Hôtel de ville
Rynek
Église Sainte-Élisabeth
Nowy Targ
Au bord de l’Oder
Un soir, en discutant littérature de science-fiction avec une amie, elle m’a conseillé La Main gauche de la nuit d’Ursula K. Le Guin, un roman de SF mettant en scène une civilisation extra-terrestre en se basant plus sur la culture, la société, que la technologie et les guerres interstellaires (pas que je dénigre ce genre de science-fiction, loin de là). Le lendemain, hop, sur Amazon et version originale commandée.
Résumé d’Amazon France:
Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n’y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains. Des androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l’un ou l’autre sexe.
Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle. L’Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l’Ekumen ? Ce splendide roman a obtenu le prix Hugo et a consacré Ursula Le Guin comme un des plus grands talents de la science-fiction.
Si vous le lisez en français, je ne peux pas dire si la traduction est bonne vu que je l’ai lu en anglais, le genre de livre que j’adorerais traduire d’ailleurs, mais je digresse. J’ai beaucoup aimé cette histoire, le livre est très bien écrit, les personnages principaux sont attachants, la description de la race et de la société de la planète sont très bien faites, tout a été bien pensé, ce qui fait que ça marche. L’alternance entre différents narrateurs peut parfois perturber légèrement, car d’un coup on ne sait plus qui parle, mais c’est un procédé intéressant auquel on se fait et qui rend l’histoire encore plus vivante. Bref, j’ai beaucoup aimé et je compte bien aller lire d’autres romans de cette auteure.
(Traduit de l’anglais par Jean Bailhache)
Aujourd’hui une adresse sympa pour les fans de chocolat : Schokoladenhaus de Rausch (littéralement la maison du chocolat de Rausch), près de Gendarmenmarkt, juste à la sortie de la station Stadtmitte (U2). Rausch est une excellente marque de chocolat locale. Dans la maison du chocolat, vous trouverez au RDC la boutique avec pralines, plaquettes et œuvres en chocolat, certaines grandes œuvres sont exposées, on peut y admirer plusieurs monuments berlinois en chocolat, et leur chocolat est vraiment bon. Au 1er étage, encore plus de chocolat, mais aussi une exposition (que je n’ai pas encore visitée, ça a l’air nouveau d’ailleurs) et au dernier un café qui sert des pâtisseries chocolatées ou non, avec une belle vue sur Gendarmenmarkt, un service excellent et des douceurs sucrées délicieuses. De la gourmandise sur 3 étages !
Lors d’une visite dans ma Lorraine natale, je me suis retrouvée dans une librairie, comme souvent j’ai dit à mes accompagnateurs que je restais dans le rayon SF/Fantasy s’ils me cherchaient, prévoyant de ne rien acheter ou peut-être juste un livre et comme souvent (enfin même comme dans 99 % des cas quand je passe les portes d’une librairie), je suis ressortie avec une petite pile de livres. Dans ces livres il y avait L’Alliance des Trois le premier volume de la série Autre Monde de Maxime Chattam, un auteur français que je ne connaissais pas encore.
Avant toute chose, la quatrième de couverture du livre I :
Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.
Ce résumé m’avait intrigué, peu de temps après mon retour, je m’y suis mise et je l’ai dévoré ! Arrivée vers la fin, je n’avais qu’une idée en tête : lire la suite ! J’ai vite commandé les deux suivants, puis par la suite toute la série, et même la nouvelle bonus.
J’ai passé un excellent moment dans cet univers merveilleux, j’ai vécu de fortes émotions, je me suis attachée à ces personnages, du suspense, des surprises, de l’action, de l’humour, des choses étranges. J’ai aimé suivre l’évolution de l’horreur, j’ai tremblé pour les héros, j’ai craché virtuellement sur les méchants, j’ai hurlé mentalement aux personnages de ne pas faire ça,… Bref, cette épopée en sept actes m’a emportée dans un tourbillon d’émotions et m’a fait découvrir la belle plume de Monsieur Chattam. Une saga que je ne peux que conseiller, notamment aux amateurs de science-fiction.
Parfois, c’est quand on a de la visite et des touristes à promener que l’on découvre de nouveaux endroits sympa pas loin de chez soi. Ce fut le cas cet été. Une amie m’a rendue visite et a séjourné au Living Hotel de Weißensee, un joli hôtel 4 étoiles près du lac. Et ils ont un bar bien chouette avec une carte de cocktails sympa. Donc un soir, on y a pris un verre, c’est calme, c’est pas cher, c’est bon, c’est un coin agréable. Tellement bien que j’y suis retournée avec une amie et que j’y retournerai certainement. Ils proposent également des cocktails sans alcools et quelques encas. Ils ont quelques créations maison, j’ai beaucoup aimé celui que j’ai pris la première fois, mais je ne me souviens plus du nom, il était bleu et bien bon !
De nouvelles aventures d’Ivy Granger sont récemment sorties et ça va chauffer ! Brasier Ardent d’E.J. Stevens est le troisième roman de la série Ivy Granger Détective paranormale et je n’ai pas été déçue !
Résumé :
La maison brûle…
Ça ne va pas fort au bureau de Troisième Œil. La Poisse a des problèmes de démons, la ville est envahie par des lutins pyromanes et les pouvoirs de feu follet d’Ivy s’enflamment et sont toujours aussi difficiles à contrôler, ce qui attire l’attention des cours Seelie et Unseelie.
Sans oublier une certaine reine fée…
C’est le pire moment que la Dame Verte pouvait choisir pour demander une faveur, mais Ivy est liée à la glaistig par son marché. Dommage qu’il n’y ait pas beaucoup de marge de manœuvre dans les marchés de fées.
Ivy doit débarrasser la ville de lutins, empêcher La Poisse de tuer son seul lien solide avec l’Enfer et remplir son marché avec la Dame Verte, le tout avec des assassins sidhe sur les talons.
Une journée de travail presque normale pour Ivy Granger, détective paranormale.
Encore une folle aventure de notre princesse fée badass préférée ! Ivy s’est fourrée dans un sacré pétrin et on se demande comment elle va bien pouvoir s’en sortir… tout en gérant les autres problèmes…
Du suspense, de l’action, de l’humour, de l’amour… Résultat : une lecture palpitante des plus plaisantes.
(Traduit de l’anglais par Cécile Bénédic)
Samedi 7 septembre 2019
21h55
Euro Hostel Glasgow
Ce matin, je me suis mise en route assez tôt, 10h30, au regard des autres jours à Glasgow, c’est tôt. Je suis d’abord allée au magasin The Wizard Boy, principalement dédié à Harry Potter, j’ai trouvé des boucles d’oreille plateforme 9 ¾, ils ont aussi une tonne de super jolis carnets… la torture pour moi. Ils ont aussi un tout petit rayon Doctor Who et j’ai pris des chaussettes Dalek et des TARDIS, ce matin j’avais remarqué que je n’avais pas pris assez de chaussettes et qu’il m’en manquait une paire, du coup, je me suis dit que c’était mieux que des chaussettes unies. Et j’ai aussi craqué pour un carnet Game Boy.
Ensuite, je suis allée au Lighthouse, le phare, un bâtiment de MacKintosh, petit musée d’architecture avec des plateformes d’observation, une intérieure accessible par ascenseur et une extérieure par escaliers en colimaçon. J’ai pris l’option ascenseur bien sûr. J’ai ensuite traîné rue Buchanan avec de la musique live avant de me rendre au restaurant
Citizen pour un déjeuner avec des collègues traducteurs locaux. Groupe très sympa et resto aussi top. Ensuite, avec une partie du groupe, nous sommes allés boire un verre à la terrasse du Sloan’s, dans une impasse tranquille du centre, bonne ambiance, un mec très coloré s’est invité à notre table, sympa, un peu bizarre mais sympa. Il y avait aussi un mariage qui est descendu des salles privées pour prendre une photo en extérieur. Une des filles me disait que le pub Sloane’s est vraiment sympa, avec des soirées danse le vendredi soir, une danse écossaise spéciale.
Vers 17h30, je suis rentrée à l’hôtel, c’était vraiment une après-midi sympa, mais avec le bruit, j’avais mal au crâne. Après un peu de repos dans ma chambre (quelle dure journée à manger et boire), j’ai pris le chemin du restaurant italien Viva, daiquiri coco pas mauvais du tout, pizza sympa, même si la saucisse peppéroni était assez forte, et une bonne tartelette aux pommes. Service super et prix correct. Et en sortant, je vois un mec se pencher et soulever l’arrière de son kilt… OK… pourquoi pas ? Mais je n’étais pas du « bon » côté, je n’ai rien vu. En passant devant le restaurant bavarois, je me suis interrogé sur les connaissances géographiques des Écossais, car c’était de la musique latine qui en sortait, original.
Puis retour bref dans ma chambre, je suis allée au bar de l’hôtel, mais je me suis vite ennuyée, d’autant plus qu’il n’y avait plus de place au bar lui-même. Ça va être encore une soirée télé et livre, et demain, je ne suis pas encore sûre à 100 % du programme, à part pour le jardin botanique, je compte bien y aller.
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Dimanche 8 septembre 2019
17h30
Euro Hostel Glasgow
Cette nuit, j’ai dû utiliser les boules Quiès, même si ça me gêne, mais mieux que le bruit et la musique. Ce matin, je me suis mise en route entre 10h30 et 11h, direction la station de métro (subway) St Enoch, à quelques minutes de l’hôtel. Je suis descendue à l’arrêt Kinning Park, d’après mon plan de la ville, c’est juste à côté du célèbre pont Clyde Arc. En sortant je ne voyais rien, j’étais dans un parc, non pas Kinning Park, Plantation Park, sans plan détaillé ni accès Internet, j’ai exploré prudemment, espérant trouver un panneau, finalement j’ai trouvé du réseau et Google Maps m’a envoyée traverser un petit quartier résidentiel tout mignon et je suis arrivée au pont, ouais, bof, un coin assez vide et moderne, y’a la rivière Clyde, c’est sympa, sans plus. Je voulais ensuite aller au Riverside Museum ou musée des transports, c’était, d’après les panneaux, à environ trente minutes à pied, il faisait assez beau, alors hop c’est parti !
Je commençais à avoir faim, mais il n’y avait pas grand-chose sur le chemin, juste de grands hôtels et des structures d’événementiel. Au moins les hôtels permettent une pause vidange. Y’a plein de panneaux pour indiquer le chemin à pied et en vélo, avec le temps moyen, on peut même aller jusqu’au loch Lomond si on veut. Je me suis arrêtée au Riverside Museum, d’abord déjeuner au snack devant, panini et frites, sans plus. Le musée est gratuit, comme beaucoup de musées au Royaume-Uni d’ailleurs, avec des boîtes pour les dons, c’est assez intéressant. Le plus, pour moi, c’était le trois-mâts amarré dehors sur la Clyde, que l’on peut visiter. Ils ont laissé sur le pont des seaux et balais et tu vois les gamins jouer à nettoyer…
Sympa, vraiment. Par contre, gros coup de barre après la visite du bateau, je me suis posée sur un banc dans le musée et j’ai failli m’endormir. Pour me réveiller, je suis ressortie prendre un peu d’air frais et une glace avant de me mettre en route pour la station Partick, là aussi y’a pas mal de panneaux, je ne sais pas si j’en ai loupé un en route, mais j’ai ensuite suivi les indications pour les voitures et j’ai fait un détour a priori. Enfin bref…
Court trajet en métro jusque Hillhead pour aller au jardin botanique à moins de cinq minutes de là. En sortant, je me suis fait aborder par un mec avec un badge où y’avait écrit « Jesus Christ » dessus, mais finalement, lui aussi m’a demandé ce que je préférais à Glasgow. J’ai expliqué que je ne suis là que depuis quelques jours, en vacances, que j’aime bien l’atmosphère, la musique dans la rue, la sympathie générale. Il m’a demandé si j’étais allée à Édimbourg et quelle ville je préférais. Ma réponse ? Inverness ! J’adore les Highlands ! Mais entre Glasgow et Édimbourg, de mes courtes expériences personnelles, je trouve l’ambiance à Glasgow plus sympa, plus vivante. Il m’a aussi demandé si j’avais déjà parlé avec des volontaires comme lui, je lui ai expliqué que pas vraiment, car quand je vois « Jésus-Christ », je suis un peu sceptique de ce qu’ils me veulent, je suis athée, mais je respecte toutes les croyances, je ne juge pas les gens pour leur foi. Il n’a pas plus insisté et m’a souhaité une bonne journée.
J’ai donc continué le chemin vers le jardin et là, que vois-je ? Une cabine de police… Celle-là n’a pas l’air en fonction par contre. Le jardin est très joli, il y a une petite serre, le palais Kibble Palace, très agréable. Ils ont une section plantes carnivores, avec un panneau à l’entrée : plantes tueuses, mais pas aussi impressionnant que ça promet. Je suis aussi allée dans la longue serre, très intéressant, super joli. En ressortant, j’ai fait une petite pause sur un banc, j’ai exploré une grande partie du reste du jardin, il y a une roseraie sans roses, des écureuils, un jardin d’herbes. Vraiment un bel endroit. Vers 16h, je me suis mise en route pour rentrer. J’aime bien le Subway de Glasgow, on dirait presque un mini métro. Il y a une seule ligne, circulaire, comme ça on ne risque pas de se tromper de direction, y’a juste un sens plus rapide que l’autre, et tout est bien indiqué.
Le programme de maintenant, un peu de télé, un peu de lecture, commencer à faire les valises, dîner au Meat Bar (j’espère) et finir les valises.
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Lundi 9 septembre 2019
09h40
Aéroport de Glasgow
Hier soir, je suis donc retournée au Meat Bar, toujours pas tentée par les cocktails à la viande, j’ai demandé si c’était possible d’avoir une Tequila Sunrise, j’avais vu qu’ils avaient des cocktails avec de la téquila, avec du jus d’orange, avec de la grenadine, donc je savais qu’ils avaient les ingrédients. Et oui, c’était possible. J’ai donc testé leur burger, avec bacon et cheddar fumé, sympa, mais un peu trop cuit à mon goût, j’aurais dû le demander saignant, mais super tendre et juteux tout de même. Et pour finir, une note sucrée avec un bon brownie au chocolat et sa boule de glace vanille (normalement c’est pistache, mais je n’aime pas). Puis retour à l’hôtel sous la pluie. Encore une nuit principalement avec les oreilles bouchonnées, à mon étage y’avait un groupe de Belges bruyants. Ce matin, trajet sous la pluie jusqu’au bus pour l’aéroport, et là, message d’Easyjet : retard de six heures ! Mince je vais devoir changer ma commande de livraison de courses, j’avais prévu large, mais pas assez. Et le temps d’arriver à l’aéroport et de passer la sécurité, le retard n’est plus que de vingt minutes, on verra si ça change encore ou pas. J’espère bien rentrer aujourd’hui, car j’ai une tonne de boulot qui m’attend.
Et donc ainsi s’achève cette nouvelle aventure écossaise. Malgré la pluie et le rhume qui m’a mis KO, c’était super. De magnifiques paysages, une météo capricieuse qui met en lumière l’environnement de diverses façons, les couleurs peuvent changer en quelques minutes. Certes, je n’ai pas fait tout ce que j’avais prévu, mais ce n’est pas comme si je n’avais pas déjà prévu de revenir. Il est fort probable que revienne à Glasgow en juin prochain, je vais sûrement faire un tour d’Écosse en voiture avec ma sœur et ce sera peut-être au programme, et sinon, hein, avec des vols directs pas trop chers, un long week-end est vite organisé, surtout que je sais que si je viens pendant la saison de rugby, je pourrai aller voir un match avec des locaux.
En conclusion : j’aime toujours autant l’Écosse !
Vendredi 6 septembre 2019
09h15
Euro Hostel Glasgow
Hier, j’ai donc traîné jusque midi passé dans ma chambre, littéralement bercée par les travaux voisins, pas seulement le son, mais aussi les vibrations. Après un rapide déjeuner au KFC, j’ai pris la direction de Buchanan Street, une rue piétonne commerçante du centre-ville, j’y ai retrouvé le TARDIS où ils vendent des produits à base de cannabis. Je suis remontée jusqu’en haut de la rue, où commence la balade proposée par mon Lonely Planet, j’ai ensuite redescendu la rue pour passer l’arche menant à Merchant City avec la galerie d’art moderne. Devant la galerie, il y a la statue de Wellington chapeautée d’un cône de circulation, son cheval aussi. L’histoire raconte que c’est arrivé un week-end, sûrement des gens bien imbibés, chaque semaine la ville l’enlevait et chaque week-end il revenait, puis la ville a abandonné et a laissé le cône. Quelques temps plus tard, quand la ville a voulu à nouveau enlever le cône de sur la statue, les gens ont protesté, le cône est resté et c’est maintenant un symbole de Glasgow. L’entrée de la galerie d’art moderne est gratuite, donc j’ai jeté un coup d’œil, je confirme, j’ai du mal avec la plupart de l’art moderne, je ne suis pas restée longtemps.
Après la galerie, j’ai pris la direction de George Square et l’hôtel de ville à côté, super joli. Comme il faisait sec avec des apparitions du soleil par moments, je me suis assise sur un banc et une jeune est venue me demander si elle pouvait me poser des questions pour son cours. Quelle est la chose que je préfère à Glasgow ? Euh, le soleil ? Étant arrivée la veille au soir, je ne pouvais pas encore dire grand-chose. Après ma pause, je suis descendue vers Ingram Street et l’ancien hôpital, jusque Victoria Street et sa cour. Et en revenant sur Wilson Street, que vois-je ? Un TARDIS ! Décidemment, le genre de choses que je m’attendais à voir à Londres et Cardiff… À regarder de plus près, c’est vraiment une cabine de police à utiliser en cas d’urgence pour contacter les services d’urgence. J’ai ensuite continué vers Merchant Square, un espace couvert avec plusieurs bars et restaurants, je me suis posée pour une gaufre et un cosmo en bouquinant à Bar Square, pas mal.
J’ai ensuite pris le chemin de la jolie cathédrale, où là aussi il y a un TAR… euh une cabine de police. Malheureusement, je suis arrivée trop tard pour visiter la cathédrale. Comme la pluie nous avait épargnés ce jour-là, j’ai fait quelques pauses sur des bancs et il était déjà 17h. J’ai donc suivi la Cathedral Street jusqu’à un des bâtiments d’une des universités et je suis descendue vers George Street, puis Geogre Square et enfin retour sur Buchanan Street. Pas mal de musiciens étaient là, dont un jeune homme avec sa guitare et sa voix, superbe. Un gentleman plus loin m’a souhaité une bonne soirée, juste comme ça. Puis je suis rentrée à l’hôtel, histoire de regarder deux-trois trucs sur Internet, de préparer le programme du lendemain et de repérer le chemin du dîner.
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Vendredi 6 septembre 2019
17h15
Euro Hostel Glasgow
Pour le dîner hier soir, j’ai repéré un restaurant du joli nom de Meat Bar dans mon guide de voyage, le bar à viande donc, j’ai repéré le chemin avant de partir et je me suis mise en route. Je suis passée devant une boutique apparemment dédiée à Harry Potter principalement, mais déjà fermée, faudra que j’aille voir ça plus tard. Si j’avais su, j’aurais attendu avant d’acheter le porte-monnaie Hogwarts au comic store Forbidden Planet de Buchanan Street (où ils vendent aussi des Daleks en or à monter soi-même).
Enfin bref, j’ai monté des rues pentues et je me suis rendu compte que c’était plus long que prévu, j’ai vérifié, oui, en effet, j’avais pas le bon numéro, je suis allée trop loin et j’étais du mauvais côté… J’ai enfin trouvé le restaurant, accueil sympa, j’étais assise à côté d’une tablée d’Italiens dans un coin. Ils (le resto, pas les Italiens) proposent des cocktails à la viande… ouais, non, autant j’avoue mes tendances carnivores sans complexes, autant, là ça va trop loin, quand il s’agit de cocktails, je reste végan, et là sur le coup, pas de cocktail végé qui me tentais et je suis restée à l’eau. Je me suis ensuite offert un filet avec frites, sans sauce, ni rien, un délice, une viande bien tendre et saignante, excellent ! L’Écosse c’est vraiment top niveau bœuf, y’a pas à dire, bon, c’est pas donné non plus, certes, mais ça les vaut. Pas de dessert, mais je pense revenir tester les burgers avant la fin du séjour.
Sur ce, retour à l’hôtel, j’ai récupéré un sèche-cheveux et j’ai demandé s’ils n’auraient pas des masques de sommeil… non, mais le réceptionniste m’a donné quelques noms de magasins où je suis susceptible d’en trouver. Il m’a aussi proposé des boules Quiès, le bruit étant supportable j’ai commencé par refuser, puis il m’a dit que c’était gratuit, alors oui, on ne sait jamais, il m’a alors passé une petite boîte avec les essentiels, en premier sur la liste : deux préservatifs, ah ah, clair, essentiel, vital même. Et donc soirée TV tranquille ensuite.
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Vendredi 6 septembre 2019
20h30
Euro Hostel Glasgow
Ce matin, je me suis mise en route un peu plus tôt qu’hier, après la pluie, je me suis baladée le long de la rivière Clyde jusqu’au parc Glasgow Green, petit parcours sympa. Ils doivent donner un traitement spécial à leurs bancs ici, car j’ai pu m’asseoir dans le parc sur un banc sec. J’ai ensuite déambulé dans le parc, évitant la grosse zone qu’ils fermaient pour un événement à venir. Suite à cela, je suis allée visiter le People’s Place (palais du peuple), un musée (gratuit) sur la ville et les gens de Glasgow, très intéressant.
Une fois sortie, j’ai pris le chemin du centre-ville (j’étais alors dans East End), le quartier est un peu délabré et ça change en arrivant dans Merchant City. Comme j’avais faim et qu’il n’y avait pas grand-chose d’appétissant, je suis allée déjeuner au McDo. J’avais prévu pas mal de trucs pour l’après-midi, mais je suis juste allée chez TK Maxx acheter un masque de nuit et comme je ne me sentais pas top, je suis retournée à l’hôtel me poser un peu. Ben oui, normalement, quand on a un rhume, on doit rester se reposer au lit, et moi je vais me balader sur des kilomètres sous la pluie et dans le vent… Certes, la pluie est plus légère et offre plus de répits qu’aux premiers jours du voyage, mais bon… Même avec ma petite cure de médicaments, je ne suis pas au top de ma forme, mais je ne veux pas me laisser gâcher mes vacances.
J’ai fait une petite sieste, pensant ressortir après, mais bam, maux de ventre, ça m’apprendra à me jeter dans le premier fast-food quand la faim me tenaille. J’ai regardé la télé, Brexit, Johnson, je sais tout maintenant ! Vers 18h30, je suis sortie prendre un peu l’air, y’a un match de foot ce soir, Écosse-Russie, et apparemment c’est une occasion pour ces gentlemen de sortir le kilt. De retour à l’hôtel, je voulais aller directement au bar, qui était plein, mais j’ai décidé de poser mes affaires d’abord. Je suis redescendue un peu plus tard et ça c’était un peu vidé. J’ai commencé avec un Sex on the Beach, ils passaient le match, pour les hymnes ils ont enlevé la musique et mis le son de la télé, et là on a vu où étaient les écossais.
J’ai juste encore mangé des macaronis au fromage et je viens de remonter dans ma chambre. Le foot et moi, hein. Je vais regarder un peu la télé et demain matin me balader en ville ou aller directement au déjeuner organisé par des collègues locaux.
Mercredi 4 septembre 2019
19h40
Euro Hostel Glasgow
Hier midi, nous avons tous déjeuné ensemble au Wineporter, j’étais vraiment à côté de mes pompes, j’ai pris des macaronis au fromage… c’est servi avec des frites, pas lourd du tout la combinaison, si j’avais fait plus attention, j’aurais demandé sans, du coup j’ai mangé que quelques frites et je me suis concentrée sur mes pâtes, très bonnes et pas cher.
Ensuite, nous sommes remontés dans le bus, direction un petit endroit où ils font du fromage, des glaces et des produits aromatiques, mais moi je ne suis pas descendue, Pete m’a emmenée à la pharmacie, histoire que j’achète des cachets pour mon rhume, ce n’était pas loin donc en revenant vers le groupe, j’ai eu le temps d’aller voir le fromager, j’ai goûté quelques très bons cheddars. Ils sont emballés dans de la cire et peuvent donc être conservés hors du frigo environ 5-6 jours, parfait, hop, le tout dans un sac isotherme, en tout ils sont bons jusque décembre.
Ensuite, nous avons pris la direction des Highlands d’Arran, on parle souvent de cette île comme étant l’Écosse en miniature, car la faille séparant les Highlands des Lowlands coupe l’île en deux, à peu près à la moitié. Et là, Pete nous a mis une musique classique dramatique, ensuite nous nous sommes retrouvés coincés derrière un vélo, alors il a passé Bycicle de Queen. Ce guide est vraiment fun. La route nous menait vers la distillerie de Lochranza, avec quelques arrêts photos en route dans des paysages pittoresques entre mer et montagne.
La distillerie est dans un cadre sympa, pendant que certains faisaient la visite guidée avec dégustation de whisky, Pete a emmené trois d’entre nous se promener dans les alentours. Nous sommes allés jusqu’à la pointe nord de l’île, en passant devant le château en ruines et jusqu’aux 12 Apôtres de Lochranza, un groupe de douze maisons qui avaient jadis des fenêtres de formes différentes que les épouses éclairaient pour passer un message à leurs maris pêcheurs.
Nous sommes ensuite retournés à la distillerie, ensuite nous nous sommes arrêtés près du golf pour observer les cerfs rouges qui broutaient sur le green, puis un autre arrêt plus loin face au château.
Nous avons ensuite repris la route vers Brodick, avec un court arrêt au pont de North Glen Sannox, super joli. En longeant la côte, nous avons revu Fred, fidèle au poste sur son rocher, un phoque en fibre de verre déjà vu à l’aller. Nous avons aperçu vite fait de vrais phoques de loin.
De retour au B&B, comme je n’étais toujours pas en top forme (même si ça allait un peu mieux), j’ai déposé mes affaires et je suis allée au supermarché. Comme il ne pleuvait plus, je voulais aussi faire une petite balade dans le coin, car du coup, nous n’avons pas vu grand-chose de Brodick. Mais le temps d’acheter deux trois trucs pour dîner, je suis ressortie et la pluie recommençait à tomber, de plus en plus intense. Je suis donc rapidement rentrée pour une soirée tranquille télé et sandwichs.
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Jeudi 5 septembre 2019
10h35
Euro Hostel Glasgow
Hier, après un rapide petit-déjeuner, nous nous sommes mis en route pour la tournée des hôtels afin de récupérer le groupe, puis nous avons repris la route des Highlands, nous avons salué Fred le phoque une dernière fois et le matin à marée basse avec moins d’eau autour de son rocher, c’est plus flagrant. La pluie faisait toujours des siennes, Pete a laissé descendre une partie du groupe au château de Lochranza, à quelques minutes à pied du terminal pour le ferry, vu le temps, mon état de forme moyen et le fait que j’avais déjà vu le château depuis plusieurs points de vue la veille, j’ai passé. Une fois le bus dans la file d’attente, nous sommes allés nous poser au terminal, pour l’embarquement, nous devions remonter à bord du minibus et le soleil a commencé à faire quelques apparitions timides de quelques minutes. Une fois à bord du petit ferry, je suis montée quelques minutes sur le pont extérieur afin de profiter de la vue et d’un peu d’air frais, mais je suis vite retournée au chaud, j’ai refait une petite sortie plus tard, assez courte. Le traversée n’a duré qu’une demi-heure et nous sommes donc remontés dans le bus pour débarquer dans le sud des Highlands de la côte ouest et nous avons roulé sur de jolies et étroites routes dans de beaux paysages, au bord de la mer ou de lochs.
Pete nous a fait un petit cours d’histoire sur le massacre du clan MacDonald de Glen Coe, puis nous sommes arrivés à Inveraray, premier arrêt au château, ceux qui ne voulaient pas visiter sont redescendus en ville pour déjeuner, les quelques restaurants étaient pleins avec de l’attente, je suis donc rentrée dans un fish & chips et je me suis pris une portion de frites pas très bonnes que j’ai mangées sous le soleil au bord du loch Fynn, c’était vraiment super joli. Je me suis ensuite baladée dans la petite ville, c’est joli, puis la pluie est revenue et je me suis réfugiée dans diverses boutiques, dans une petite galerie, j’ai trouvé une belle reproduction d’une peinture du loch Lomond.
Puis l’heure est venue de remonter dans le bus, nous avons pris la route d’un endroit nommé Rest and Be Thankful, ce qui signifie « reposez-vous et soyez reconnaissant », qu’un militaire avait gravé sur une pierre. De là, on a une superbe vue sur Glen Croe. Nous avons ensuite repris notre route dans des paysages pittoresques, le long du loch Long, puis du loch Lomond. Nous avons fait un petit arrêt à Luss, c’est vraiment joli, le lac, les montagnes… et ce ciel bleu, enfin un peu de soleil. C’était le dernier arrêt du tour, comme nous n’étions que trois à retourner à Glasgow et que le reste allait à Édimbourg, Pete nous a demandé si ça ne nous dérangeait pas de prendre le train, histoire d’éviter les bouchons jusque et dans Glasgow, puis ceux entre Glasgow et Édimbourg, ce qui permettait à tout le monde d’arriver plus tôt. Pas de soucis. Pete nous a donc déposés à la gare de Balloch, il a pris nos tickets (ben oui, on a payé un tour qui doit nous ramener à Glasgow, c’est normal que Rabbies paye) et au revoir. C’était vraiment une autre superbe aventure Rabbie’s avec un guide au top ! Je me répète, mais je ne peux que conseiller cette compagnie pour des circuits d’un ou plusieurs jours au Royaume-Uni et en Irlande, et dès 2020 aussi en France, au Portugal, en Espagne, en Italie et en Suisse (en anglais). C’était mon sixième circuit avec eux et pas le dernier c’est sûr !
Donc, le train est arrivé et environ une heure plus tard, me voici de retour à Glasgow, Google Maps m’a guidée jusqu’à mon auberge de jeunesse, en route j’ai croisé un TARDIS qui vendait quelque chose apparemment, mais je ne suis pas allée voir, et oui, mon rhume était moins pire, mais j’étais encore faible et je n’avais qu’une envie : me poser dans ma chambre. Dix minutes plus tard, j’ai pris mes quartiers, l’auberge de jeunesse est sympa, surtout pour le prix, j’ai une chambre double avec lits superposés et petite salle de bain privée, par contre la salle de bain avec lumière automatique, c’est nul.
Ensuite, passage rapide au Lidl à côté, puis je suis allée dîner au bar de l’hôtel, après avoir papoté avec une nana au bar (apparemment le fait que je paye en liquide fait de moi un oiseau rare, ce qui a déclenché la discussion, ça et le temps, pas le Brexit, ouf), je me suis installée et le burger avec potatoes, bof, j’irai voir ce soir si les cocktails sont mieux.
Puis retour dans ma chambre, un peu de TV et au lit tôt, mais trop de lumière, faut que je m’achète un masque de nuit aujourd’hui, lumière sous les rideaux, sous la porte du couloir, sous la porte de la salle de bain. Literie moyennement confortable, certains clients qui gueulent et claquent les portes… J’ai fini par m’endormir, et je me suis fait réveiller par une alarme incendie, ce n’était pas très fort, y’avait personne en panique dans les couloirs, ni dehors, c’était plus fort quand j’ouvrais la fenêtre, mais à deux heures du matin, le cerveau ne fonctionne pas toujours bien et je suis descendue, en voyant à la réception, enfin déjà en n’entendant plus l’alarme dans les escaliers, à la réception la réceptionniste à son poste, ça a fait tilt que c’était vraiment pas ici…
Ce matin j’ai traîné au lit, j’ai repéré un petit parcours Lonely Planet d’une heure et demie, et puis si je me sens bof, je peux toujours me poser dans un café. Et alors que j’écrivais, là, l’alarme incendie a retenti, j’ai ouvert la porte, ils faisaient des tests… Je vais encore prendre ma douche et traîner un peu à l’hôtel avant de me mettre en route.