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L’été dernier, une amie m’a conseillé la série Red Queen de Victoria Aveyard, et en décembre je m’y suis enfin mise, dévorant en un mois les quatre romans (chaque volume plus long que le précédent) de la saga et les deux nouvelles dont les histoires précédent les événements des romans. Je les ai lus en anglais, mais j’ai été étonnée de voir que pour les traductions françaises, les titres n’ont pas été traduits, ce que je ne m’explique pas. Je me suis demandé si c’était un choix de l’auteure, de la traductrice ou de l’éditeur. Dans les autres langues, les titres ont été traduits et ce sont des titres courts et simples repris de plus dans le récit. Mystère.
Bref, commençons donc avec la quatrième de couverture du premier volume :
Mare Barrow, dix-sept ans, tente de survivre dans une société qui la traite comme une moins que rien. Quand elle s’avère détenir des pouvoirs magiques dont elle ignorait l’existence, sa vie change du tout au tout. Enfermée dans le palais de la famille royale, promise à un prince, elle va devoir apprendre à déjouer les intrigues de la cour, à maîtriser un pouvoir qui la dépasse, et à reconnaître ses ennemis.
Victoria Aveyard nous transporte dans un monde post-apocalyptique où le racisme fait loi. Une société inégalitaire en guerre constante, mais stable, jusqu’à ce que Mare s’en mêle. Nous sommes comme elle, comme les autres, emportés par les événements qui viennent tout chambouler. Les personnages sont complexes, profonds, certains qu’on a au début détesté, on finit par les apprécier plus ou moins, et vice versa. Un livre difficile à poser, plein de suspense, des intrigues et trames qui retournent le cerveau, très bien écrit, bref moi j’ai adoré. Et je trouve que le système avec des chapitres du point de vue de personnages différents est excellent. Même si certaines choses, on les voit venir de loin, il reste encore des surprises, une aventure palpitante à dévorer sans modération !
(Traduit de l’anglais par Alice Delabre)
Je me suis récemment découvert une passion pour le monde de Harry Potter après une fin d’été à dévorer les bouquins et à regarder les films. Alors bien sûr, quand j’ai entendu dire que le monde magique de Hogwarts débarquait près de Berlin, je ne pouvais pas manquer ça.
Dimanche, avec une amie, nous avons pris la route vers Potsdam pour aller visiter l’exposition Harry Potter au Filmpark de Babelsberg. Le Filmpark est un parc à thème sur l’univers du cinéma (fermé en ce moment à l’exception du hall où se tient l’expo) et Babelsberg est le quartier de Potsdam où se trouvent divers studios de cinéma et de TV. Nous y sommes allées en voiture (le parking est à 5 minutes à pied de l’entrée, même pas), mais il est possible d’y aller en transports en commun.
C’était vraiment sympa. Nous sommes accueillis par de charmantes sorcières pour passer sous le chapeau (pas tous) et débarquer du Hogwarts Express. J’avais peur que tout soit en allemand, non que je comprenne pas, mais j’ai tout lu et vu en anglais, tous les extraits de film diffusés sont en anglais sous-titrés en allemand, et les noms anglais originaux sont inscris sur les panneaux descriptifs. Il est également possible de louer un guide audio disponible en plusieurs langues pour des histoires et anecdotes de tournage. Très intéressant. Nous l’avons toutes les deux pris en anglais, mais celui de mon amie ne fonctionnait pas, et une fois dans l’expo elle a juste pu en avoir un en allemand, ils doublent les interviews en allemand par-dessus l’anglais qu’on peut encore entendre, pas top. Mais bon…
Nous nous sommes donc baladées dans les couloirs de Hogwarts, divers accessoires et costumes exposés, on a pu faire une partie de quidditch (j’ai marqué, youhou !) et déterrer des mandragores hurlantes, on a traversé la forêt interdite, visité la cabane de Hagrid (que j’ai vu au loin de l’extérieur en me baladant dans les Highlands en juin), avant de finir dans le grand hall avec les bougies suspendues. Vraiment génial pour les fans de la saga.
Bien sûr la visite se termine par la boutique, assez grande mais peu de vrai choix, des tonnes de baguettes, T-shirts, livres, chocolats et même des bonbons à tous les parfums de Bertie Bott (je me suis abstenue). J’avais espéré trouver des boucles d’oreille mais non, je me suis contenté d’une grenouille en chocolat et d’un énième carnet (comme si j’en avais pas assez).
En tout cas, je recommande aux amateurs qui se trouveraient dans le coin, ça dure jusqu’au 10 mars. Et dans une quinzaine de jours, je pars à Londres et j’irai voir les studios Harry Potter, histoire de comparer (à mon avis pas le même niveau vu que là c’est du constant à domicile).
Lors de mon passage dans ma Moselle natale pour les fêtes, j’en ai profité pour aller au musée de la Cour d’Or au centre-ville de Metz, près de la cathédrale.
J’étais allée dans ce musée sur l’histoire de Metz et la région au siècle dernier, avec l’école, depuis il a bien sûr pas mal changé. Ce fut une belle et intéressante visite de près de trois heures. L’exposition commence au temps des Romains qui ont fondé la ville jusqu’à l’après-guerre, le tout sur cinq niveaux, le hic, il n’y a pas vraiment d’ascenseur, pour les gens à mobilité réduite, il faut voir avec le personnel.
J’ai donc parcouru avec émerveillement cette fresque historique racontant la riche histoire internationale de ma ville natale et la région, et oui, petite cité agricole développée en cité administrative et militaire par les Romains, Metz, ou Divodurum Mediomatricorum à l’époque, a un passé mouvementé où elle est tiraillée entre la France et l’Allemagne.
En plus de la partie purement historique avec les trouvailles révélées lors de fouilles archéologiques, il y a également une partie artistique avec des peintures, ça m’emballe moins, mais il y avait de jolies toiles cela dit.
Le prix est plus qu’abordable, 5 € l’entrée plein tarif, le billet est à la journée, le musée ferme entre midi mais l’on peut revenir et le personnel est très sympathique. Une belle idée pour une sortie culture à Metz, que l’on soit local ou touriste.
Lors d’un séjour en Lorraine, prévoyante face à une grève SNCF, j’avais prévu large pour prendre un train et me suis donc retrouvée à déambuler dans une librairie. Une couverture a attiré mon regard, le dessin d’abord, puis l’auteur : Jean-Christophe Grangé, un écrivain de polar que j’aime beaucoup, puis en lisant la quatrième de couverture, cela me dit quelque chose. En effet, Congo Requiem est la suite de Lontano que j’avais lu quelques mois auparavant. Donc, forcément, hop, acheté.
Avant toute chose, le résumé de la page Amazon :
On ne choisit pas sa famille mais le diable a choisi son clan.
Alors que Grégoire et Erwan traquent la vérité, jusqu’à Lontano, au coeur des ténèbres africaines, Loïc et Gaëlle affrontent un nouveau tueur à Florence et à Paris.
Sans le savoir, ils ont tous rendez-vous avec le même ennemi. L’Homme-Clou.
Chez les Morvan, tous les chemins mènent en enfer.
Que dire ? Encore un livre à couper le souffle. Des révélations inattendues, du suspense, certaines choses, on les voit venir, d’autres pas du tout. Un livre difficile à poser une fois commencé. On plonge dans un univers violent mais passionnant, une histoire délirante mais entraînante. Du grand art.
Une année riche en voyages s’achève et une nouvelle année commence bientôt, à l’heure où nombreux sont ceux qui prennent des résolutions, je rêve à mon planning d’escapades. Et 2019 ne manquera pas non plus d’aventures.
Au programme ?
♥ Février : Angleterre ! Trois jours entre Stonehenge et Bath, puis quelque jours à Londres, la partie londonienne aura un certain thème Doctor Who et Harry Potter.
♥ Fin mars/début avril : New York ! Un très court séjour avec ma sœur, et l’occasion de voir des amies vivant par là-bas.
♥ Mai : Rügen ! Mes parents viennent me voir à Berlin et on en profitera pour se faire une petite escapade sur la belle île de la Baltique.
♥ Septembre : Écosse ! Une semaine à Glasgow avec sûrement quelques jours sur l’île d’Arran. Quoi de mieux que mon nouvel amour pour mon voyage d’anniversaire ?
♥ Novembre : Corse ! Je ne sais pas encore dans quel coin, tout dépend des vols disponibles, mais je pense faire plusieurs villes.
À cela s’ajoutera encore un week-end à Hambourg et si je peux un long week-end à Amsterdam ou en Espagne, avec, j’espère, plus d’excursions journalières aux alentours de Berlin. Peut-être aussi en Lorraine ou en Alsace lors de mes visites dans la famille.
Ivy Granger revient enfin avec de nouvelles aventures ! Ou bien… Club Nexus est une nouvelle un peu différente, mais tout aussi palpitante que le reste de la série. Avant tout de chose, la quatrième de couverture :
Un démon, une humaine, une fée Unseelie et un vampire entrent dans un bar…
Cette édition spéciale d’Ivy Granger se compose de courtes nouvelles se déroulant au Club Nexus, le repaire caché du monde souterrain surnaturel de Harborsmouth.
GLACÉE
Un marché qui a mal tourné mène une fée Unseelie de haute naissance à une vie d’esclave au bar, avec un goût de revenge.
POUSSIÈRE, TU REDEVIENDRAS POUSSIÈRE
Le fait d’être un prédateur extrêmement doué ne vous octroie pas forcément une place au sommet de la chaîne alimentaire au Club Nexus. Un vampire sudiste avec des rêves de sang et de violence exubérante a sûrement eu les yeux plus gros que le ventre.
SOUS L’EMPRISE DU DÉMON
L’avocat démon qu’on adore détester a des vues sur une certaine humaine rockabilly. Dommage qu’elle ait amené une arbalète chargée de carreaux trempés dans de l’eau bénite pour sa soirée en ville.
POISSEUSE
Juste quand La Poisse a besoin d’une soirée entre filles tranquille avec Ivy, un démon canon essaie de lui offrir un verre. Elle est vraiment l’humaine la plus malchanceuse de la planète.
Une soirée au club surnaturel de Harborsmouth explorée sous quatre points de vue différents, chaque histoire montant d’un cran en intensité. Encore un vrai plaisir à lire !
(Traduit de l’anglais par Cécile Bénédic)
Samedi dernier, avec quelques copines, nous sommes allées passer la journée à Dresden pour visiter la ville et ses marchés de Noël. Avec une connexion directe, on peut rejoindre Dresden en moins de deux heures depuis la gare centrale de Berlin. Nous sommes descendues à la gare Dresden-Neustadt, premier arrêt de la visite : la Molkerei Pfund, a priori la plus belle laiterie au monde, c’est vrai qu’elle est jolie avec ses mosaïques aux murs et ses plafonds peints. J’y ai acheté des fromages locaux que je goûterai bientôt et une des filles a pris un mini plateau de fromage, j’en ai goûté quelques-uns, pas mauvais du tout. J’ai aussi acheté du chocolat, ils vendent les traditionnels stollen de Dresden, très sympa. Il est interdit de faire des photos… normalement, mais la plupart ne se gênaient pas alors j’ai aussi fait ma rebelle et j’en ai fait une discrètement avec mon téléphone.
Ensuite, nous avons repris le tram direction Albertsplatz pour le long marché de Noël d’Augustusmarkt qui mène jusqu’au cavalier doré et le pont reliant la nouvelle ville (Neustadt) et la vieille ville (Altstadt), après plusieurs arrêts pour boire et manger, nous arrivons au bout de ce charmant marché et le groupe se sépare, une partie prend la direction du musée de l’hygiène et l’autre partie, à laquelle je me joins, s’en va traverser l’Elbe pour aller se poser dans un endroit au chaud en vieille ville. Après avoir traversé le pont, nous nous installons dans un restaurant très sympa, Sophienkeller, un restaurant en caveau face au Zwinger, grand, déco médiévale, j’ai pris une assiette de fromage allemands et français, pas mal du tout, sauf le pain, un pain avec du fromage intégré, pour manger un autre fromage, bof. Un peu cher, mais dans le coin où on était, mais quand même sympa.
Après notre pause au chaud, nous sommes allées un peu dans le Zwinger, ce grand ensemble de bâtiments avec musée et jardins, en attendant que les filles reviennent du musée de l’hygiène, puis nous nous sommes baladées en vieille ville, passant devant l’opéra, le théâtre, la cathédrale, la peinture murale Fürstenzug, procession princière. Nous sommes ensuite arrivées au marché de Noël médiéval, mais 4€ l’entrée plus une longue file d’attente nous ont fait changer d’avis et nous sommes allées vers la belle église Frauenkirche entourée de deux marchés de Noël, nous avons commencé l’un d’eux, puis nous sommes séparées, j’ai déambulé seule dans le marché surpeuplé, quelques jolis stands artisanaux, dont un d’un verrier et d’un forgeron avec fabrication sur place, chez le forgeron j’ai pris de jolies boucles d’oreille faites à la main. Le marché de l’autre côté de l’église, je l’ai juste approché, je ne me suis pas aventurée, profitant des jolies lumières de loin.
Ensuite, j’ai retrouvé les filles et nous sommes allées au Striezelmarkt, aussi très joli, mais nous ne sommes pas restées longtemps en raison de la foule, nous avons alors pris le chemin de la gare, passant les grandes rues commerçantes (on y a croisé Chewbacca !) et longeant le dernier joli marché de Noël Winterlichter (lumières d’hiver) aux abords de la gare. Après nous être réchauffées dans un café, nous avons pris place à bord de notre train dans notre compartiment privé (nous étions six et avions réservé du coup nos places dans un compartiment de six) pour rentrer à Berlin.
Une très belle journée, bien fraîche, avec quelques flocons (une première pour une des filles qui est arrivée du Brésil cet été), une très jolie ville, de superbes marchés de Noël, je pense retenter le coup une année, mais en venant en semaine, le week-end c’est vite bondé et je supporte de moins en moins les foules. Mais aucun regret, vraiment une excellente excursion.