La Marmotte a lu : Hunger Games, Suzanne Collins

Avec les films, on ne présente plus trop cette série, mais j’avais été intriguée après la sortie du premier film et j’avais commencé par dévorer la trilogie littéraire en moins d’une semaine. C’est une de mes œuvres préférées et je trouve que pour une fois, les films étaient pas trop mauvais, malgré certaines libertés (surtout dans le tout dernier), ce sont de bons résumés des livres. Bien revenons-en à la trilogie de Suzanne Collins.

Résumé (made in Wiki) : C’est l’histoire de Katniss Everdeen, une adolescente de 16 ans, qui vit dans une Amérique post-apocalyptique, connue sous le nom de Panem. Un puissant gouvernement répressif, le Capitole, qui s’est formé après une période de troubles et de destruction, contrôle les douze districts qui forment Panem. Après la rébellion menée par le treizième district, qui sera complètement rasé, le Capitole crée un jeu télévisé appelé Hunger Games, qui consiste à choisir deux adolescents (une fille et un garçon) entre 12 et 18 ans dans chacun des 12 districts (soit 24 participants, appelés «tributs») et de les isoler dans une arène recelant un écosystème (comme des forêts, des territoires montagneux, des plaines, des ruines, des jungles, etc.), rempli de caméras et de pièges mortels, et délimitée par des champs de force, où il ne peut y avoir qu’un seul survivant. Lors des 74e Hunger Games, la jeune sœur de Katniss, Primrose (surnommée Prim), alors âgée de 12 ans, est choisie pour participer aux Hunger Games et représenter le District 12. Katniss se porte alors volontaire pour prendre sa place afin de la sauver d’une mort presque certaine.


Le début est un peu long pour mettre en place le contexte, mais c’est nécessaire pour bien comprendre la trilogie complète, une fois que l’action commence vraiment, dur de lâcher le livre, style agréable, du suspens, des coups d’éclats, vraiment, je ne peux que le conseiller pour ceux qui aiment le style science-fiction. En général, j’suis pas trop fan de voir les films que j’ai lus (peur de la déception parce-que quand je lis je me fais mon image) ni de lire les livres que j’ai vus (l’imagination est biaisée), mais comme dit, c’est assez réussi.

Attention, ce qui va suivre peut révéler des informations sur l’intrigue de la trilogie, si vous comptez lire ou regarder Hunger Games tout en gardant le suspens intact, je vous conseille de fermer la page. 🙂

Je disais donc science-fiction, mais tout de même, de mon avis, de la fiction avec une pointe de réalité. Ces jeux télévisés destinés à divertir les riches habitants du Capitole au détriment de ces enfants des districts où les habitants sont confinés et exploités, cela me fait penser aux jeux du cirque romain où les prisonniers étaient dévorés par les bêtes et les gladiateurs, souvent des esclaves des colonies romaines, s’entretuaient pour divertir le peuple romain… Même le reste a un goût de déjà vu : régime totalitaire ; des puissants qui se vautrent dans le luxe tandis que le peuple meurt de faim et voit sa liberté très réduite ; une civilisation qui est divisée en deux avec les riches et puissants dont la vie est précieuse, et le vulgaire peuple dont on fait peu cas de la vie, leur mort allant même à devenir un divertissement ; la tendance auto-destructrice de la race humaine ; les horreurs dont certains sont capables, prêts à sacrifier des vies sans remord pour atteindre le pouvoir ; le voyeurisme et la cruauté. Bref, vous prenez le pire de ce dont l’espèce humaine est capable et vous avez Panem, un version futuriste de la Rome Antique,… On espère toujours que l’humanité apprendra sa leçon des horreurs du passé, mais des fois on se pose vraiment la question, à voir les persécutés devenir les persécuteurs, est-ce que toute cette violence s’arrêtera un jour ? Voilà les reflexions que je me suis faite lors de la lecture…

(Traduit de l’anglais par Guillaume Fournier)

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Que gratterai-je en 2020 ?

La fin de l’année approche, 2019 fut une année riche en voyages et belles découvertes, mais 2020 le sera un peu moins a priori. J’ai des projets de voyage jusqu’à la fin de ma vie tant y’a de destinations dont je rêve, mais pour l’année qui vient, les plans concrets prennent forme. Petit à petit, ma mappemonde à gratter se déshabille, mais y’a encore du boulot.

Où le vent me mènera-t-il en 2020 ?

♥ Normalement, en mai je pars en Provence avec une amie, direction Marseille puis le long de la côte avec la ligne TER de la Côte Bleue jusqu’à Istres, puis Aix-en-Provence.

♥ Pour le week-end de mon anniversaire tout début septembre, un week-end plus ou moins long à Stralsund, Bielefeld, Amsterdam ou Édimbourg, selon mon budget.

♥ Vers la mi-septembre, normalement un petit voyage en famille en Espagne, Italie ou ailleurs où il fait encore beau et chaud mais pas de chaleur écrasante.

♥ En novembre, ça c’est sûr, cette fois, enfin, je vais en Jordanie, c’est dans le haut de la liste depuis un moment et encore un an d’attente et je pourrai aller admirer Petra, voir un désert pour la première fois, flotter dans la mer morte et encore plein d’autres choses.

Et puis suivant l’évolution du budget et les occasions, des escapades d’un ou deux ou trois jours en Allemagne, j’irais bien à Stralsund sur la côte baltique, à Bielefeld, la ville qui n’existe pas, en Bavière, dans la Spreewald, à Görlitz, à Hambourg,…

 

 

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La Marmotte a lu : 22/11/63, Stephen King

22 novembre 1963, le jour de l’assassinat de Kennedy.

L’histoire : Un professeur d’anglais d’une petite ville du Maine trouve le moyen de retourner dans le passé et se donne pour mission principale d’empêcher l’assassinat de JFK.

En dire plus dévoilerait l’intrigue qui est captivante, je n’avais encore jamais lu King en VO, j’aime son style, très fluide. À chaque fois, j’avais du mal à poser le bouquin, on est vite happé par l’histoire, et jusqu’à la fin on est tenu en haleine.

Je suis une grande amatrice des histoires sur les voyages dans le temps, et chaque fois je me demande : est-ce que ce serait une si bonne idée de changer le passé ? Que ce soit son passé à soi ou l’Histoire du monde. Comment être sûr qu’empêcher ou provoquer un évènement n’aggravera pas les choses ? Comment être sûr qu’on ne disparaîtra pas après avoir changé le flux temporel, ayant changé le cours de l’Histoire il est possible que vous ne puissiez exister car vos ancêtres ne se sont jamais rencontrés. Certains diront que ceci est une considération égoïste vu le bien que vous avez fait à l’Humanité, mais d’une comme dit plus haut vous n’êtes sûr de rien et vous ne pouvez pas retourner remettre tout en ordre, et ensuite vous n’êtes pas le seul à ne plus exister (OK personne ne s’en rend compte mais quand même). Bref, j’adore les livres de science-fiction qui me font réfléchir, ce doit être pour cela que j’adorais la philo en terminale.

(Traduit de l’anglais par Céline Gassié)

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Marché de Noël de Zeuthen

Pour le premier week-end de l’Avent, je me suis rendue à Zeuthen, une petite ville de la banlieue berlinoise, pour leur marché de Noël, idée trouvée après avoir cherché des marchés de Noël sympa dans le Brandebourg.

Il n’a lieu que ce week-end là, il est tout petit, mais très mignon, avec un Père Noël qui distribue des friandises aux enfants, une scène avec des spectacles et animations, nous avons eu droit à une représentation de danse moderne, sûrement d’une école locale. Il y a de quoi se restaurer, se rafraîchir, se réchauffer, comme tout bon marché de Noël digne de ce nom, des cours de pâtisserie pour les enfants, mais aussi des stands d’artisans du coin. J’ai bien sûr craqué pour une paire de boucles d’oreille en verre, je me suis assurée de prendre une carte de visite, histoire de pouvoir en commander d’autres car le choix a été dur.

Une belle balade dans le froid à la nuit tombante, une jolie petite ville, un bon moment entre amies, parfait !

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Historische Weihnachtsmarkt RAW Gelände

Noël approche à grands pas et la saison des marchés de Noël est ouverte. Et les marchés, à Berlin et alentours, ça ne manque pas ! J’en découvre de nouveaux presque chaque année. Et fin novembre, je suis allée au Historische Weihnachtsmarkt RAW Gelände ou marché de Noël historique au RAW, le grand espace près de Warschauer Straße.

Gratuit du lundi au mercredi et 2 € les autres jours, ce joli petit marché vous invite dans une ambiance plutôt médiévale à découvrir des stands d’artisans, vous réchauffer avec du vin chaud ou autre, à tirer à l’arc, à chasser le troll, à se régaler de divers délices sucrés et salés, à s’essayer au jet de hache ou de couteaux et bien plus encore. À la nuit tombée, les illuminations sont minimes, mais ça reste très joli, une belle ambiance, un marché bien sympa, notamment si vous souhaitez faire le plein de cornes à boire et de grosses chaussettes. Et pour les plus petits, en plus de la chasse aux trolls, il y a des petits manèges manuels… oui manuels, car activés par quelqu’un à l’aide d’une manivelle.

>>PHOTOS<<

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La Marmotte a lu : Le Signal, Maxime Chattam

Je vous parlais dans un autre article de ma découverte de Maxime Chattam, le même jour où j’ai acheté L’Alliance des Trois, j’ai aussi fait l’acquisition de Le Signal, un gros pavé, couverture noire avec dessin argenté, pages bordées de noir, un résumé intrigant, nous ne sommes plus là dans la SF, mais dans le thriller.

Résumé tiré du site d’un célèbre magasin français :

La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Jusqu’ici, tout va bien. Un vrai paradis. Si ce n’étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse leurs adolescents, et ce shérif dépassé par des crimes horribles. Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un livre ?

Alors, oui, j’ai eu peur ! Âmes sensibles, s’abstenir ! Il y a des scènes de violence très dures. Encore un livre difficile à poser, du genre, on se dit qu’on finit le chapitre et on ferme, mais non on DOIT connaître la suite. On se pose mille questions pendant la lecture, on se demande ce qu’il se passe, quelle est la raison de ces horreurs… et la réponse est déconcertante. Chapeau, Maxime Chattam, vous avez livré là une œuvre palpitante et horriblement passionnante.

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30 ans de la Chute du Mur à Berlin

Le 9 novembre 2019, Berlin et l’Allemagne ont fêté les 30 ans de la Chute du Mur, événement marquant qui donnera lieu à la réunification des deux Allemagnes l’année suivante. Forcément, un anniversaire rond ainsi donne toujours lieu à plus de fêtes, alors qu’ailleurs on construit encore des murs, ici, nous avons insisté sur l’importance de les abattre, même s’il reste encore dans certains esprits.

Toute la semaine il y a eu des animations, des expositions, des installations lumineuses et cinématographiques, avec de nombreuses informations sur le déroulement des événements menant à ce Tournant (si vous entendez des allemands parler de « Die Wende », ils parlent de cette période), très intéressant. Je suis allée voir ce qu’il y avait sur Alexander Platz avec panneaux d’informations et projections sur les murs, et aussi à l’East Side Gallery, aussi des projections sur l’arrière du Mur de la Gallery et des lumières flottant sur la Spree pour marquer l’ancienne frontière.

Le tout s’est fini le samedi 9 novembre avec une grande fête devant la mythique Porte de Brandebourg avec feux d’artifice. Avec une amie, nous avons essayé d’y aller, mais arrivées trop tard, impossible d’accéder aux alentours proches de la Porte, renvoyés par-ci par-là par la police, on a fait une jolie balade dans le quartier gouvernemental, mais pas moyen d’accéder à la fête. Un garde de sécurité d’un chantier devant le Parlement nous disait qu’a priori ils ont fermé pas mal d’accès car ils n’avaient pas les moyens de payer assez de policiers pour assurer la sécurité… Ça ne m’étonne pas, j’adore ma ville, mais niveau organisation c’est pas toujours ça… J’aurais dû rester à la maison pour regarder à la TV. Le lendemain dans certains reportages ils montraient des gens grimpant par-dessus les barrières, disant que y’a 30 ans ils avaient (eux ou d’autres) grimpé et fait tomber un mur, alors ils restaient dans l’esprit.

Je ne me souviens pas du 9 novembre 1989, ce qui est normal vu que j’avais 6 ans en France, mais c’est important pour moi de participer aux célébrations. Quand Berlin a décidé d’ajouter un nouveau jour férié (en Allemagne, tous les Länder [régions] n’ont pas forcément les mêmes jours fériés et Berlin, ville-Land, en avait le moins), j’aurais été pour le 9 novembre, au final c’est le 8 mars pour la Journée des Droits des Femmes.

Enfin bref, de belles fêtes, rendez-vous l’an prochain pour les 31 ans, les célébrations ne seront certes pas aussi importantes.

PHOTOS ET VIDÉOS

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La Marmotte a lu : Guide d’un astronaute pour la vie sur terre, Chris Hadfield

Un jour en discutant exploration spatiale, une amie m’a conseillé le livre de Chris Hadfield, un astronaute canadien.

Résumé trouvé en ligne :

« Sur papier, mon parcours professionnel paraît réglé d’avance : ingénieur, pilote de chasse, pilote d’essai, astronaute. Une trajectoire type, droite comme une flèche, pour un professionnel du domaine. Mais cela ne s’est pas tout à fait déroulé ainsi. Ma route a été déviée par des virages en épingle et des impasses. Je n’étais pas destiné à devenir astronaute. J’ai dû me transformer pour y parvenir. »

Chris Hadfield a capté l’attention du monde entier en 2013 en devenant le premier commandant canadien de la Station spatiale internationale. Mais comment son parcours incroyable a-t-il commencé ?

À une époque où il n’y avait pas d’astronautes canadiens, Chris Hadfield, âgé de neuf ans, a décidé d’en devenir un. Atteindre son objectif exigera de la concentration, de grandes aptitudes naturelles et un engagement hors du commun. Chris Hadfield nous entraîne dans sa réflexion sur l’être humain, l’éducation, la curiosité de la vie, l’amitié et la famille. À la fois humoristique et inspirant, humble et touchant, son récit dévoile des anecdotes inédites de sa vie et révèle comment faire de l’impossible une réalité.

Je l’ai lu en anglais, il est très bien écrit, se lit facilement, le jargon spatial bien expliqué. Son histoire est passionnante, il partage sa vision sur la vie, vision inspirée par sa carrière. Et je dois dire que certains passages font réfléchir, une autre façon de voir les choses. De plus, l’exploration spatiale est un sujet passionnant, je rêverais d’aller là-haut mais tant qu’il n’y aura pas de moyens plus simples et moins contraignants pour y aller, ce ne sera pas pour moi avec mon corps en kit. Enfin bref, on en apprend pas mal sur la préparation des missions et sur la vie dans la station spatiale internationale. A priori il a tourné pas mal de vidéos, faudra que je regarde tout ça à l’occasion.

(Traduit de l’anglais par Rachel Martinez)

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Wroclaw : carnet de voyage (2/2)

Samedi 2 novembre 2019
22h
Hôtel Qubus, Wroclaw

L’espace bien-être était bien plein cet après-midi, mais j’ai bien pu nager, profiter du jacuzzi et me détendre dans le sauna, après environ dix kilomètres de marche, ça fait du bien ! Je suis ensuite remontée, un peu de lecture, notamment avec un petit apéro vodka-orange et cacahouètes. Pour dîner, j’avais repéré deux steakhouses/burgers, le premier, il y avait un panneau à l’entrée disant d’attendre, mais personne n’est venu et ça avait l’air blindé en plus. L’autre, les lumières étaient allumées, on voyait des gens derrière le comptoir, on était dans les horaires d’ouverture, mais la porte était verrouillée… OK. J’étais passée devant le restaurant Bernard, recommandé par mon guide Lonely Planet et avec de bons avis en ligne, du coup j’ai tenté. Il n’y avait plus de place à l’intérieur, mais ils ont une petite véranda chauffée devant, j’y ai donc pris place face à la place Rynek et l’hôtel de ville.
Mon serveur était excellent, vraiment sympa (et charmant j’avoue), j’ai commencé par un bon Cosmo, suivis d’un smažený syr, oui un plat tchèque en Pologne, normal… C’est du fromage pané, avec frites et sauce tartare, un grand classique de fin de nuit arrosée de l’époque où je vivais à Brno (Tchéquie). Il était très bon. Pour le dessert, j’ai pris une spécialité polonaise sur les conseils de mon serveur, un « pits » je crois, une sorte de gros chou avec chocolat, crème pâtissière chocolatée et cerises. Très bon.
Petite anecdote, alors que j’attendais mon dessert, je vois passer devant le restaurant une tête connue : ma voisine de match ! Une autre détentrice d’un abonnement de saison qui est assise devant moi aux matchs des Eisbären, l’équipe de hockey sur glace berlinoise. Le monde est vraiment petit ! Certes, y’a beaucoup de touristes allemands à Wroclaw, mais bon. Elle a dû se dire que j’ai pas d’amis ou que je suis vraiment solitaire, vu que je vais aussi seule aux matchs. Ou pas, d’ailleurs… C’est vrai que je fais beaucoup de choses seule, sans être trop asociale pour autant. Après, je m’en fiche ce que pensent les gens, je m’entends bien avec moi-même, alors voyager seule et autre c’est toujours sympa ! J’avoue que ça m’énerve un peu quand je lis ici et là des gens qui cherchent des compagnons parce que voyager seul, c’est nul, non, c’est pas nul, toi, tu n’aimes peut-être pas, mais c’est pas nul ou triste ou quoi.
Enfin bref, je digresse. Donc, un bon petit repas, puis retour à l’hôtel, passage éclair dans ma chambre avant de descendre au bar. Là il y a quelqu’un, mais en pleine préparation du mojito, elle est allée chercher le chef. Décidemment. Le temps que je sirote mon cocktail devant la TV (chaîne musicale), y’a plus personne, ils sont au restaurant à côté en train de préparer pour le petit-déjeuner, donc je suis allée faire signe au boss.
Là, ça va être lecture avant de me coucher. Peut-être un triathlon matinal demain avant de décider de l’itinéraire. Mon train part vers 17h, ça me laisse encore le temps de me balader.

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Dimanche 3 novembre 2019
16h25
Starbucks, gare de Wroclaw

Après une nuit agitée, j’ai décidé de ne pas aller faire trempette, notamment pour éviter de trimballer un maillot de bain mouillé toute la journée. J’ai voulu bouquiner un peu avant de partir et le lit est tellement confortable que je me suis endormie, comme une faible. Puis je me suis mise en route vers 11h, après avoir réglé ma note du minibar. J’ai pris la direction du panorama de Raclawice, mais la suite plus tard car manger et écrire en même temps c’est pas idéal et je n’ai plus trop trop de temps avant le départ.

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Dimanche 3 novembre 2019
17h10
Train Wroclaw-Berlin

Donc, le Panorama de Raclawice, c’est une peinture en panorama, circulaire. Pour 30 Zl., on a accès à l’œuvre avec explications et audio guides, notamment en français, pour ceux qui ne parlent pas polonais. C’était une bataille contre les Russes, gagnée par les Polonais, à la fin du 18e siècle, la suite fut moins favorable pour eux, mais cette bataille a longtemps été un symbole d’espoir pour une réunification et victoire polonaise et elle reste un événement crucial de l’histoire du pays. Le ticket donne également accès à trois autres musées, le national, l’ethnographique et le pavillon des quatre dômes, une visite chaque sous trois mois.
Après la visite, il commençait à faire faim, mais il n’y avait rien dans le coin direct, donc je suis allée au centre commercial pas loin, chez Max, un fast-food de burgers, bof. En sortant, alors que j’étais plongée dans mes pensées en français pour la suite du programme, j’entends vaguement un « hallo », puis une voix en allemand qui dit quelque chose qu’on pourrait traduire par « elle a pas capté ». Je me retourne, ma voisine de match, encore, on se sert la mains et on échange quelques mots (ce qu’on ne fait jamais à l’arène), au début, je bafouille, le temps de rebrancher le cerveau sur l’allemand, ses amis et elle sont aussi venus avec le Kulturzug, on se dit au revoir et au prochain match. C’est marrant, le monde est vraiment petit !
Je poursuis donc mon chemin et me rends au musée national. Tous ne parlent pas anglais, ni allemand (la plupart sont d’une génération qui a dû apprendre le russe j’imagine), avec mes quelques mots de polonais, mes restes de tchèque, de la gestuelle et de la bonne volonté, on se débrouille. Il y a beaucoup d’art religieux, chrétien, bien sûr, ce qui n’est pas étonnant, la Pologne est très imprégnée du christianisme. Mais pas que, de jolis tableaux paysagers. Malheureusement, à la boutique il n’y avait pas de reproductions de ceux qui me plaisaient. Une visite très intéressante dans l’ensemble.
J’aime visiter les musées, mais je trouve ça épuisant, sûrement le manque de lumière naturelle et de rester beaucoup debout, plus toutes les marches. En sortant, la lumière a fait du bien, même si elle baissait. Mais la suite plus tard, car écrire dans le train, c’est pas top.

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Dimanche 3 novembre 2019
22h30
Berlin

Donc, après le musée, direction le tram pour la gare, je l’ai loupé de peu… Mais bon, le trajet est de dix minutes, y’a un tram tous les quarts d’heure, j’ai plus d’une heure avant mon train, pas de panique. Arrivée à la gare en avance, je compte me poser un peu et boire quelque chose de frais, le choix est restreint, ce sera Starbucks. Ils ont un genre d’ice tea à l’hibiscus super bon en fait, quand j’ai demandé au barista ce que c’était, il m’a dit « un genre de limonade », donc avec des bulles ? Non, sans ! C’est vrai que suivant les endroits, même en anglais, limonade peut signifier différentes choses.
Enfin bref, un truc à l’hibiscus, une gaufre, un peu d’écriture et un peu de lecture pour finir mon livre. Puis direction le train. Pas de programme à bord cette fois, à part la bibliothèque mobile, mais bon, j’ai tendance à être mal si je lis dans les transports. Par contre, plus d’une demi-heure de retard.
Ce fut vraiment un petit week-end bien sympa, avec quelques surprises. Une très jolie ville, je n’ai pas tout vu car il y a beaucoup de musées et ce n’est pas la meilleure saison pour le jardin botanique. J’ai vu aussi à l’office du tourisme que des tours sont organisés dans la région, à voir.
Et bien sûr, comme tout bon touriste à Wroclaw, j’ai fait la chasse aux gnomes, j’en ai sûrement loupés et je ne suis pas passée partout, mais dans toute la ville, des gnomes (en bronze ou en cuivre, je crois) sont installés, il y a en 150 et l’office du tourisme vend des plans pour tous les trouver. C’est un symbole de l’alternative orange des années 1980, pour dérider les communistes et pour la liberté et encourager la pensée libre.
Donc voilà, la petite ville de Wroclaw vaut bien le détour !

>>PHOTOS<<

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Wroclaw : carnet de voyage (1/2)

1er novembre 2019
12h15
Gare Berlin-Lichtenberg

Je me trouve dans le train direction Wroclaw en Pologne pour un petit week-end. Entre Berlin et Wroclaw, il y a un train spécial, le Kulturzug ou train culturel, un tarif réduit, des horaires précis et des animations à bord pour combler les quatre heures de trajet.
Je logerai dans un bel hôtel quatre étoiles en plein centre, avec piscine ! Quand on voyage avec le Kulturzug, on peut bénéficier de réductions de 15 % dans quelques hôtels, mais au vu des critiques, ces hôtels ne sont pas top, alors j’ai regardé sur Booking et j’ai eu la chance de trouver le Qubus à un prix spécial, allez hop ! C’est marrant, y’a dix ans, je disais que jamais j’irais dans des quatre étoiles, le luxe c’est pas mon truc. Et puis maintenant, un bel hôtel quatre étoiles moderne avec piscine, quand je peux l’avoir à un prix intéressant, je ne crache pas dessus. Pour une ou deux nuits, ça va. Sûrement l’âge. Enfin bref, j’aurai une bonne journée et demie pour explorer cette petite ville qui est réputée pour sa beauté et ses nains.

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Hôtel Qubus, Wroclaw
Vendredi 1er novembre 2019
21h10

Le voyage s’est plutôt bien passé, juste après Cottbus, j’ai dû changer de place car là où j’étais, c’était réservé, en fait, a priori y’a une partie où c’est pour les réservations, mais c’était inscrit de l’autre côté, pas par là où je suis montée. Mais avec l’aide des dames du train, j’ai vite pu trouver une place libre, deux même.
Après, il y avait une lecture de livre, mais je n’étais pas motivée, pour cela, ils distribuent des casques audio, moi, j’ai pris l’option musique en somnolant. Nous sommes arrivés en retard à Wroclaw, vers dix-sept heures, avec le ticket Kulturzug, on peut voyager gratuitement dans les transports de la ville, mais après plus de quatre heures trente assise, vu qu’il y avait moins de vingt minutes à pieds (et cinq de moins en tram), j’ai préféré marcher jusqu’à l’hôtel.
L’hôtel Qubus est chouette, dans une rue pas trop passante du centre-ville. J’ai une belle chambre, propre, avec un minibar. Je me suis un peu posée et j’ai regardé les restaurants dans le coin, celui de l’hôtel ne me tentant pas plus que ça. J’ai vite repéré deux restaurants de viande pas loin et je suis allée dîner assez tôt. En même temps, avec le déjeuner léger dans le train, j’avais faim.
Le restaurant où je voulais aller était fermé pour le 1er novembre, alors je suis allée à l’autre, 1450 Smokehouse & Cocktails, et je ne regrette pas. Accueil sympa, j’ai pris un cocktail Aviation avec gin, jus de citron, liqueur de violette, excellent. Puis des musiciens sont arrivés. Un chanteur et son guitariste. Un concert sympa en dégustant un bon steak frites, puis une vodka Zubrowska. Le restaurant n’était pas très rempli et parfois, j’étais la seule à applaudir… Le week-end commence bien !
Ensuite, retour à l’hôtel pour aller me détendre à l’espace bien-être. Un gros quart d’heure de nage non-stop, un peu de jacuzzi et de sauna, ça fait du bien ! Là je vais sûrement aller au bar de l’hôtel. Et demain matin, pendant le petit-déjeuner (dans ma chambre avec des biscuits apportés), je ferai le plan de la journée.

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Samedi 2 novembre 2019
15h50
Hôtel Qubus, Wroclaw

Hier soir, je suis donc descendue au bar avec mon bouquin, quand je suis arrivée, il n’y avait personne derrière le comptoir, mais tout était allumé, y compris la télé. Le temps passe, toujours personne, je me lève et vois bien sur la porte que c’est ouvert jusque minuit, il n’est pas encore 22h… toujours rien, donc je demande à la réception si le bar est déjà fermé, elle me confirme que c’est ouvert jusque minuit, quand je lui explique que je suis là depuis plus de dix minutes, elle me dit qu’elle va appeler quelqu’un. Finalement, quelqu’un arrive, je commande une Tequila Sunrise et il part… ah il va chercher quelqu’un qu’il forme… Je bois donc mon cocktail, seule avec mon livre… sérieux j’aurais pu me barrer sans payer, voir même me resservir, heureusement que je suis honnête, pour payer aussi j’ai dû attendre. Enfin bref…
Ce matin, après une bonne nuit de sommeil, je me suis mise en route vers 10h pour explorer le cœur du centre-ville et ses mille églises. C’est vraiment joli et coloré, avec bien sûr beaucoup de bâtiments refaits suite aux dégâts de la guerre. La grande place Rynek court tout autour des bâtiments au centre, notamment le sublime hôtel de ville.
Je n’ai pas vraiment suivi de plan, juste parfois les panneaux, je suis passée notamment par le marché couvert Hala Targowa, avant de traverser vers l’île aux sables avec son imposante église entre deux bras de l’Oder (ou Odra en polonais, c’est une rivière qui passe aussi par l’Allemagne, je suis donc habituée au nom allemand). Normalement, on peut passer à l’île de la cathédrale par un joli petit pont, mais il est en travaux. Du coup, avant d’aller voir la cathédrale, j’ai fait ma pause déjeuner, grâce à Google Maps, j’ai trouvé un petit restaurant Bistro Trzy Schody, ils ont une traduction anglaise de leur menu accrochée et avec les quelques mots de polonais que je connais et la gestuelle, pas de soucis. J’ai pris des pierogi à la russe (sortes de ravioles fourrées aux patates et au fromage frais), super, tout fait maison a priori.
Ensuite, je suis allée me balader dans le joli quartier de la cathédrale, l’intérieur pas vraiment car c’était très sombre. Puis j’ai fait demi-tour, là, petit concert devant une autre église, un chanteur avec sa guitare.
Juste avant le pont entre l’île des sables et le marché couvert, il y a un joli petit parc avec une étrange structure en acier, sûrement de l’art. J’ai ensuite retraversé le pont et j’ai longé la rivière aux abords du cœur historique. Je me suis arrêtée dans une petite galerie où ils proposent tableaux, carreaux de céramique peints et magnets. J’ai pris une céramique avec une peinture de Rynek (la place centrale). Comme d’habitude, en entrant, j’avais dit bonjour en polonais, quand j’arrive à la caisse avec mon article, la jeune femme me pose une question en polonais (normal) et quand j’ai répondu (en polonais) que je ne comprenais pas, elle a porté sa main à sa bouche, genre super désolée, euh, c’est moi l’estrangère qui ne parle pas la langue locale, c’est moi qui devrais être désolée. Du coup, elle est passée en anglais et nous avons fait nos affaires. J’ai ensuite continué ma balade, et le ciel a commencé à pleurer, j’ai donc pris le chemin de Rynek où je me suis posée dans un café sympa pour une pause chocolatée, puis retour à l’hôtel par un autre chemin, en passant derrière l’église face à l’hôtel (le côté de notre côté est en travaux).
Je pense avoir vu une grosse partie de la vieille ville, je verrai demain pour la suite, là je vais aller faire mon triathlon (piscine, jacuzzi, sauna).

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