Hier, j’ai pris la direction de Friedrichshain et du RAW Gelände, ce grand espace culturel et festif près de Warschauer Strasse, pour aller voir une présentation d’art numérique. The Lighthouse of Digital Art, littéralement Le phare de l’art numérique, ou encore plus littéralement La maison de lumière de l’art numérique, car lighthouse est le terme anglais pour phare, mais si on le découpe en light lumière et house maison, ça fait maison de lumière, car c’est une construction qui émet de la lumière pour avertir les bateaux de la proximité de la terre. Enfin bref, après cet écart étymologique revenons à nos moutons.
Donc The Lighthouse of Digital Art est un petit local qui présente de l’art numérique, sur les quatre murs et le sol, une animation est projetée, le tout accompagné de musique. Les artistes créent tout eux même, les animations et la musique. Chaque session dure trente minutes environ, la salle dispose de gros coussins, de poufs et de chaises, et nous plonge dans un univers assez coloré et porté par de la musique électronique. On commence par un voyage dans l’espace jusqu’à être avalés par un trou noir qui nous emmène dans une dimension en noir et blanc. Puis un trou blanc nous propulse dans un autre univers haut en couleur, qui m’a un peu fait penser à ces écrans de veille du siècle dernier et début du siècle, des formes géométriques qui se scindent et se multiplient. Puis enfin, on s’envole dans un monde aux formes et couleurs psychédéliques.
J’ai bien aimé, on s’échappe le temps de cette courte présentation, l’harmonie des images, des couleurs et de la musique, c’est vraiment chouette.
Avec la levée du confinement et la reprise de la vie sociale, j’ai pu récemment découvrir de nouveaux restaurants. Voici trois nouvelles adresses testées et approuvées par moi et mes amis.
Par une belle soirée d’été, nous sommes allés essayer une crêperie dont j’entendais parler en bien depuis longtemps. Melt, à Friedrichshain, proche de Warschauer Strasse et Simon-Dach-Strasse. Ils ont également un bistro du même nom à quelques pas de là, mais nous n’avons testé que la crêperie. L’accueil est très sympa, c’est assez petit mais il y a de la place dehors, le service est au top. La carte est succincte et les prix sont plus que raisonnables. J’ai pris une galette complète et une crêpe banane-chocolat, super bon ! Tout le monde à table était content. Ils ont également des pâtisseries et justement, on avait vu sur la vitrine frigo et les éclairs me faisaient de l’œil, du coup j’en ai pris un à emporter pour le dessert du déjeuner le lendemain, top ! Une bonne adresse pour les amateurs de crêpes et galettes !
Une autre soirée estivale, mais avec un temps incertain, nous avons pris place sur la jolie terrasse couverte d’Unsre Kneipe à Prenzlauer Berg. Un sympathique restaurant allemand. J’ai personnellement fait simple avec des pâtes bolognaise (servies avec une bonne quantité de gruyère rapé pour mon plus grand plaisir), j’avais hésité à prendre la schnitzel (escalope pané), un des convives l’a fait et c’est une sacrée portion. Il y en a pour tous les goûts, viande, poisson et plats végétariens. Le personnel était au top, les prix raisonnables et le cadre sympa. L’intérieur est un peu rustique, ça a du charme.
Ce week-end, je suis allée prendre un brunch à l’accent corse. Enfin, l’accent corse, sur le papier car j’ai conversé uniquement en allemand. Là encore, jolie petite terrasse, les petits-déjeuners sont principalement des planches de produits corses, la mienne avait de la coppa, du lonzu et divers fromages de l’Île de Beauté, les amies avec qui j’étais ne mangeant pas de viande, elles ont pris de belles planches de fromages principalement corses. Ils proposent aussi des sandwich baguette et quelques plats du jour cuisinés. Les produits sont d’excellente qualité. L’intérieur a son charme, ils vendent aussi quelques produits français (fleur de sel de Camargue, produits Le Petit Marseillais, tapenade, etc…). Le service est un peu lent, mais le personnel était assez sympathique. Une belle petite adresse en somme.
Ce week-end, je suis allée en Alsace pour rendre visite à de la famille. Comme j’arrivais à l’aéroport de Bâle-Mulhouse-Freiburg, je me suis dit que j’allais en profiter pour passer une journée à Bâle. J’avais déjà rapidement visité la ville il y a 13 ans, lors d’un voyage en Suisse qui a d’ailleurs été le tout premier voyage raconté sur le blog (pour les curieux, cliquez ici).
Après quelques couacs avant l’embarquement (faites bien attention aux dimensions des valises en cabine avec Easyjet, ça a changé récemment, et ne faites pas comme moi, n’oubliez pas de mesurer les roues avec…), le vol s’est bien passé, arrivés à Bâle, la sortie n’a pas été trop longue, il y avait une petite file d’attente pour accéder à la zone de bagages et aux sorties. En attendant, je vois un panneau intitulé « Où allez-vous ? » avec une flèche pour la Suisse et une autre pour la France et l’Allemagne, mais arrivée à l’employée qui vérifie qu’on prenne bien la bonne file, la file Suisse c’est pour les Suisses et les résidents, la file France et Allemagne pour les autres, c’est un peu déroutant. Mais on sort tous au même endroit finalement. Et là, un charmant sapeur-pompier a vérifié mon passeport et mon certificat de vaccination. On arrive alors à l’espace pour récupérer les bagages, je suis un peu perdue, je vais d’un côté, je trouve enfin un écran qui indique sur quel tapis nos bagages arrivent, bien sûr, totalement à l’opposé, je récupère ma valise et refais le même chemin pour sortir par la sortie Suisse où la douane passe encore mes bagages aux rayons X. Enfin, je sors, le bus arrive dans quelques minutes, j’achète vite fait un billet sur l’application de la compagnie de bus et puis le numéro 50 arrive, 10-15 minutes plus tard, je descends à la gare centrale et je prends le chemin de l’hôtel, j’ai eu un peu de mal à trouver l’entrée, mais un peu après minuit je peux enfin me coucher.
Après une bonne nuit de sommeil dans ma mini-chambre (vu les prix suisses j’ai pris un hôtel pas trop cher mais encore décent, Ibis Budget, il y a donc le strict minimum mais pour une courte nuit, ça suffit amplement) et un bon petit-déjeuner, je suis d’attaque pour une petite journée à Bâle. Je suis partie en milieu de matinée direction la vieille ville, via la gare, ça se fait très bien à pied. Comme dit, je suis allée à Bâle il y a 13 ans, mais aussi, ces derniers temps j’ai traduit pas mal de matériel touristique concernant la Suisse (ce qui m’a donné encore plus envie de retourner là-bas), dont Bâle. Il y avait trois choses que je voulais absolument (re)voir : le Mittlere Brücke, un joli vieux pont sur le Rhin, la cathédrale Münster et l’hôtel de Ville rouge (Rathaus). Armée d’un plan, je suis partie plus ou moins dans la direction du pont, passant par un joli parc et de belles petites rues, dont certaines en travaux, certaines piétonnes, certaines observées d’en bas car elles semblaient bien raides. Je suis arrivée sur Marktplatz, la place du marché, devant le bel hôtel de ville avec sa belle façade rouge et sa petite tour dorée. J’ai fait un peu le tour du marché, bavant notamment devant de beaux fromages suisses…
Hôtel de ville
J’ai ensuite continué vers le fameux pont, de là on a une belle vue sur les rives de Bâle, notamment le Münster, il y a quelques renfoncements dans le pont, ce qui permet de se poser là pour admirer, photographier, se reposer sans gêner les passants. Je me suis notamment assise quelques minutes à côté de la petite chapelle Käppelijoch qui se trouve au milieu du pont. Le tout sous un magnifique soleil. J’avais rendez-vous pour déjeuner dans le coin, donc je ne me suis pas trop éloignée, profitant des vues sur le fleuve et la ville. J’ai aussi repéré des bateaux, alors je suis allée me renseigner. À la station maritime Basel Schifflände, on peut embarquer pour des balades de plusieurs heures ou alors pour un court tour du port ou de la ville. Avec Rhystärn, les mercredi, vendredi et dimanche, on peut voguer une petite heure sur le Rhin. Quelle chance, c’est justement vendredi, je prends des renseignements, je regarde les horaires et me dis que j’irai peut-être plus tard, ça devrait être faisable niveau temps.
Mittlere Brücke
Sur ce, je suis retournée vers l’hôtel de ville et j’ai pris la direction d’une petite rue non loin de là. J’avais rendez-vous pour déjeuner avec une collègue traductrice bâloise au restaurant de l’hôtel Basel. Nous étions sur la jolie terrasse couverte, un cadre superbe. La carte est assez succincte, j’ai opté pour une entrecôte de bœuf (suisse), très bonne. Le personnel était également super. Bon, le prix, c’est pas forcément donné, mais c’est la Suisse hein, et une source sûre m’a également dit que Bâle en particulier est assez chère comme ville. Ce fut un agréable moment en tout cas. Une fois rassasiée, je suis redescendue vers l’hôtel de ville. Là, je suis passée devant le McDonald’s et je n’ai pu m’empêcher de sourire en voyant la pub pour le McRaclette. Certes, y’a pas qu’en Suisse que McDo fait des burgers à base de raclette, mais c’est la première fois que j’en vois en plein été vu que bien des gens pensent qu’on ne peut manger de la raclette qu’en hiver, comme si y’avait une saison pour la raclette, la fondue, la tartiflette, etc. ^^
Je suis alors retournée vers le pont Mittlere Brücke et j’ai pris un ticket pour le bateau de Rhystärn. L’employée qui vendait les billets m’avait prévenue qu’en raison d’un niveau assez haut du Rhin, ils ne faisaient que le port, pas la ville, en ce moment (ils ne peuvent pas passer sous le fameux pont en ce moment). Donc, je paie mes 15 CHF pour embarquer, je m’installe sur la terrasse couverte (ce qui m’évitera de griller car j’ai oublié la crème solaire dans ma valise à l’hôtel…) et je me commande un petit cocktail, un Tscharly Spritz, la version bâloise de l’Apérol Spritz, mais avec comme base une liqueur proche du gin, pas mal du tout. Puis le bateau part, on se promène sur le Rhin, 45-50 minutes peut-être, c’est sympa, mais le côté qu’on a fait, c’est assez industriel sur les rives, quand le niveau du fleuve le permet, faire le tour côté ville doit être vraiment chouette.
Sur le Rhin
De retour sur la terre ferme, je suis retournée sur le pont Mittlere Brücke, je venais de l’Altstadt (vieille ville) et de l’autre côté se trouve Klein Basel (Petite Bâle), je voulais voir s’il y avait quelque chose d’intéressant à voir de ce côté, mais rien tout près du pont donc j’ai fait demi-tour. Et là, j’ai repéré Läckerli Huus, la maison des läckerli, une spécialité bâloise proche du pain d’épice mais pas tout à fait, avec différents parfums. La vendeuse était des plus chaleureuses et le magasin donnait l’eau à la bouche. Elle m’a fait goûter un läckerli nature, c’était trop bon, puis un au citron, encore trop bon. J’ai pris quelques paquets pour moi et pour offrir et après avoir payé, elle m’a proposé un caramel mou, mais bof, je cours pas après, du coup elle m’a fait goûter un läckerli à la pomme, ça aussi trop bon, elle me disait qu’on doit toujours ressortir de la Läckerli Huus en mâchant quelque chose. J’ai pris des nature et des cacao pour moi, un délicieux souvenir en somme.
Münster
Ensuite, j’ai pris le chemin vers la belle cathédrale Münster, passant par des petites rues qui montent bien, avec de jolies vues sur le Rhin par moment. La place devant la cathédrale se préparait à accueillir un cinéma en plein air, donc c’était un peu chaotique, mais j’ai quand-même pu admirer la belle bâtisse, j’ai visité rapidement une cour mais pas la cathédrale en elle-même. Sur ce, j’ai repris le chemin vers l’hôtel (temps prévu : 20-30 minutes à pied), après des heures à bouillir sous le soleil, j’ai commencé à voir au loin, enfin même pas si loin que ça, des nuages noirs arriver. Et justement, c’est dans cette direction que j’allais. Puis, quelques grêlons ont commencé à tomber, mon parapluie aussi était dans ma valise à l’hôtel… Je me suis abritée sous un large porche, espérant ne pas déranger les habitants (mais au final je n’ai vu personne), regardant la grêle tomber pendant de longues minutes, alors que je me disais que ça semblait commencer à se calmer, la grêle a rapidement fait place à des trombes d’eau. J’ai attendu encore un bon quart d’heure, puis la pluie s’étant arrêtée, je me suis remise en route. Rapidement, quelques gouttes se sont mises à tomber, mais c’est à quelques minutes de l’hôtel que la pluie a recommencé à battre son plein. Trempée, j’ai récupéré ma valise et me suis posée quelques minutes à la réception.
Puis, l’heure tournant et la pluie se calmant, je suis retournée vers la gare pour prendre le train direction la France et l’Alsace. Ce fut une belle journée, Bâle est vraiment une jolie ville, c’est petit mais il y a pas mal à faire et j’ai encore d’autres choses à voir, notamment un chocolatier sur Marktplatz dont une source sûre m’a vanté les louanges.
À ma connaissance, ce livre n’existe qu’en anglais. Je connais Richard Ayoade par son rôle mythique de Moss dans IT Crew. Il y a quelques mois, je suis tombée sur une vieille interview de l’acteur faisant la promotion de son nouveau livre (nouveau à l’époque car il est sorti en 2019). Du coup, je me suis penchée sur cet ouvrage.
Ayoade On Top est une critique du film Hôtesse à tout prix (View from the top). J’ai donc d’abord regardé le film (on trouve le DVD du film de 2003 pour quelques euros) et je me suis plongée dans cet essai qui part un peu dans tous les sens. J’ai a-do-ré, un bon humour n’importe quoi, je lisais avec la voix de Moss/Richard Ayoade dans ma tête (j’avais d’ailleurs hésité à prendre le livre audio lu par l’auteur lui-même), je rigolais toute seule devant ma liseuse parfois. Franchement un bon moment de lecture, une belle analyse de ce film (qui n’est pas si terrible que ça d’ailleurs). Du coup, je vais sûrement me laisser tenter par d’autres ouvrages de Monsieur Ayoade.
La Spreewald est une destination très prisée en Allemagne, dans le Land du Brandebourg, beaucoup de berlinois aiment y aller pour passer une journée ou de courts séjours. Mais qu’est-ce que c’est que la Spreewald vous demandez-vous peut-être ? Notre ami Wikipedia nous dit la chose suivante : La forêt de la Spree (Spreewald en allemand ; Błota en bas-sorabe) est une vaste zone forestière humide autour de la rivière Spree et ses bras secondaires (plus de trois cents), située à une centaine de kilomètres au sud-est de Berlin en Allemagne. La forêt a été désignée en 1991 par l’UNESCO comme une réserve de biosphère de 47 509 ha. Cet espace est composé de marais et de plus de 200 petits canaux navigables (appelés « Fließe ») d’une longueur totale de 1300 kilomètres. Autrefois, le transport des marchandises et des personnes s’effectuait sur ces canaux, mais aujourd’hui seule la distribution du courrier par la Poste allemande à Lübbenau se fait toujours de cette façon.
J’y suis allée pour la première fois l’été dernier, pour une aventure en canoë mémorable, et j’aspirais depuis à y retourner pour une visite un peu moins sportive. Alors, le week-end dernier, par un beau samedi d’été, avec deux amies, nous avons pris la direction de Lübben. Normalement, il y a un train direct depuis Berlin, il faut compter environ une heure de trajet, mais en raison de travaux sur la voie ferrée, une partie se fait actuellement en bus, ce qui rajoute une demi-heure de trajet. Et les seules alternatives en train uniquement sont plus longues avec deux ou trois changements.
Arrivées à destination, nous nous sommes mises en route vers le centre-ville, traversant une petite forêt, le temps était nuageux mais chaud, assez agréable. Nous avons fait une première pause sur la place du marché et avons visité l’église Paul Gerhardt (un célèbre auteur de chants religieux allemands du 17e siècle). Ensuite, nous sommes descendues vers les canaux, cherchant où faire un tour en longue barque. Quand nous pensions avoir trouvé, ils étaient déjà complets, le Monsieur nous a alors expliqué que nous étions au port n°3 et qu’au n°1 ou 2, nous trouverions plus facilement sans réservation. Alors, nous sommes allées vers le centre touristique et avons vite repéré un tour qui partait trente minutes plus tard.
Nous avons embarqué sous le soleil, prenant place sur un banc d’un côté d’une table, une famille s’installant bientôt en face. Le batelier nous a accueillis chaleureusement, sur la petite table il y avait une petite corbeille avec des mini bouteilles de différents schnaps. Alors pour bien commencer la balade, nous avons trinqué, je n’ai pas été très aventureuse et j’ai pris une liqueur à la griotte, les filles, elles, au cornichon (le cornichon c’est LA spécialité du coin). Il y en avait aussi à l’asperge (ce qui ne m’étonne pas vu l’amour des allemands pour l’asperge), mais non, merci, ça ira. Et sur ce, nous voilà partis pour 1h30-2h sur les canaux de la Spreewald, passant des écluses, perdus entre les arbres dans ces marais. C’était superbe. Mais humide… la pluie s’est vite invitée à la fête, j’ai sorti ma veste de pluie, pour le reste du bateau, ce fut les grands parapluies rangés sous les tables, c’était assez comique. Quand la pluie était plus intense, on profitait d’un passage sous un bon pont pour s’abriter quelques minutes. C’est vraiment bien tombé par moments, on a quelques fois entendu le tonnerre au loin. Dans le parcours, il y a un arrêt prévu au Gurkenstand (le stand des cornichons) où on peut, tout en restant dans la barque, acheter des cornichons à manger tout de suite ou à emporter, sous diverses formes, mais aussi de quoi se réhydrater ou caler une petite faim. Ils ont été gentils et ont étendu leur store côté canal pour nous abriter. Entre averses et éclaircies, la balade était sympa, même si j’étais trempée à la sortie.
De retour sur la terre ferme, nous sommes allées nous restaurer… en terrasse, sous un grand parasol… ou plutôt parapluie dans ce cas-là. Ensuite, nous sommes allées au gros stand de cornichons où on trouve le cornichon sous toutes ses formes, pas seulement en version comestible ou liquide, mais aussi en magnets, peluches, crochet, etc… Ainsi que divers produits et souvenirs de la région. Sur ce, nous sommes allées nous balader du côté du château (mais n’avons pas visité le musée) puis sur Schlossinsel (l’île du château), passant près d’aires de jeu aquatiques pour enfants et diverses installations, dans un cadre des plus verdoyants. Le soleil a commencé à percer doucement les nuages, même si quelques gouttes tombaient encore.
Sur ce, nous avons repris le chemin de la gare, le retour fut bien plus long car le train que nous voulions reprendre après le bus de remplacement a été annulé et nous avons continué en bus jusqu’à une petite ville en périphérie de Berlin où nous avons pu prendre un S-Bahn (une sorte de RER). Et plus nous nous éloignions de Lübben, plus le soleil brillait, forcément. Ce fut tout de même une bien belle journée. J’espère un jour pouvoir aller en Spreewald sans pluie (la dernière fois, c’était certes moindre, mais la pluie s’était aussi invitée), y’a encore pas mal à faire là-bas.
Lorsque je me suis baladée dans la vieille ville de Nancy par un bel après-midi de début juin, je suis passée devant une boutique en Grand Rue, La Boutique par Lettreshop, dont la vitrine a attiré mon attention. Divers T-shirts, mugs et autres objets débordant de fierté lorraine, arborant des expressions, paysages et monuments typiques de la région. C’est notamment un gros panneau affichant un message des plus importants, qu’il n’y a PAS de fromage dans la VRAIE quiche lorraine, qui m’a happée. La boutique étant fermée, je n’ai pas pu aller y faire des folies, mais j’ai pris des photos de la vitrine, incluant bien le panneau comportant le nom du compte Instagram.
Le lendemain, je regardai leur compte Instagram et trouvai avec plaisir le lien de la boutique en ligne. Après m’être assurée qu’ils livrent aussi en Allemagne, j’ai patienté jusqu’à un ou deux jours avant mon retour à la maison, sachant alors que finalement, je n’aurais pas à rester en quarantaine (si vous souhaitez vous rendre en Allemagne ne prenez pas cette information pour argent comptant, ça change souvent et c’est parfois différent d’un Land à l’autre), j’ai passé commande et quelques jours plus tard, tadam ! C’est arrivé, et j’adore !
Il y a quelques jours, je suis enfin allée voir l’exposition Van Gogh – The Immersive Experience à STATION Berlin, sous les rails du métro aérien, à deux pas de la station Gleisdreieck. Cela faisait quelques mois que je voyais l’affiche un peu partout dans la ville. Elle est prévue jusque fin août, et j’attendais d’être entièrement vaccinée ou que l’obligation de test soit levée pour y aller. Au final, ce fut les deux, vu que quelques jours avant je recevais ma deuxième dose. Sur place, avec des entrées limitées pour garder ses distances et le port du masque, les risques de contamination restent donc minimes.
J’ai donc retrouvé quelques autres amatrices d’art pour aller déambuler dans l’univers de Vincent Van Gogh. C’est un peintre que j’aime beaucoup, c’est assez récent, je l’avoue, je me suis « penchée » sur ses œuvres il y a quelques années et j’ai été enchantée. J’ai un faible pour La Nuit Étoilée, les tournesols, L’Église d’Auvers-sur-Oise ou encore Terrasse du café le soir. J’avais pu admirer quelques œuvres lors de mon dernier voyage à Londres, à la National Gallery. J’étais donc enthousiasme à l’idée d’explorer le monde du peintre.
L’exposition s’ouvre sur une première salle, avec de nombreux tableaux, de nombreuses informations, et là on se rend compte que Van Gogh a fait vraiment beaucoup d’auto-portraits. C’est peut-être un fait connu, mais ça m’a surprise je dois dire. Ensuite, on entre dans la salle de l’expérience immersive, c’est vraiment bien fait. Des tableaux du peintre sont projetés sur les quatre murs, ils prennent vie, ils dansent, au son de la musique (et du métro), avec des citations du peintre sur l’art et l’âme humaine principalement. Un vrai moment de merveille. Une autre façon d’explorer les œuvres et la vie de l’artiste. Après ce bel instant, on passe par l’atelier où on peut colorer des modèles issus des tableaux de Van Gogh, je me suis abstenue, vu que j’ai tendance à déborder… Après, on trouve l’expérience de réalité virtuelle, qui n’est pas comprise dans le prix, nous ne l’avons pas fait, pas emballée par l’idée personnellement, mais le principe est de se balader dans les peintures à l’aide d’un masque VR.
Pour finir, comme toute bonne exposition, on termine par la boutique. On peut y trouver des reproductions sur toile (hors budget pour moi), des posters (malheureusement ils étaient en rupture de stock de celui qui m’intéressait), des cartes postales, des chaussettes, des tasses et autres souvenirs portant les œuvres du peintre.
Ce fut vraiment une belle expérience, je crois savoir que cette exposition est itinérante, elle reste à Berlin jusque fin août et ensuite, je ne sais pas, mais si vous aimez Van Gogh, que vous êtes dans le coin ou qu’elle vient près de chez vous, je ne peux que recommander.
Lors de mon dernier passage en Lorraine, j’ai découvert un « nouveau » petit restaurant au centre-ville de Metz : Les Pas Sages. Situé rue Taison, au niveau du Graoully (cette phrase peut sembler étrange à ceux qui ne connaissent ni la ville ni la légende du célèbre monstre mythique dont j’ai déjà parléici), c’est un agréable petit local avec une carte succincte et un super service. J’y suis allée avec deux amis par une belle journée chaude et ensoleillée et nous avons pu déjeuner sur la petite terrasse, comme c’est une rue piétonne, c’est encore plus agréable.
Nous avons tous opté pour des plats à base de viande, et je ne sais plus si il y avait beaucoup d’options végétariennes, mais en tout cas nous étions ravis, c’était très bon. Et les frites maisons sont super, j’ai pris aussi leur cordon bleu, j’en mange pas souvent, il était excellent. Le serveur était sympa, les prix pas trop élevés, l’intérieur où je suis passée brièvement a l’air bien joli aussi. Bref, une bonne petite adresse au centre de Metz.
Pour ceux qui aimeraient lire dans la langue de Goethe, mais à un niveau de langue bien plus simple que celui que l’on peut retrouver dans les ouvrages de Goethe, je ne peux que recommander cette série magique. Die Legende der Silberblume (La légende de la fleur d’argent) est le troisième opus de la saga Der Feueerabe (Le corbeau de feu) de la talentueuse Vera Reh.
On retourne à Balderwald, cette ville magique cachée en Allemagne, pour de nouvelles aventures avec nos trois héros, et cette fois l’enjeu est plus important que jamais. On tremble avec eux tout en en apprenant encore plus sur cet univers rempli de magie. On pleure, on rit, on a le cœur qui bat, on a du mal à poser le livre avec tout ce suspens. Vraiment une histoire fantastique, vivement la suite !
Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit-déjeuner, nous avons pris la route de l’Alsace. Non sans difficultés grâce au GPS capricieux. Le chemin qu’il nous a fait prendre semblait étrange, on passait certes dans de beaux villages et par une route avec de jolis paysages, mais à un moment, ça n’avait plus aucun sens. Du coup, j’ai enclenché mon GPS avec Google Maps sur mon portable, ce qui n’était pas toujours facile dans les montagnes car par moment je n’avais aucun réseau, mais on a fini par retomber par la bonne route. Pas celle qu’on voulait, une autre, que mes parents connaissent bien et voulaient éviter pour ne pas avoir à rouler sur les routes d’un col. Enfin bref, nous avons fini par arriver à destination.
Riquewihr
Le premier arrêt était à Riquewihr, un pittoresque petit village sur la route des vins d’Alsace, avec les vignes en arrière-plan, c’est vraiment magnifique. Il était presque midi, nous avons commencé à nous balader dans le centre piéton en faisant du repérage pour les restaurants. Outre les mille et une caves à vin, il y a pas mal de boutiques, pas toutes des pièges à touristes, et j’ai craqué pour une paire de boucles d’oreille, classique. Le soleil cognait bien et le thermomètre flirtait déjà avec les 30°C. Pour déjeuner, nous sommes allés à L’Arbalétrier, la salle est dans un caveau, nous étions bien au frais. Une très belle adresse, les plats faits maison étaient très bons, beaucoup de spécialités locales, une déco originale et une serveuse super sympa, dans une ambiance familiale. Et la note n’était pas trop salée.
Ensuite, nous avons remonté la rue principale jusqu’à l’autre porte des anciens remparts, c’est vraiment très joli. Puis, après avoir fait une razzia dans une boutique de petits gâteaux faits maison, nous sommes redescendus au parking. Nous avons alors pris la direction de Rouffach où nous rendons visite à de la famille. Mes parents dorment chez eux, mais pour plus de confort, j’ai pris une chambre dans ce bel hôtel. Je suis déjà venue plusieurs fois ici. Je me suis vite installée à l’hôtel puis nous sommes allés chez Les Alsaciens. Une après-midi et une soirée en famille, je viens juste de rentrer à l’hôtel, avant le couvre-feu bien sûr.
Demain matin, j’ai réservé l’espace bien-être pour 9h, une nouvelle règle en raison du Covid, il y a des créneaux d’une heure à réserver. Puis ce sera une autre journée en famille.
***
Une cigogne de Rouffach
Lundi 14 juin 2021
16h
Un village près de Metz
Hier dimanche, après une bonne nuit bercée par le son de la climatisation, j’ai pris un bon petit-déjeuner puis je suis allée profiter de l’espace bien-être. Le jacuzzi ne fonctionnait pas trop, mais j’ai bien pu nager. J’ai eu la piscine pour moi toute seule pendant près d’une heure. Ensuite, je suis allée rejoindre la famille chez Les Alsaciens. Une belle journée tranquille. Puis en fin de soirée, je suis rentrée à l’hôtel au son des cigognes qui caquetaient. Ah ben c’est l’Alsace, d’ailleurs sur le chemin entre l’hôtel et Les Alsaciens je passais devant une vieille bâtisse sur le toit de laquelle il y a un beau nid de cigognes.
Et ce matin, avec mes parents, nous avons repris le chemin de la Moselle. La route entre le Haut-Rhin et la Moselle passe par les Vosges. La route était jolie, du côté de l’Alsace et de la route des vins, on a les vignes surplombées par les hautes collines, ou petites montagnes, coiffées parfois de châteaux. Et quand on se rapproche du massif vosgien et ses ballons (une petite partie des montagnes est en Alsace), les routes serpentent dans les montagnes avec de belles vues sur la vallée. Nous sommes passés par le fameux col du Bonhomme qui culmine à 940 mètres.
Confiserie Des Hautes Vosges
En route, nous avons fait un arrêt à Plainfaing pour aller à la Confiserie Des Hautes Vosges, après avoir fait quelques achats au magasin, nous avons fait la petite visite de l’atelier, gratuite, et nous avons vu comment ils font leurs bonbons, aujourd’hui à la mirabelle. J’avais un vague souvenir d’une visite là-bas dans les années 90, ça a naturellement bien changé. C’était sympa.
Plus tard, nous avons fait un arrêt à Saint-Dié-Des-Vosges pour déjeuner au Petit Robinson, un petit restaurant sympa où j’avais déjà été avec mes parents en rentrant d’une visite chez Les Alsaciens.
Ce fut un sympathique petit séjour, c’est toujours agréable de passer du temps en famille et j’ai découvert et redécouvert de jolis coins des Vosges et de l’Alsace.