La Marmotte a lu : La Terre des morts, Jean-Christophe Grangé

À l’aéroport de Bordeaux, avant d’embarquer pour Berlin, j’ai trouvé La Terre des morts, le dernier roman de Grangé et je n’ai pas résisté ! Vu ma longue liste (ou pile) de lecture, j’ai mis quelque temps avant de m’y mettre, mais wow ! Du grand art, un nouveau chef-d’œuvre du maître Grangé. La quatrième de couverture :

Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c’est d’un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu’un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d’un flic peut totalement basculer, surtout quand il s’agit de la jouissance par le Mal.

Ça vous retourne le cerveau, mais quelque chose ! L’intrigue est bien ficelée (normal pour un thème SM), le suspens est là, le style toujours aussi excellent. Bon, par moments, faut s’accrocher, c’est un polar noir hein, avec des trucs dérangeants, surtout avec l’exploration du monde SM, ça fait froid dans le dos. Pour les amateurs du genre, un roman à ne pas manquer !

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La Marmotte a lu : Légendes du Nain Sans Nom, livre 1 : Carnifex, par D.P. Prior

Après avoir dévoré les séries Les Origines de Shader et Shader de D.P. Prior, je m’attaque à la série de fantasy héroïque du même univers, Légendes du Nain Sans Nom, le livre 1, Carnifex, est la genèse du personnage si attachant, Sans Nom, nain qui croise le chemin de Shader dans Le Déliement.

Avant toute chose, comme toujours, le résumé :

Depuis plus de mille ans, les nains se sont cachés loin du monde dans leur cité-ravin d’Arx Gravis.
Gouvernée par un conseil inflexible dont le seul objectif est d’éviter les erreurs du passé, la vertu définissant leur société est que rien ne devrait jamais changer.
Mais quand une infraction survient au Scriptorium et que le Garde du Ravin Carnifex Thane voit un homunculus fuir la scène de crime, c’est le début d’une série d’événements qui assureront que plus rien ne sera jamais comme avant.
La tromperie et la mort marchent vers Arx Gravis.
Les énigmes précédant la naissance de Carnifex se cristallisent en un destin horrible qui approche inexorablement.
Mais c’est dans le sang que naissent les légendes et la rédemption germe parfois des pêchés les plus graves.
Car Carnifex est destiné à devenir le Boucher du Ravin, avant même que ce sombre sobriquet soit perdu pour toujours, ainsi que tout ce qui le définissait autrefois.

Encore une fois, Prior signe là un ouvrage excellent. Beaucoup d’humour, du suspens, de l’amour, des surprises, de l’action, on rit, on sourit, on a peur, on pleure. Si on a lu les aventures de Shader, on en apprend plus sur son compagnon d’Aethir, la cité-ravin, le monde et l’histoire des nains. Une aventure palpitante à ne pas manquer !

(Traduit de l’anglais par Cécile Bénédic)

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Adventsmarkt Natur-park Schöneberg

Le week-end dernier, j’ai pris la direction du Natur-park Schöneberg Südgelände (S Priesterweg) pour aller visiter le petit marché de Noël et les installations lumineuses qui s’y trouvaient. En général, il y a quelque chose dans l’ancien garage de locomotives, mais il est en travaux, alors ça se passe plus en extérieur. À l’entrée du parc, les visiteurs sont invités à apporter leur bougie dans un verre au labyrinthe qui se dessine avant de suivre un joli chemin lumineux sous et sur le bâtiment à l’entrée et autour du château d’eau. Les stands pour se rassasier, se réchauffer avec un vin chaud ou autre ne manquent pas, tout comme quelques jolis stands d’artisans et producteurs vendant leurs créations ou le fruit de leurs récoltes. Une balade des plus agréables malgré la pluie.

>>PHOTOS<<

 

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La Marmotte a lu : Exquise Planète de Pierre Bordage, Jean-Paul Demoule, Roland Lehoucq et Jean-Sébastian Steyer

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un livre qui m’a beaucoup marquée : Exquise Planète de Pierre Bordage, Jean-Paul Demoule, Roland Lehoucq et Jean-Sébastian Steyer. Quatrième de couverture :

On connaît le jeu du « cadavre exquis », qui consiste à faire un dessin, puis à plier la feuille en n’en laissant dépasser qu’un fragment, à partir duquel le joueur suivant improvise son propre dessin… Les quatre auteurs de ce livre, en reprenant le principe, l’ont adapté à la description d’une planète plausible et des diverses formes de vie susceptibles d’y apparaître et de s’y développer. Quelle espèce extraterrestre le hasard et les lois de l’évolution vont-ils produire ? 

Cette « exquise planète », inventée en restant autant que faire se peut dans le champ du possible par un astrophysicien, un paléontologue et un archéologue, ne ressemble guère à la Terre, si ce n’est par l’inépuisable inventivité de ses espèces, et pourtant elle aurait pu être la nôtre si le hasard en avait décidé ainsi. Et elle prend un relief bien particulier quand un écrivain de science-fiction, Pierre Bordage, prenant le relais final, vient enrichir les descriptions scientifiques et factuelles d’un souffle épique qui efface la frontière commodément tracée entre science et fiction. 

Pierre Bordage, auteur de science-fiction, s’intéresse à tous les genres du domaine. Spécialiste du « space opera » (Les Guerriers du silence, Abzalon, Griots célestes), il ne néglige ni le « postapocalyptique » (Le Feu de Dieu), ni la « fantasy historique » (L’Enjomineur), l’anticipation (Wang), l’uchronie (cycle de Ceux qui sauront) ou la « fantaisie » (Les Fables de l’Humpur).
Jean-Paul Demoule, archéologue, professeur de protohistoire européenne à l’université Paris-I et membre de l’Institut universitaire de France, a présidé l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont On a retrouvé l’histoire de France.
Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA dans le domaine de la topologie cosmique, s’est fait une spécialité de vulgariser la science à partir d’ouvrages de fiction (La Science-Fiction sous les feux de la science, D’où viennent les pouvoirs de Superman ?). Il tient la rubrique « Scientifiction » dans la revueBifrost.
Jean-Sébastien Steyer, paléontologue au CNRS rattaché au Muséum national d’histoire naturelle, signe des rubriques liant la science et l’imaginaire dans les revues Pour la science et Espèces. Il est l’auteur de La Terre avant les dinosaures. 

Mon avis ? Assez sympa, quand les scientifiques essaient de faire de l’humour ça peut être marrant. Cela dit, même si c’est vulgarisé certains points scientifiques sont assez complexes, surtout dans la première partie. La deuxième partie est sympa, avec des bons jeux de mot et assez fluide à lire. La troisième partie est la moins intéressante selon moi, moins inventive et beaucoup trop centrée sur l’histoire de notre planète, un développement plus poussé de la civilisation de la nouvelle planète serait plus intéressant. La quatrième, forcément pour la fan de SF que je suis, ma préférée.

Très bon livre qui cela dit aurait eu du mérite à être moins centré sur la Terre, ils auraient pu aller plus loin, ça aurait été plus sympa selon moi de vraiment créer un nouveau monde sans y mêler la Terre. Ça reste quand même une belle lecture et surtout un livre qui m’a fait beaucoup réfléchir.

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Highlands d’Écosse en image

Inverness

Parc national Cairngorms et Speyside

Loch Ness

Culloden

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Highlands d’Écosse : carnet de voyage (4/4)

Lundi 12 novembre 2018
14h15
Platform 8, Inverness

Hier soir, après avoir regardé le nouvel épisode de Doctor Who, super d’ailleurs, je suis sortie pour dîner. J’ai voulu aller au pub du coin, Waterfront, la lumière était allumée, il y avait des gens à l’intérieur, mais une fois entrée, on me dit que c’est fermé. Bizarre. Enfin bref, du coup je suis retournée chez Prime pour un bon steak.
Ce matin, je me suis mise en route vers 10h. Tout d’abord le centre commercial Eastgate pour prendre le bus vers le champ de bataille de Culloden. Le n°5 vers Croy s’arrête devant la statue de la licorne. Une fois installée, je remarque que les arrêts ne sont pas annoncés, mais bon j’ai demandé au chauffeur un billet pour Culloden Battlefield (je ne connais pas les zones) et c’est sûrement bien visible quand on l’approche. À un arrêt dans la zone d’Inverness, j’entends une autre touriste demander à une passagère si c’est là le champ de bataille, et la passagère de lui dire qu’elle demandera au chauffeur de la prévenir. À peu près à l’heure d’arrivée prévue, on arrive, et en effet, on peut pas le louper.
Je commence donc par le centre des visiteurs avec guide audio. Une exposition très intéressante qui nous en apprend beaucoup sur cette bataille de 1746 ayant opposé les Jacobites (rebelles highlanders soutenus par les français) aux anglais, l’armée du gouvernement l’emportant au final. C’est bien fait, avec un côté Jacobite, un côté gouvernement. Il y a une salle vidéo avec des écrans sur les quatre côtés, ils diffusent une reconstitution de la bataille. À l’entrée ils avertissent que ce n’est peut-être pas vraiment adapté aux enfants, je dirais pas du tout même. C’est assez violent et poignant. J’ai aussi pu assister à une présentation sur la façon de recruter pour l’armée, des uniformes et des armes, une présentation bien faite qui fait participer des volontaires désignés du public.
Ensuite, je suis sortie explorer le champ de bataille, témoignage de ce jour noir et sanglant, la nature y règne, quelques stèles ici et là rappellent l’horreur qui s’est déroulée sur ce site, une terre qui a été imbibée du sang des soldats. Ce genre de lieux me rend toujours émotive, l’homme est si violent et ça n’a pas l’air d’être sur le point de changer, la guerre ravageant encore plusieurs coins de notre petite planète. J’ai donc fait un tour presque complet du site, après être montée sur le toit du centre.
J’ai fini juste à temps pour avoir le bus vers Inverness (un par heure) et je viens de déjeuner au pub Platform 8, j’avais aussi vu cet endroit en cherchant de bons burgers, bof, et steak encore une fois trop cuit. Il semblerait qu’ici, ils sont bons en vrais steaks, mais moyens en burgers.

***

Mardi 13 novembre 2018
16h45
Aéroport d’Amsterdam

Hier, après le déjeuner, je suis allée dans une bonne boutique de whisky conseillée par mon hôtesse (Wittermore), très bon accueil et bon conseil, enfin j’espère, vu que je ne bois pas de whisky, ce n’est pas pour moi et même si la personne à qui c’est destiné lit ces lignes, ce n’est pas une surprise, juste quoi comme whisky, là je ne dis rien. Donc vendeur très sympa et je ne sais pas comment, on en est arrivés à parler du Brexit, son avis est clair sur la question. Je crois que c’est un sujet auquel on n’échappe pas lors d’un séjour au Royaume-Uni. Surtout que personne ne sait encore vraiment comment ça va se passer. Enfin bref.
Suite à cela, je me suis baladée le long de la rivière Ness, à un moment le chemin s’éloignait de la rive, donc j’ai fait demi-tour et j’ai vu ensuite un panneau pour l’ancienne jetée des ferrys à 1,5 km et le canal Calédonien à 2 km, oui en kilomètres et pas en miles, de toute évidence bien destiné aux touristes. J’ai longuement hésité, mais comme la nuit tombait moins d’une heure plus tard, j’ai passé, pas envie de me retrouver au milieu de nulle part en pleine obscurité… et au bord de l’eau en plus.
Du coup, j’ai fait demi-tour et suis allée faire quelques courses au Tesco, cheddars écossais et crackers au cheddar avant de retourner au B&B pour faire ma valise, bouquiner et regarder la télé. Pour le dîner, après une longue conversation avec moi-même, je suis allée au Black Isle Bar (j’étais tentée de retourner chez Prime pour un steak). Pizza et brownie au chocolat. J’ai ensuite hésité à aller à Hootananny, bar de musique live, mais non, toujours mon problème de sortir seule dans des bars, pas trop envie, alors hop, retour au B&B pour lire.
Ce matin, après avoir dit au revoir à la Ness en traversant une dernière fois le pont rebondissant, je suis allée prendre le bus pour l’aéroport, mettant fin à ce superbe séjour.
Encore une fois charmée par l’Écosse, éblouie par les Highlands. Inverness est une jolie petite ville, le tour se fait vite (une journée suffit, même avec les îles Ness), il y a cependant énormément à voir aux alentours. Je reviendrai, c’est sûr. Il semblerait qu’une histoire d’amour est en train de naître entre l’Écosse et moi, il y a quelque chose de spécial ici. Je peux bien m’imaginer aller une fois par an en Écosse.
Ainsi se clôt ce chapitre écossais, je rentre à Berlin des souvenirs plein la tête et le cœur. À bientôt pour de nouvelles aventures !

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Highlands d’Écosse : carnet de voyage (3/4)

Dimanche 11 novembre 2018
17h20
Fraser House

Hier soir, après avoir regardé la deuxième mi-temps du match de rugby Pays de Galles vs Australie (victoire galloise, youhou !), je suis allée dîner au Scotch & Rye. Je l’avais repéré en cherchant un bon resto de burgers sur Google. Le bar est sympa, super carte de cocktails. J’ai pris une Nesspirinha, comme une caipi mais avec du gin Loch Ness à la place, normalement avec du kiwi aussi, mais j’ai pris sans. Vraiment sympa. Le burger par contre, le pain mauricette est original, bonne idée, mais le steak est bien trop cuit à mon goût, j’avais pris sans sauce, mais comme la viande n’est pas juteuse, ça faisait un peu sec. Les frites étaient bonnes par contre. Ensuite, j’ai pris un Cotton Candy Cosmo, donc dans un verre à cocktail de la barbe à papa bleue (cotton candy = barbe à papa) et dans un récipient genre de laboratoire, le cosmo normal. Je ne savais pas si j’étais censée verser le cosmo sur la barbe à papa, du coup j’ai mangé la barbe et ensuite j’ai versé le cocktail dans la coupe, avec ça un brownie choco avec glace vanille, pas mauvais. Service sympa, bonne musique, enfin pour moi, hip-hop et RnB des années 1990 et début 2000. Ensuite, retour au B&B pour bouquiner tranquille.
Ce matin, j’ai un peu traîné au lit et j’ai réalisé que je m’étais bien griffé le menton dans la nuit avec mes ongles, c’était pas un rêve, deux belles cicatrices. Je suis vraiment douée… Un peu avant 11h, j’ai pris la direction de la gare routière pour rejoindre mon tour Rabbies. Seulement cinq aujourd’hui, une nouvelle fois avec Helen comme guide. Aujourd’hui c’est le tour Loch Ness expérience complète.
Premier arrêt, l’hôtel Clansman avec un magasin de souvenirs principalement à la gloire de Nessie, le monstre est représenté sous toutes les formes possibles… ou presque, pas de boucles d’oreille. C’est aussi de là que part le bateau nous menant sur le Loch vers le château Urquhart, 18 GBP le ticket pour les deux, moins cher avec Rabbies en plus.
Je suis vite allée au point d’embarquement pour admirer le loch aux eaux noires bordé de montagnes, falaises et forêts, la lumière et les couleurs d’automne, le brouillard, un paysage magnifique.
Une fois le bateau là, je m’installe sur le pont supérieur ouvert, c’est magnifique, mais le froid me pousse vite à l’intérieur. Au bout de trente minutes, nous arrivons au château où j’explore les ruines, des tours et des plans surélevés offrent des vues magnifiques sur le Loch Ness. Très bucolique tout ça. Après avoir fait le tour et bien admiré (et photographié) la vue, je suis allée à l’accueil pour voir le film de présentation sur le château et déjeuner au café avec vue. Une visite sympathique dans l’ensemble.
Nous avons ensuite repris la route, principalement au bord du loch, avec des forêts colorées, le brouillard, la pluie, une atmosphère dramatique et magnifique. Tout d’abord un court arrêt à Invermoriston, petite balade forestière jusqu’à une maison d’été victorienne avec vue sur la petite chute d’eau, puis le pont, et nous avons repris la route, direction Fort Augustus, comme en juin quand j’étais venue la première fois, il pleut, j’ai pas trop traîné, on avait que trente minutes de toute façon.
Sur ce, nous avons quitté le côté le plus touristique du loch pour explorer et grimper les routes des montagnes, des coins calmes, vides et sauvages où broutent les cerfs et les moutons et où il faut faire attention de ne pas écraser les faisans. Avec le brouillard qui roule sur les pentes des montagnes, les paysages sont magnifiques. Un endroit exceptionnel.
Après un arrêt photo à Suey (?), nous avons roulé dans ce panorama de toute beauté jusqu’aux chutes de Foyers, des chutes qui ont fortement inspiré le poète et chansonnier écossais Robert Burns. Des marches ont été installées pour descendre plus facilement dans la forêt. Par contre, pas de chance, le débit des chutes était assez faible, apparemment à cause d’une usine hydraulique qui utilise le cours d’eau. La remontée fut rude, mais ça vaut quand même la peine et ça m’aide à brûler ma graisse. Un bon exercice en somme.
J’ai donc repris ma place à bord du bus et nous sommes allés vers le dernier arrêt de l’itinéraire. Le pub du village de Dores, il y a là une plage et la caravane d’un chasseur de monstre du Loch Ness professionnel. Le chasseur n’était pas là, le soleil commençait à se coucher, personne ne voulait vraiment aller au pub, du coup nous sommes juste restés dix minutes. Et comme nous étions en avance sur l’horaire (en hiver, certains arrêts sont plus courts pour tout faire avant la tombée de la nuit), Helen a proposé de nous déposer à nos hôtels. Super sympa. Sur la fin, on a discuté un peu du kilt, du fait que certains se sont battus pour ça, pour le droit de le porter, c’est à la base une tradition des Highlands uniquement, mais maintenant avec le tourisme, la sexualisation du kilt, le marketing, etc, tout le monde peut le porter. Oui, sexualisation, entre les calendriers de mecs en kilt et ce yoga en kilt avec juste des mecs bien bâtis et torse-nu, c’est limite sexiste, même sexiste tout court. Y’a un bar à Inverness, avant les serveurs portaient des kilts dans leur uniforme, mais plus maintenant à cause du harcèlement sexuel, des nanas bourrées qui soulevaient les kilts des serveurs… Ce qui est une tradition, quelque chose qui a une valeur et une histoire pour les Highlanders (oui, le kilt c’est highlander, pas écossais) est en train de devenir un costume, un objet de marketing, c’est un peu dommage. Enfin bref.
Et après cette jolie journée, me voici de retour au B&B, je vais bientôt me mettre devant la TV, BBC 1, pour le nouvel épisode de Doctor Who. Pas besoin d’attendre le lendemain qu’il soit dispo sur Amazon, youhou, et ensuite j’irai dîner.

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Highlands d’Écosse : carnet de voyage (2/4)

Samedi 10 novembre 2018
12h
Whin Park, Inverness

Donc hier, arrêt déjeuner à Grantown-on-Spey, petite ville victorienne sur la route du whisky. J’ai déjeuné avec un couple états-unien du groupe au café High Street Merchants. Très sympa et cosy. J’ai pris une assiette de fromages écossais avec crackers et mini-galettes d’avoine. Les galettes bof, mais le reste super. Ensuite, je suis allée au magasin Walkers, le fabricant des fameux shortbreads écossais (beurre, sucre et euh je sais plus), dont l’usine n’est pas loin. Je n’ai pas encore goûté, mais j’ai quand même pris deux paquets (dont un au chocolat), des gâteaux au beurre, ça peut être que bon.
Puis nous avons ensuite repris la route parsemée de distilleries de whisky dans un paysage jaune, vert et bleu. Des champs, des prairies, des rivières, torrents et ruisseaux. Nous avons fait un arrêt à un joli pont (j’ai oublié le nom, mais j’ai pris le panneau en photo).
Ensuite, ah non, encore à Grantown, j’ai oublié, je me suis arrêtée dans la confiserie Candy Coo. Candy = bonbon, Coo c’est le petit nom donné aux vaches écossaises cornues à long poil. Je me suis pris une tablette de chocolat, on verra s’il est bon.
Donc, après l’arrêt pont, nous sommes allés à la distillerie de Glenfiddich. J’ai longuement hésité à faire la visite, vu que je ne bois pas de whisky et que l’entrée est de 10 GBP, mais au final je l’ai quand-même fait et c’est très intéressant. On commence par une vidéo, puis le guide nous emmène à travers la distillerie pour nous présenter les différentes étapes de la fabrication du whisky. On peut faire des photos presque partout, l’odeur n’est pas toujours agréable, mais c’est très instructif en tout cas. On a aussi eu de la chance, pendant notre visite, en allant d’un bâtiment à un autre, un camion arrivait pour livrer l’orge (tout produit localement) et le mec en charge du camion nous a donné un peu d’orge frais à goûter. La visite se termine sur une dégustation de trois whiskys, j’ai du coup regoûté le whisky, mais non, j’aime pas, donc certains ont pu avoir du rab.
Ensuite, comme il faisait déjà nuit (16h30), retour sur Inverness. Comme toujours, super tour avec Rabbies. A priori, c’est la même guide demain pour le Loch Ness.
Après une petite pause au B&B, je suis allée dîner au restaurant Kitchen Brasserie pas loin (recommandé par Leah). J’ai pris un gin tonic avec le gin Loch Ness, mais trop de glaçons. En plat, du magret de canard sauce vin-myrtille avec écrasé de pommes de terre et légumes. Pas mauvais, mais le magret trop cuit à mon goût. Par contre, le brownie chocolat avec glace vanille, un régal. Le service est assez sympa, en attendant ma table à l’accueil, j’ai vu qu’ils ont une petite cheminée avec porte en verre et au-dessus un panneau « Attention. Feu très chaud. » Euh, oui, normal, non ? Le genre de panneaux, tu te demandes ce qui a dû se passer pour qu’ils le mettent. J’étais assise au deuxième étage, avec vue sur la rivière, ils ont une petite terrasse, ça doit être sympa l’été. Sur ce, retour à la maison d’hôtes, la journée m’avait épuisée.

***

Samedi 10 novembre 2018
21h
B&B Fraser House, Inverness

Ce matin je me suis mise en route en milieu de matinée pour me balader le long de la Ness, vers les îles Ness. Le soleil était au rendez-vous, aveuglant (j’ai oublié de prendre mes lunettes de soleil), l’eau est d’un bleu magnifique, les couleurs de l’automne sont sublimes. J’ai donc longé la rivière jusqu’au parc Whin, avec des pauses pour admirer la beauté des lieux dos au soleil. Le parc est sympa, il y a un petit étang, l’herbe est d’un vert flamboyant, il y a plein de jeux pour les gamins. Je me suis un peu éloignée de l’aire de jeux pour faire le tour de l’étang, puis je me suis assise sur un banc, un décor idyllique, avant de bouger vers une table de pique-nique pour écrire. J’ai ensuite continué à déambuler dans le parc, en bord de Ness, j’ai croisé des hippos colorés et un éléphant rose. J’ai ensuite fait demi-tour dans la partie boisée en empruntant un chemin le long d’un canal a priori utilisé pour le kayak, et arrivée au bout : une barrière fermée. Décidément… Cette fois, j’ai fait un peu de grimpette grâce à une pierre juste devant la barrière.
Je suis ensuite ressortie du parc, j’ai rebroussé chemin vers le pont menant à la première île, me posant sur un banc au bord des eaux agitées de cette belle rivière, caressée par les rayons du soleil et bercée par le courant du ruban bleu qui traverse la capitale des Highlands. Une atmosphère et un paysage bucoliques. J’ai ensuite pris le chemin piéton vers la première île Ness, j’ai arpenté ses sentiers entre arbres verts, nus, rouges et jaunes, un charmant petit îlot, un écrin de verdure magnifique en pleine ville. J’ai fait plusieurs arrêts pour profiter de ce cadre exceptionnel, surtout que je ne sais pas quand je reviendrai. La faim se faisant sentir, je suis retournée vers le centre-ville, en chemin je suis tombée sur un restaurant que mon guide de voyage recommandait. Contrast Brasserie, dans un hôtel 4 étoiles au bord de l’eau. J’étais étonnée de voir que les prix étaient raisonnables. Comme ils servent toute la journée (il devait être près de 14h) et qu’ils avaient une offre spéciale déjeuner, je me suis laissée tenter. En entrant, je me suis demandé s’ils allaient m’accepter, car hôtel 4 étoiles, resto un peu chic et moi en baskets, sac à dos, veste de pluie, et bien oui, pas de problèmes. J’ai toujours cette appréhension, dans certains restaurants un peu haut-de-gamme, chics (sans que ce soit des gastro étoilés) qu’en débarquant seule et pas sur mon 31, je me fasse refouler, au final, je suis très souvent bien accueillie. Là, pareil. Super accueil, super service, un personnel sympathique aux petits soins. J’ai pris un rumsteak de bœuf des Highlands absolument divin, servi avec des frites maison et une sauce au bleu, avec ça un bon daiquiri, puis en dessert de la glace : chocolat (avec des morceaux craquants), vanille et mangue (très forte en goût). Excellent. Je recommande.
J’ai ensuite repris le chemin du centre-ville (à quelques centaines de mètres), toujours sous le soleil, toujours le long de la belle Ness. J’ai ensuite remonté la rue vers le château avec tout d’abord un arrêt dans une boutique de souvenirs où j’ai craqué pour des boucles d’oreille au motif celte. Ils vendent aussi des calendriers de Highlanders en kilt… juste en kilt, j’ai failli en prendre un… je plaisante. J’ai ensuite voulu aller au musée du château, mais il ferme à 16h et il était 15h30 passé. Pareil pour la tour du château, surtout que les dernières admissions sont vingt minutes avant la fermeture. Tant pis. Je me suis donc baladée dans le centre avant que la nuit tombe, je suis passée dans le Victorian Market (marché victorien) avec beaucoup de boutiques déjà fermées. Ensuite, passage dans le centre commercial Eastgate où j’ai trouvé une boutique de chocolats britanniques. J’ai vu l’horloge du centre, la guide nous en a parlé hier, elle s’anime tous les jours à midi, c’est plus pour les enfants, mais c’est apparemment une attraction de taille.
Je suis ensuite retournée au B&B alors que le soleil se couchait, histoire de me reposer un peu devant la TV. D’autant plus que je pense avoir fait presque tout sur Inverness même, c’est une petite ville toute mignonne qui se visite rapidement. Ici, comme beaucoup de coins en Écosse a priori, ce sont surtout les sites naturels, la nature écossaise est magnifique.

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Highlands d’Écosse : carnet de voyage (1/4)

Jeudi 8 novembre 2018
07h50
Aéroport d’Amsterdam

La Marmotte dans les starting-blocks pour une nouvelle aventure écossaise. Après une courte nuit et un lever aux aurores, je suis en transit entre Berlin et Inverness pour quelques jours dans la capitale des Highlands d’Écosse. Ma journée dans les Highlands lors de mon séjour à Édimbourg en juin m’avait laissé un goût d’inachevé. Envie de plus. Peu après mon retour, j’ai regardé un peu et vu qu’il y a un aéroport international à Inverness, par curiosité, j’ai regardé les connexions depuis Berlin : avec KLM via Amsterdam. Et le prix ? Plus ou moins le montant de mon avoir Air France-KLM suite à l’annulation de mon vol pour La Havane en février. Du coup, hop ce fut décidé : les Highlands en novembre.
Quatre jours pleins et un programme déjà bien chargé. En plus de la visite de la ville, deux tours avec Rabbies, l’un au parc national Cairngorms avec visite d’une distillerie de whisky, l’autre, le tour complet du Loch Ness, en espérant voir Nessie cette fois. Je pense aussi aller sur le site de la bataille de Culloden et sur la péninsule Black Isle ou à Nairn, on verra.

***

Jeudi 8 novembre 2018
21h
Fraser House, Inverness

J’ai donc passé la matinée à somnoler et à me balader dans l’aéroport et en passant dans la zone après le contrôle des passeports, je me suis rappelé, grâce aux panneaux, qu’il y a un hôtel dans l’aéroport ! J’aurais donc pu prendre l’option avec le dernier vol du soir pour Amsterdam hier. Enfin bref.
Enfin, mon vol pour Inverness, j’ai dormi un peu dans l’avion. En arrivant, les paysages par le hublot entre mer et montagne, magnifique. Arrivée sous le soleil, passage de la frontière avec des douaniers super sympa et du coup ma valise m’attend déjà. Direction le bus, par chance celui d’avant a du retard, ça évite d’attendre une demi-heure à une heure. Une fois arrivée à Inverness, je demande à Google Maps de m’indiquer le chemin de la gare routière à mon Bed&Breakfast, dix minutes plus tard, après avoir passé un joli pont piéton qui bouge un peu sur la rivière Ness, Leah m’accueille chaleureusement et me donne des bons conseils de restaurants, pubs et endroits pour de la musique live. Elle prend aussi ma commande pour le petit-déjeuner demain, je vais tenter le tout écossais avec du haggis…
Sur ce, histoire d’en profiter tant qu’il fait encore jour, je me mets en route. Je retraverse la rivière et suis le conseil de Leah pour déjeuner, direction le Black Isle Bar, ils servent principalement pizzas et salades, tout (ou presque) bio et produit localement. Accueil très sympa, je prends une pizza au salami de cerf, un délice, avec un jus de pomme bio. Pour les amateurs de bière, ça a aussi l’air bien intéressant. J’ai vu qu’ils font aussi des plateaux de fromage écossais, je verrai pour peut-être y retourner samedi ou lundi. Ensuite, petite balade autour du château, l’intérieur n’est pas accessible au public, à part une petite tour qui était fermée. On a tout de même une belle vue sur la ville et la Ness de là. J’ai ensuite voulu redescendre au bord de l’eau via un petit chemin de terre, mais au bout je me suis retrouvé coincée… et je ne suis pas assez flexible pour grimper par-dessus une barrière. Je suis donc remontée pour redescendre par le trottoir et retourner me poser au B&B alors que le soleil commençait à se coucher, déroulant des rubans or et roses.
J’ai un peu traîné devant la TV (youpi, je vais pouvoir regarder le nouvel épisode de Doctor Who sur la BBC en direct dimanche soir) et à bouquiner avant d’aller au restaurant Prime, pas loin de la maison d’hôtes, un resto spécialisé en steaks et fruits de mer recommandé par mon hôtesse. Après un Cosmo assez sympa, j’ai savouré un filet de bœuf absolument délicieux, bien saignant, magnifique. Cuit sur grill au charbon, y’a ce petit goût de barbecue, divin. C’est pas donné, mais j’y retournerais bien avant de partir. Avec la note, ils vous donnent une carte postale avec une vache écossaise, j’avais presque envie de demander si c’était une photo de mon steak avant…
Mais en attendant, je vais aller me coucher, car le réveil sonne à 7h30 demain.

***

Vendredi 9 novembre 2018
22h
Fraser House, Inverness

Ce matin, j’ai donc testé le petit-déjeuner 100 % écossais, bof. Le haggis, non, j’aime pas, le black pudding, j’ai même pas essayé, c’est une saucisse de sang et j’aime pas ça. Les haricots à la tomate et le bacon à l’anglaise (grosses tranches épaisses, je préfère le fin bien croustillant), je ne suis pas fan. La saucisse n’était pas top non plus. Restent le hashbrown (sorte de mini rösti) et les œufs brouillés. Le mec du petit-déjeuner (le conjoint de Leah j’imagine) est aussi très sympa.
Ensuite, en route vers la gare routière pour le tour avec Rabbies. Notre chauffeuse, Helen, est très sympa. On est que huit, dont une autre berlinoise. Direction le parc national Cairngorms, dans les montagnes des Highlands. Petite anecdote, les anglais appellent ces montagnes les montagnes bleues, mais le nom gaélique (que j’ai oublié) signifie montagnes rouges. En effet, il y a du granite rose qui donne par endroit cette couleur rouge, mais de loin (genre quand on vient d’Angleterre), elles peuvent sembler bleues.
Premier arrêt : Carrbridge, célèbre pour son pont (en ruines) traversant la rivière Carr. Très joli. En chemin, avant et après, on passe par de magnifiques paysages, entourés de sommets arrondis et de rivières de montagne, presque des torrents. L’Écosse, c’est magique. Helen nous emmène ensuite en haut d’un sommet, si j’ai bien suivi à 1500 mètres. Il fait un peu frisquet (OK, froid) et le vent souffle fort. Je sors Marmotte pour faire les photos et la guide me demande ensuite qui c’est ma mascotte et elle trouve ça bien cool. En tout cas, le paysage là est à couper le souffle.
Nous reprenons vite la route pour redescendre près du Loch Morlich, près du centre de rennes (ils en ont réintroduits par le passé, on peut visiter et les nourrir). Helen nous emmène pour une balade bucolique en forêt, un joli sentier entre les pins (principalement), avec une petite rivière bien gorgée qui nous mène à la plage du loch. Superbe. Vraiment magnifique. Et par chance pour nous, vide. En été ça grouille de monde, normal. On reprend ensuite le chemin forestier et on traverse la route pour aller au centre d’accueil du parc, puis on remonte dans le bus. En route, on fait un court arrêt à la plage de la mafia des canards. Une autre partie de la plage du loch Morlich, envahie par des canards peu farouches qui s’écartent à peine devant le bus et couaquent pour quémander à manger aux humains. Là aussi, ils s’écartent à peine quand on approche à pied.
Après ce court interlude, direction Grantown, dans la région Speyside (la région du whisky) pour déjeuner. Et la suite au prochain épisode, car je suis exténuée et le lit m’appelle.

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Marmotte à Inverness

Le long de la Ness

Whin Park

Île de Ness

 

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