de mourir, la mère de Kori lui a confié une enveloppe laissée par sa grand-mère, à ouvrir le jour de ses quinze ans. Cette lettre, qui parle d’un long voyage et de mondes parallèles, fait si étrangement écho au message reçu sur Warriors of Times que Koridwen est ébranlée malgré elle. Elle décide d’aller chercher son cousin Max et de se rendre avec lui en tracteur au rendez-vous à Paris.

J’ai aussi bien apprécié ce livre, qui met bien en lumière comment l’être humain peut être horrible, mais aussi l’entraide qui peut exister entre survivants, une dualité de notre espèce qui me fascinera toujours. La toile de fond ? Un virus mortel qui a décimé 90 % de la population et auquel seuls les adolescents semblent résister. Peut-être pas la meilleure lecture en temps de pandémie… quoi que…

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Les madeleines de Commercy

Je reviens juste d’un séjour dans ma Lorraine natale et un matin, avec ma sœur, nous avons fait une escapade en Meuse pour aller faire le plein de madeleines à Commercy. En périphérie du centre-ville, se trouve La Boîte à Madeleines, une caverne d’Ali Baba pour les amateurs de ce petit gâteau.

Quand on pousse la porte, une délicieuse odeur vient nous chatouiller les narines. Et là, c’est madeleines à gogo, classiques, avec une petite coque en chocolat (noir ou lait), grand format ou mini,… Mais aussi des financiers, rochers coco et autres douceurs. De quoi se régaler !

Mais ce n’est pas tout ! La boutique est également ouverte sur l’atelier, on peut donc observer en direct la fabrication des madeleines. L’établissement dispose aussi d’un petit café pour une pause gourmande. C’est vraiment le paradis de la madeleine ! Les produits sont délicieux, je suis revenue avec une tonne de madeleines pour moi et des amis.

Du coup, je me suis également interrogée sur l’origine de la madeleine de Commercy. D’après mes recherches, le nom du gâteau découle du prénom d’une jeune cuisinière de la ville meusienne, Madeleine Paulmier. Servante de la marquise Perrotin de Baumont, en 1755, elle aurait fabriqué ces gâteaux pour le duc Stanislas Leszczyński. L’ex-roi de Pologne donnait une réception dans son château de Commercy mais, en raison d’une querelle entre son intendant et son cuisinier, le duc et ses convives ont été privés de dessert, le cuisinier l’ayant emporté dans sa colère en quittant le château. C’est alors qu’une jeune servante, Madeleine Paulmier, a proposé la recette d’un gâteau qu’elle tenait de sa grand-mère. Faute de mieux, Stanislas s’est vu obligé d’accepter. La noble assemblée a fortement apprécié ce dessert impromptu et providentiel. Soulagé, le duc a demandé à se faire présenter celle qui avait accompli cette « merveille » et, en homme galant, il a donné au petit gâteau moulé dans une coquille Saint-Jacques le prénom de la jeune héroïne, Madeleine. Cependant, selon quelques historiens, ce serait la recette d’une cuisinière du cardinal de Retz, qui a vécu un siècle plus tôt.

 

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La Marmotte a lu : Die Mittelmeerreise, Hanns-Josef Ortheil

Aujourd’hui, un conseil lecture pour les amoureux du voyage germanophones. D’après mes recherches, cet ouvrage n’a pas été traduit. Die Mittelmeerreise, le Voyage en Méditerranée, est un voyage vécu par l’auteur à l’adolescence il y a quelques décennies de cela. Les textes datent de l’époque, certains écrits lors du voyage et d’autres à son retour. Hanns-Josef Ortheil nous emmène dans son périple qui les mèneront, lui et son père, ainsi que l’équipage, d’Anvers à Istanbul en passant par la Grèce. Et avant et entre ces escales, le père et le fils vivront de belles expériences à bord du navire de marchandises dont ils sont les seuls passages.

Un joli recueil de voyage que j’ai lu pendant le confinement, devant repousser mes propres rêves de voyage, je me suis évadée dans le temps et l’espace et j’ai voyagé par procuration.

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La Marmotte a lu : Droit de Naissance, E.J. Stevens

Ivy Granger, notre détective paranormale préférée, revient avec de nouvelles aventures extraordinaires dans Droit de Naissance d’E.J. Stevens.

Résumé :

Ivy doit se rendre dans le Monde des Fées, mais le portail vers la cour des feux follets se trouve à Tech Duinn, la maison de Donn, dieu celte de la mort. C’est bien sa chance.
Ne pouvant partager son secret avec La Poisse, et avec Jenna partie pour des affaires de la Guilde des Chasseurs, Ivy doit compter sur Ceff et Torn afin de la mener littéralement à la porte de la mort, et en revenir. Et comme ce n’est pas encore assez dangereux, rien ne laisse présager quelles horreurs les attendent dans le royaume des fées. Dommage que la cour des feux follets soit la seule piste d’Ivy pour retrouver son père… et son possible salut.
Peut-être que se cacher et éviter les assassins sidhe n’est pas si mal après tout…

Ce livre m’a vraiment laissée sur les fesses, je l’ai dévoré ! Y’a de sacrés surprises dedans, toujours aussi bien écrit, avec de l’humour, de l’amour, de l’action, de la magie, une recette qui fonctionne vraiment bien. Vivement la suite !

(Traduit de l’anglais par Cécile Bénédic)

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Stralsund 2020 : récapitulatif des adresses

J’ai évoqué de nombreux lieux à visiter, où manger, boire, dormir à Stralsund dans le carnet de voyage, pour ceux cherchant des informations sur la ville, voici une petite liste organisée reprenant ces lieux.

  • Testés et approuvés :
    • Aparthotel Altes Schedisches Konsulat : bâtiment classé, attention sans ascenseur, dans la vieille ville, à quelques minutes à pied du port, de belles chambres lumineuses et confortables
    • Ozeanum : presque un incontournable de Stralsund, mélange entre aquarium et musée nautique, se concentrant sur la mer baltique et la mer du Nord. Se trouve sur le port, près de la vieille ville. Le clou : les pingouins sur le toit avec vue sur les clochers de la ville.
    • MS Vorpommern : agréable petit bateau pour faire le tour du port, plein tarif 10 €, plusieurs départs par jour devant le restaurant Fischermann
    • Strandbad Stralsund : la plage surveillée de Stralsund, à environ 2 km du port, à pied il suffit de suivre Sundepromenade le long de la mer
    • Rockeria : sympathique restaurant-bar au port avec vue sur la mer
    • The Black Bull : excellent restaurant de viande sur le port
    • Pausch Hansebar : un joli petit café restaurant à côté de l’Ozeanum, sur le port donc, je n’ai fait que le petit-déjeuner, mais de bons produits et un excellent service. Par beau temps, la terrasse avec vue sur la mer a l’air agréable.
    • Speicher 8 : sympathique restaurant près de l’Ozeanum avec une jolie terrasse, bons plats, excellent service.
    • Pont Ziegelgrabenbrücke et île de Dänholm: à deux kilomètres du port, ce pont qui se lève quelques fois par jour, amène à Dänholm puis à Rügen piétons, vélos, véhicules motorisés et trains. Le tout avec une vue sur Rügendamm, le grand pont menant directement à Rügen (mais réservé aux véhicules). La petite île offre divers coins de nature, quelques musées et très peu d’offres de restauration.
    • Bellini : délicieux restaurant italien près du port
    • Altstadt : la vieille ville et ses bâtiments en brique rouge (et autres) classée patrimoine de l’humanité
    • Liguori : sympathique petit restaurant italien en vieille ville
  • Repérés pour une prochaine fois :

 

 

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Stralsund : carnet de voyage (3/3)

Jeudi 3 septembre 2020
20h40
Aparthotel ASK, Stralsund

Ce matin, je me suis d’abord réveillée super tôt, du coup j’ai traîné au lit, écoutant notamment une pièce audio Big Finish Doctor Who. Quand j’ai ouvert les rideaux, j’ai été aveuglée par un grand soleil dans un beau ciel bleu, pas la pluie prévue la veille. Je me suis mise en route vers 10h30, premier arrêt : l’Ozeanum, avec encore une fois une longue file d’attente pour les entrées sans tickets pré-achetés et j’ai vu à côté l’entrée n’est pas seulement pour ceux qui ont réservé une plage horaire, mais aussi les combi-tickets avec le Meeresmuseum, du coup je me suis dit que ce pourrait être une option à étudier : visiter le musée de la mer, prendre un combi-ticket et revenir à l’Ozeanum demain matin, bien que ça fasse beaucoup de musées maritimes d’un coup…
Du coup, je me suis mise en route pour la petite île de Dänholm, quartier de Stralsund entre le continent et l’île de Rügen. D’ailleurs, quand on arrive (à pied, à vélo ou en voiture) sur le pont Ziegelgrabenbrücke (qui se lève, enfin s’ouvre, quelques fois par jour), il y a un panneau « Bienvenue sur l’île de Rügen », alors qu’on y est pas encore. Sur la carte, j’avais vu une petite plage, mais impossible de trouver le chemin, que ce soit avec Google Maps ou Komoot ou mes yeux. Du coup, j’ai suivi les panneaux vers les musées maritimes et je suis arrivée à la marina. C’est super joli, d’un côté il y a une petite forêt, c’est désert, magnifique. J’étais dans le coin sur les coups de midi et le Yacht Club propose un menu déjeuner, mais les deux options ne me tentaient pas (travers de porc ou poisson), cependant j’avais vu un panneau pour un hôtel-restaurant, donc je suis allée jusque là-bas… fermé. Bon, j’avais deux snacks nutella et une banane dans le sac, je me suis posée sur un banc avec vue sur la marina et j’ai mangé mon petit goûter, vu que je ne savais pas quand je retournerais à la civilisation. Dänholm, c’est industrie, administration et nature, y’a pas grand-chose. Cela dit, j’ai tout de même profité de la vue depuis la terrasse du restaurant fermé, sur l’étroit passage reliant la marina à la mer et sur Rügen, vraiment joli. Avec en plus un temps agréable, vingt degrés, du soleil par moments, couvert par d’autres.
Sur ce, j’ai décidé de retourner au port de Stralsund, je suis passée devant un arrêt de bus et comme après trois heures et plus de sept kilomètres j’étais moyennement motivée pour marcher trente à quarante-cinq minutes, j’ai regardé les destinations et horaires. Par chance, le bus numéro 1 s’arrête là et à l’Ozeanum et passait vingt minutes plus tard.
De retour à l’Ozeanum, je vois que personne n’attend pour entrer, ça s’annonce bien, mais avant, je me suis installée à la terrasse du restaurant Speicher 8 juste à côté pour un vrai déjeuner. Une schnitzel toute simple, bon. Puis voilà, l’Ozeanum ! Avant de passer à la caisse, il faut noter ses coordonnées, règle Corona que je connaissais pour les cafés et restaurants, mais pas pour les musées, en Allemagne, c’est différent d’un Land à l’autre. Enfin bref, je prends mon ticket, une autorisation photo, je tourne d’abord en rond, je trouve enfin le sens de la visite puis je retourne vite en bas mettre mon sac à dos dans un casier. Il faut suivre la ligne orange, mais pour la première station (expo sur les mers du monde), l’escalator est hors-service et je suis un peu perdue et finis par prendre l’ascenseur. Voilà, c’est parti ! J’explore ce mélange entre musée et aquarium avec de nombreuses explications et présentations d’un côté et les aquariums de l’autre. Bassins de la mer baltique, de la mer du Nord, de l’Atlantique. L’aquarium des étoiles de mer est particulièrement beau, tout comme celui des méduses. Il y a aussi un aquarium de bouteilles plastiques pour attirer l’attention sur le problème du plastique dans les mers et océans. L’avant-dernière station se trouve sur le toit, les pingouins Humboldt et la vue sur la ville. Ils sont trop mignons.
La visite se termine avec les géants des mers, il y a une présentation sur les cétacées toutes les quinze minutes, de grandes répliques de divers gros mammifères marins sont accrochées au plafond et quelqu’un les présente (un enregistrement), sans omettre de mentionner le grand prédateur, l’homme et la chasse aux baleines. Et à la sortie, il y a un stand Green Peace, mais aussi une boutique, j’y ai vu des boucles d’oreille sympa mais hors budget. J’ai juste pris une carte postale des pingouins avec la vue sur la vieille ville. C’était très sympa, mais pas au point de poireauter des heures pour acheter un ticket pour moi.
Sur ce, je suis rentrée à l’hôtel me reposer un peu avant d’aller dîner. J’avais repéré un italien, Bellini, au bord du canal près du port, presque en face de l’Ozeanum, qui d’après les critiques en ligne est très bon. J’ai pris une pizza au jambon, excellente. Prix abordables, service très sympa, rien à redire. Ensuite, une petite balade digestive au port, sans coucher de soleil cette fois. Mais encore une fois très joli.
Demain, je dois rendre la chambre à midi au plus tard. Je resterai sûrement jusqu’à la fin, puis j’irai me promener en vieille ville et au port. J’ai repéré le bus pour aller à la gare, vu que la valise avec les pavés, c’est pas super.

***

Vendredi 4 septembre 2020
16h05
Train Stralsund-Berlin

Comme prévu, ce matin, j’ai traîné à l’hôtel jusque midi, puis je suis allée errer dans la ville de banc en banc. Oui, parce que j’ai réussi à choper des ampoules sur les petits doigts de pied, alors forcément, en marchant ça frotte et c’est pas top. Sur Alter Markt, l’ancienne place du marché avec le Rathaus (hôtel de ville) et l’église Saint Nicolas (Nikolaikirche), j’ai regardé le petit jeu d’eau de la fontaine. Pour déjeuner, y’avait un resto de burgers qui avait l’air bien sympa, mais ils n’avaient pas de places assises en intérieur et avec les nuages noirs et le vent arrivant sur nous, j’ai préféré ne pas tenter le diable. Du coup, j’ai déjeuné chez Liguori, un petit restaurant italien sympa, avec un serveur ressemblant fortement à quelqu’un que je connaissais quand je vivais à Nancy, c’est troublant. Enfin bref, les gnocchis gorgonzola étaient super, prix correct, bon service. Ensuite, je me suis assise de l’autre côté de l’hôtel de ville avant de descendre au port admirer une dernière fois, mais longtemps, cet endroit merveilleux… ce qui m’a fait réfléchir et me demander comment ils font pour que les bateaux n’aient qu’une certaine partie sous l’eau, je vais sûrement demander à Google plus tard.
Puis je suis remontée à l’hôtel chercher ma valise avant d’aller prendre le bus pour la gare. Mon train va bientôt partir. Ce fut un joli séjour, Stralsund est vraiment une belle petite ville. À intégrer pour une journée lors de prochains voyages à Rügen. Tschüß Stralsund !

>>PHOTOS<<

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Stralsund : carnet de voyage (2/3)

Mercredi 2 septembre
14h10
Aparthotel ASK, Stralsund

Ce matin, je me suis réveillée et pouf, j’avais un an de plus ! Comme j’ai eu du mal à m’endormir malgré le fait que j’étais fatiguée, je me suis levée tard, j’ai un peu traîné et je me suis mise en route entre deux averses. Je suis descendue au port et là j’ai vu la file d’attente pour l’Ozeanum… impressionnante. Comme prévu, je suis allée au café juste à côté, Pausche, l’intérieur est petit, mais j’ai pu avoir la dernière table de deux, juste à côté de la fenêtre, avec une vue sur la mer et les gens faisant le pied de grue pour l’aquarium, par moment sous la pluie. Du coup, j’ai regardé si on pouvait acheter le billet en ligne, mais il n’y avait rien de dispo avant samedi… et je pars vendredi. Donc, comme je ne veux pas poireauter pendant des heures pour acheter un ticket, j’ai changé mes plans.
Après ce bon petit-déjeuner, je suis allée me balader sur la Sundepromenade (Promenade du Détroit, littéralement) jusqu’à la plage. Bien sûr, par moins de vingt degrés et une météo venteuse et humide, tout est fermé, même les toilettes publiques. Ah et en partant du café, j’ai fait tomber mon sac à dos en voulant le prendre et ma bouteille d’eau a tapé le sol, elle est en verre, malgré la protection, le fond a explosé… Et sur le chemin, je n’ai rien trouvé pour acheter à boire. J’avais eu l’intention d’aller bien plus loin sur la plage, mais avec la soif et le besoin de WC grandissants, j’ai fait demi-tour et là une petite averse a commencé.
Je suis allée à l’hôtel et, arrivée dans ma chambre, surprise : une bouteille de vin pétillant sur la table, offerte par l’hôtel pour mon anniversaire. C’est super sympa. Bon, je ne bois pas de vin pétillant, mais je vais la prendre avec moi et je l’offrirai à mes parents, après tout, c’est grâce à eux que je suis là, bon du coup ce ne sera pas une surprise, tant pis.
Je vais me reposer un peu (je viens de faire plus de cinq kilomètres après tout) et ensuite j’irai voir la situation du côté de l’Ozeanum, si l’attente semble trop longue, j’irai en ville, quoi que vu l’heure, j’irai peut-être manger un truc et voir à l’Ozeanum, ils ferment à 18h et recommandent de prévoir au moins deux heures pour la visite. Et j’ai jusque vendredi midi pour y aller (mon train est vers 16h).

***

Mercredi 2 septembre 2020
20h30
Aparthotel ASK, Stralsund

Je me suis remise en route un peu après 15h, après avoir grignoté un truc vite fait car je n’avais pas très faim pour un vrai déjeuner. Arrivée à l’Ozeanum, j’ai vite fait demi-tour car la file était encore très longue. On verra demain. Au pire, si ça ne marche pas cette fois, la prochaine fois que je vais à Rügen ou quand j’irai à Hiddensee (une petite île près de Rügen avec un ferry en partance de Stralsund), je peux passer une journée (ou deux) à Stralsund et cette fois acheter les billets en avance.
Ah oui, j’oubliais, quand j’étais à l’hôtel, j’avais la fenêtre ouverte, j’entends un groupe parler fort, je tends l’oreille… c’est en français, du coup je suis allée écouter ce que le guide racontait au groupe sur les bâtiments qui ont apparemment encore leur crépis d’origine (j’aurais aussi écouté si le guide avait parlé allemand, anglais ou espagnol). Le guide avait un accent alsacien assez marqué, du coup, je me suis demandé si ce n’était pas un groupe du bateau de CroisiEurope, dont le siège est à Strasbourg.
Enfin bref, donc oui, pas d’Ozeanum du coup. Je suis donc remontée en vieille ville, avec une pause sur un banc sur Alter Markt, la vieille place du marché, avec la belle église Saint Nicolas (je n’ai pas visité l’intérieur, peut-être demain ou vendredi) et le superbe hôtel de ville, ce dernier a un passage avec des boutiques, depuis plusieurs siècles, j’ai fait des folies chez le chocolatier et dans une galerie, au niveau images ils n’avaient rien d’intéressant dans mon budget, mais les bijoux… surtout les boucles d’oreille, j’ai craqué pour une paire, une seule car je suis raisonnable, enfin un peu.
J’ai continué ma balade au hasard des rues, m’arrêtant encore dans une ou deux boutiques. En partie sous la pluie, jusqu’à arriver au Meeresmuseum, trop tard pour le visiter car il fermait bientôt, peut-être demain ou vendredi, mais j’ai pu m’asseoir sur un banc sous un arbre, protégée de la pluie. Après cette pause, je me suis mise en route vers l’hôtel histoire de déposer mes achats et prendre un petit goûter en lisant alors que la pluie continuait de tomber.
Vers 18h30, n’ayant pas vraiment mangé à midi, j’ai commencé à avoir faim. Alors je me suis armée de ma veste de pluie pour aller au restaurant de viande The Black Bull, face au port, que j’avais repéré hier et qui a de bonnes critiques en ligne. Quand j’ai demandé s’ils avaient une table pour une, elle m’a d’abord dit que non, mais quand j’ai demandé si avec un peu d’attente y’avait pas moyen, elle m’a dit d’attendre une minute, elle est vite revenue en me disant que dans cinq minutes, pas de soucis. Et au final, je suis sûre que j’ai attendu moins de cinq minutes. La serveuse était vraiment sympa, ils n’avaient pas de cocktails, du coup une vodka avec du jus de cerise, puis un bon steak bien saignant avec des frites et en dessert un bon brownie chocolat avec glace vanille. Excellent repas, super service.
Sur ce, je suis allée me balader au port, le bateau de CroisiEurope n’était plus là, ce qui renforce ma pensée que le guide alsacien était de la croisière. Les couleurs du ciel, des nuages, de la mer, des quelques rayons du soleil, tout cela formait un spectacle magnifique, avec en plus le ballet des voiliers rentrant au port. Beaucoup de voiliers, l’un d’eux a amarré près de là où je me tenais et a priori, c’est une école de voile. Un vrai joli moment, sur la fin, je me suis appuyée à la rambarde du Fährbrücke (le petit pont de bois menant à la partie du port où se trouve le Gorch Fock) et j’ai admiré les couleurs du ciel et deux hirondelles jouant au-dessus de l’eau. Un moment magique.
Et me voilà de retour à l’aparthotel, je vais sûrement finir mon livre ce soir. Demain, on verra d’abord si y’a moyen pour l’Ozeanum, sinon je ferai directement ma balade jusqu’à la petite île de Dänholm, si je visite l’aquarium le matin, la balade sera pour l’après-midi. Et si l’Ozeanum n’est pas possible du tout, y’a encore plein d’options : le bateau-musée Gorch Fock, le musée de la mer (Meeresmuseum), l’église Saint Nicolas, explorer encore la vieille ville, j’ai aussi vu un musée de l’humour, et pourquoi pas prendre le bateau pour traverser jusqu’à la petite ville d’Altefähr sur Rügen et y passer quelques heures. On verra bien. Le temps devrait être similaire demain, quelques averses par-ci par-là, mais bon, la pluie, ça me fait pas peur !

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Stralsund : carnet de voyage (1/3)

Mardi 1er septembre 2020
08h35
Train Berlin-Stralsund

Me voilà en route pour le traditionnel voyage d’anniversaire, demain je fêterai mes 37 ans au bord de la mer. Quatre jours à Stralsund, j’y suis souvent passée en route vers Rügen et je me suis dit à chaque fois que je devrais m’y arrêter à l’occasion. Ben voilà, c’est l’occasion. Au programme, balades dans la vieille ville et sur la plage, le long de la mer, sur une petite île entre Stralsund et Rügen, près du grand pont reliant la ville à la grande île, un tour en bateau, le célèbre Ozeanum, un grand aquarium très célèbre.
Par contre, je pars sans mon appareil photo. Comme je racontais dans mon carnet de voyage du séjour en Saxe dont je suis revenue il y a quinze jours, j’ai oublié mon bel appareil photo dans le train ou à la gare à l’aller. Le soir du retour, j’ai tout de suite fait une déclaration de perte en ligne, j’ai vite eu des nouvelles et après quelques tentatives d’appels et e-mails, vendredi j’ai enfin réussi à joindre le bureau des objets trouvés de Dresde et ils m’envoient mon appareil pour que je le reçoive la semaine prochaine.
Enfin bref, j’ai environ trois heures trente de trajet, j’arrive à destination un peu avant midi, je vais direct à l’hôtel qui gère l’appartement que je loue, histoire de déposer ma valise, je cherche un endroit sympa pour déjeuner et je pars à la découverte de la vieille ville de Stralsund.

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Mardi 1er septembre 2020
17h10
Resto-bar Rockeria, Stralsund

Le trajet s’est bien passé, rien à signaler. Comme c’est un train régional, y’a pas mal d’arrêts, il y a sûrement des connexions directes plus rapides, mais je ne sais même pas si je pourrais les prendre avec le tarif que j’avais, avec le Stadt-Land-Meer Ticket (ville-campagne-mer) spécial entre Berlin et la côte baltique, pour un peu moins de 40 €.
Je me suis directement mise en route vers l’hôtel une fois arrivée à Stralsund. J’ai d’abord longé un joli parc avec un petit lac avant d’aller me perdre dans la vieille ville, je crois que Google Maps m’a fait tourner en rond… ou alors j’allais trop vite pour le GPS… Normalement, il faut vingt minutes environ de la gare à l’hôtel à pied, mais avec le rythme ralenti par la valise (même avec des roulettes, c’est galère avec les pavés), les arrêts photo et les détours, j’ai mis presque une heure…
Je séjourne à l’Aparthotel Altes Schwedisches Konsulat (littéralement l’ancien consulat suédois), qui est géré par l’hôtel Scheelehof voisin, par chance, ma chambre, enfin mon studio était déjà prêt, j’ai donc pu m’installer. Le bâtiment est classé, donc pas d’ascenseur, mais je suis qu’au deuxième étage, ça va encore. Le studio est spacieux, propre, joli avec une belle vue.
Et donc, une fois débarrassée de mon poids lourd, je suis descendue au port à quelques minutes de là afin de trouver de quoi manger. J’ai pris place chez Fischermann, forcément, un resto qui s’appelle le Pêcheur, sur un port, le poisson est à la fête. J’ai pris un burger avec des chips maison, bof, le burger était tellement juteux et casse-gueule que j’ai dû utiliser les couverts. J’avais vérifié sur Google avant, il a de bonnes critiques, peut-être pour le poisson…
Ensuite, j’ai repéré un bateau pour faire le tour du port, j’avais prévu au début de faire ça jeudi matin, mais la météo s’annonce légèrement humide pour les prochains jours. Aujourd’hui, c’est mitigé, j’alterne sans cesse entre lunettes normales et de soleil, veste enlevée, veste remise,… Du coup, je me suis dit, autant le faire, le tour en bateau, quand je suis sûre qu’il ne pleut pas. Le départ étant quarante-cinq minutes plus tard, je me suis baladée vite fait dans le coin et là, je vois un drapeau français… un bateau du nom de Victor Hugo, c’était en fait un navire de CroisiEurope (j’ai travaillé dix jours pour eux sur une croisière sur le Rhône y’a facile quinze ans). Je me suis ensuite posée sur un banc pour admirer le paysage, près du bateau le Gorch Fock (un bateau-musée, genre trois mâts, un truc d’avant quoi). Puis je suis allée prendre place sur le pont supérieur du bateau en attendant le départ.

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Mardi 1er septembre 2020
20h50
Aparthotel Altes Swedisches Konsulet, Stralsund

Donc le tour en bateau, une heure, dix Euro, des commentaires en allemand (est-ce que ça varie en haute saison quand ils voient qu’il y a des touristes ne parlant pas allemand ? Bonne question). Je me suis donc d’abord installée dehors, au début, une des employés (celle qui ne conduit pas, ils ne sont que deux à bord) vient prendre les commandes de boissons et snacks et puis c’est parti ! Sous un ciel changeant, avec le soleil jouant à cache-cache avec les nuages, j’avais peur qu’en prenant la mer le vent me glace les os, mais non, le soleil tapait, mais entre la petite veste, les lunettes de soleil et le masque, j’ai dû échapper aux coups de soleil. La balade maritime commence le long du quai où se trouvent l’Ozeanum et de nombreux bars et cafés, puis il se dirige vers les docks, les entreprises, les chantiers navals… navaux ? Navaux semble bizarre, il faudra que je recherche du coup. Enfin bref, les chantiers étaient presque en faillite il y a quelques années, et alors que les affaires reprenaient… ben c’est 2020, je vous fais pas de dessin hein… On est passés sous le pont menant vers Rügen pour les voitures et les bus, puis à côté, le pont Ziegelgrabenbrücke plus petit, pour les trains, les vélos et les piétons, que j’emprunterai certainement demain pour aller sur l’île de Dänholm. Lorsque nous étions près des chantiers navals, on a également pu voir un paquebot presque fini amarré, avant de faire demi-tour et de se rapprocher un peu de Rügen, passant alors de l’autre côté de Dänholm. C’est vraiment superbe. Mais alors, le vent s’est levé et je suis descendue me mettre au chaud à l’intérieur. Je suis remontée sur le pont supérieur peu avant l’arrivée, la vue sur le port avec la vieille ville (classée patrimoine de l’humanité d’ailleurs) est vraiment superbe.
Après cette chouette sortie en mer, je me suis promenée dans le port, d’un côté près de l’Ozeanum jusqu’à arriver à la zone industrielle interdite d’accès, puis de l’autre côté jusqu’au bout de la « Sonnenpromenade » (promenade ensoleillée), sous le soleil justement, le long de la marina avec une petite pause où j’ai aussi pu entendre la mélodie du vent dans les mâts et câbles des navires aux voiles baissées. Je suis allée jusqu’au phare, le coin des pêcheurs, puis j’ai fait demi-tour et me suis installée à la terrasse du Rockeria, un bar-restaurant avec une jolie vue sur la mer, les noms des plats et des cocktails sont en rapport avec la musique. J’ai hésité à prendre un Metallica (Long Island Ice Tea), mais je suis restée raisonnable avec un Marvin Gaye (Tequila Sunrise) et un Black Music (brownie choco avec glace vanille), le cocktail était bof, trop de glaçons (donc trop d’eau), mais le brownie pas mal du tout.
Ensuite, je suis allée en vieille ville pour faire quelques petites courses chez Edeka (un supermarché) avant de retourner à l’hôtel. J’ai un peu bouquiné, écouté une pièce audio Big Finish Doctor Who (oui, l’univers Who est grand, en plus des près de mille épisodes et du film, il y a aussi des pièces audio, des romans et des BD), j’ai fait un dîner léger et je vais encore lire un peu (aussi Doctor Who, je lis les novélisations des épisodes perdus, bien plus léger que le gros pavé que je lis en ce moment, mais que j’ai du coup laissé à la maison).
Demain, pour fêter ma vieillesse, je pense prendre mon petit-déjeuner sur le port, enfin dans un café, sûrement en intérieur vu les prévisions météo, puis l’Ozeanum (le grand et célèbre aquarium), un bon déjeuner, une bonne balade jusqu’à l’île de Dänholm (j’emporte ma veste de pluie, rien ne m’arrête) et j’ai repéré un resto de steaks qui a l’air sympa pour le dîner.
Bonne nuit !

 

PS: On dit bien chantiers navals… 

Publié dans Allemagne, Côte Baltique, Stralsund (2020) | Laisser un commentaire