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Carnet de voyage cubain (5/5)

Samedi 17 février 2018
Playa Tropicoco, La Havane
11h30

Hier matin, j’ai traîné au lit, j’ai même zappé le petit-déjeuner, après une semaine de levers tôt, ça fait du bien de se reposer un peu, même si avec la musique, les gens qui parlent et rient fort, puis le coq, ce n’est pas toujours facile de dormir. Je me suis mise en route en fin de matinée pour me balader dans les rues de la vieille ville, sous le soleil, ça tape bien, chaque coin d’ombre est le bienvenu. Sur les recommandations de certains du groupe, je suis allée déjeuner à l’hôtel Ambos Mundos, la vue depuis la terrasse est superbe. Un cocktail maison (jus de fruits tropicaux, grenadine et rhum), pâtes à la tomate, puis je suis redescendue, je voulais continuer de me balader, mais je ne me sentais pas bien, alors retour à la casa. C’est horrible comme je supporte mal la chaleur.

Après une sieste plus longue que prévue, je suis repartie dans les rues de La Havane, premier arrêt sur Plaza Vieja avec un cocktail XXL, sans alcool. Puis direction la poste avant de finir par hasard sur Plaza de Armas et le bord de mer. Je me suis alors posée sur un muret pour admirer le coucher de soleil qui colorait le ciel d’or et d’orange. Alors que la nuit commençait à tomber, j’ai parcouru la rue Obispo, espérant trouver un endroit sympa pour manger, avec de la musique. Premier essai : la carte parle de ropa vieja, mais ils n’ont que poisson, fruits de mer et poulet, donc non. Je me suis ensuite fait alpaguer par une demoiselle qui faisait de la pub pour un resto pas loin, ça avait l’air sympa alors j’ai tenté. La Calesa, joli restaurant, musique live d’ambiance, j’ai commencé avec un daiquiri, puis en entrée des bananes vertes frites fourrées au jambon. L’extérieur frit, la garniture et le fromage fondu dessus, super, mais la texture de l’intérieur de la banane, bof, en même temps je suis bizarre niveau goût. Puis un filet de bœuf uruguayen, enfin, je pensais que la vache venait d’Uruguay, mais c’est la préparation : pané et fourré jambon-fromage, un peu trop cuit mais pas mauvais. Ensuite, je suis retournée sur la rue Obispo, un bar m’a attirée avec de la salsa live et des gens qui dansaient. Je me suis posée au bar, j’ai pris un Havana 7 ans, puis la musique s’est arrêtée et il ne se passait plus rien, donc j’ai repris ma route, je suis allée voir sur Plaza Vieja, rien, alors retour à la casa.

Bien sûr toute la journée, des « hola amiga », tu veux acheter mes trucs ? Tu veux un bicitaxi ? D’où tu viens ? Ça commence à devenir lourd. On n’avait pas trop ça dans les autres villes, sûrement car on était souvent en groupe, souvent avec notre guide cubain qui semblait connaître tout le monde. Là, je suis seule, oui et pas seul, hein, ça change la donne. Souvent ils vous abordent en anglais, ils sont surpris que je parle si bien espagnol, et quand je dis que je suis de France et d’Allemagne, ils sont impressionnés que je parle quatre langues, et dire qu’à une époque c’était cinq… Enfin bref, là, je vais profiter de la plage, tranquille, avec la musique des voisins.

***

Samedi 17 février 2018
20h40
La Havane

Ce matin, je me suis levée un peu plus tôt et je suis partie pour la plage, sans maillot de bain car seule. En route, j’ai voulu m’arrêter au Etecsa de la rue Obispo pour une carte Internet, mais la file d’attente m’a vite découragée. Direction donc Parque Central pour prendre le bus T3 vers les plages de l’est, la file là aussi est longue, en bus c’est 5 CUC A/R, plusieurs chauffeurs de taxi proposent aux gens attendant de les conduire pour 5 CUC par personne, maximum quatre personnes, je me joins à deux mecs et on cherche une quatrième personne, mais ce sont deux autres personnes qui se manifestent et le chauffeur me rejette comme une merde, le profit avant tout, hein. Puis j’entends une allemande chercher des gens pour partager un taxi, je me porte volontaire et un quatrième se joint à nous, ce fera certes le double au final, mais mieux que d’attendre une éternité sous le soleil. On nous dépose à la plage de l’hôtel Tropicoco, je me fais tout de suite aborder par un plagiste, une chaise longue et un parasol ? Oui, merci ! J’avais compris que c’était 2 CUC pour l’ensemble, mais non 2 pour la chaise et 2 pour le parasol. OK. Au temps pour moi. Et puis bien sûr je commande un mojito. L’eau est magnifique, turquoise et saphir, le soleil brille, la brise souffle, un pur bonheur ! Je vais tremper les jambes, mais une vague arrive et tout le bas de ma robe est trempé, oups ! Arf, ça séchera. J’avais oublié mon livre, du coup je m’ennuie vite et au bout de deux heures, je me mets en route vers l’arrêt de bus.

De retour à Parque Central, je passe par la rue Obispo pour aller m’acheter une carte Internet, plus de trente minutes d’attente, mais il me faut Internet ! Surtout que mon opérateur m’a bloqué les données en roaming parce que j’ai atteint le quota. Je serais bien rentrée en bicitaxi, mais aucun de libre sur le chemin avant une placette à cinq minutes de la casa.

Après une douche et un peu de repos, me voilà repartie. Je trouve enfin un bicitaxi pour Parque Central, 5 CUC, pas donné, mais bon, je fais mon poids lol. Certes, c’est prévu pour deux personnes, mais bon. J’admets que je n’étais pas tout le temps rassurée, mais nous sommes arrivés à destination en entier. Je cherche alors vainement du Wifi, puis je me souviens du conseil d’une amie : le bar de la terrasse sur le toit de l’hôtel Inglaterra au Parque Central. Je me pose avec un daiquiri et c’est parti pour une heure de surf.

Ensuite, je reprends la rue Obispo jusque Plaza de Armas, un groupe joue de la salsa et les gens dansent, super ambiance. Une fois la musique finie, je me pose sur un banc avant de retourner sur Plaza Vieja où j’avais repéré un resto à l’air sympa hier. La Vitrola, genre diner US. Un peu d’attente, mais je peux avoir une table juste pour moi. Cool. Là aussi, de la musique. En apéro, un rhum, j’avais commandé en entrée des boulettes de fromage mais elles ont été oubliées, puis en plat un burger pas mauvais du tout avec chips de banane et pour finir un brownie. Miam. Pendant l’attente et le repas, je remarque un homme assis sur les marches en face, vêtu de blanc avec seulement un collier de couleur, a priori il est en année d’initiation pour la santeria, il écrit et donne des papiers aux gens à table. Et quand il donne son papier au couple de la table d’à côté, en fait c’est un portrait. Il m’a fait aussi, résultat bof, mais c’est sympa. Donc en partant, je vais le voir et lui donne quelques pièces. Et il me fait la bise et me dit « merci mon amour ». OK… Si tu veux…
Et me voici de retour à la casa, mon ventre est contrarié et je dois commencer à préparer mes bagages pour demain.

***

Lundi 19 février 2018
18h50
Berlin

Dimanche matin, j’ai traîné au lit jusqu’à l’heure de rendre la chambre, midi, profitant de pouvoir m’allonger dans ou sur un lit tant que je peux. Puis j’ai pris le chemin du musée du rhum Havana Club, la prochaine visite en espagnol était beaucoup plus tard, mais une en anglais était disponible à 14h, OK. En attendant, je suis allée me balader le long du front de mer, puis j’ai cherché où manger près du musée. Là, un gars m’a accosté « Bienvenue à Cuba », bla bla bla, il m’a demandé si j’ai tout avant de rentrer, il vend des cigares… Il a tenté de me conseiller un resto, il insistait, non, je voulais déjeuner près du musée et son truc est plus loin. Pour déjeuner, je suis allée au bar Dos Hermanos où un groupe jouait et des gens dansaient. Le repas était OK.

Puis est venue l’heure du musée, très intéressant, l’entrée est 7 CUC, on a regardé un petit film sur l’histoire de la canne à sucre et du rhum, la guide nous a ensuite expliqué le processus de production, on a pu sentir le rhum tout jeune à 76°C (à ne pas boire !) avant que le processus ne continue. Et à la fin : dégustation de Havana 7 ans, bien sûr, la visite s’est terminée sur la boutique, mais j’avais déjà acheté une bouteille de rhum (la limite est d’1 litre par personne pour la douane), et pas du Havana.
Puis, retour à la casa pour bouquiner avant de partir à l’aéroport. Ce fut un séjour magnifique, une expérience unique. Cuba est une île superbe, la majorité des Cubains sont adorables, la musique résonne partout tout le temps. J’ai l’impression qu’ici plus qu’ailleurs où je suis allée, on est un peu dans une bulle en tant que touristes, la vie pour les locaux n’est pas toujours facile. C’est pour ça que les quelques fois où j’ai payé trop, c’était pas grave, si ça peut améliorer un peu le quotidien d’une famille, je ne peux pas aider tout le monde, mais un peu c’est mieux que rien. Cuba est ambivalente, par endroits des endroits très délabrés, à quelques mètres du neuf, des endroits à l’air moderne, mais des toilettes… Bon, il faut savoir que les toilettes ne « digèrent » pas le papier toilette, il faut utiliser la poubelle pour ça et prévoir un budget car elles sont toutes payantes ou presque.

À savoir, l’eau du robinet n’est pas potable, la cuisine est bof, le « vrai » pain et fromage me manquent. Le système des deux monnaies est appelé à disparaître, une des deux sera retirée, mais quand et comment, aucune idée.

Je dois avouer que je suis contente d’être rentrée, c’était absolument génial, mais dix jours sont suffisants pour moi, la chaleur était difficile pour moi et à La Havane, être alpaguée et accostée toutes les cinq minutes pour un taxi ou autre, ça use. Sûrement parce qu’avant j’étais avec un groupe, souvent avec le guide cubain et ensuite seule. Mais j’aimerais tout de même y retourner, voir le reste de l’île. Je reviens avec des souvenirs plein la tête (et la valise). Des paysages magnifiques, des sourires, des rires, j’en avais rêvé, je l’ai fait, je ne regrette pas et ne peu que recommander cette expérience hors du commun.

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Carnet de voyage cubain (4/5)

Jeudi 15 février 2018
19h50
La Havane

Après la matinée à la plage, nous sommes tous rentrés nous doucher et nous changer avant de nous retrouver pour déjeuner. En entrant dans notre chambre, surprise, ils ont nettoyé, ce n’avait pas été le cas à Viñales donc j’avais laissé mon bordel et j’ai retrouvé mon linge plié, mes livres posés sur le côté, oups.
Ensuite, on retrouve le groupe pour aller manger et on s’arrête à la Casa de la Cerveza (la maison de la bière), sandwichs et frites, sympa, bonne ambiance, puis on se met en route pour se balader en ville. Et là, surprise, un bar Beattles avec des statues du groupe, original ! Trinidad n’est pas très grande et le tour est vite fait, mais sous le soleil, en montée et avec les rues caillouteuses, c’est du sport. On profite de la balade pour flâner sur les marchés artisanaux, l’art est vraiment partout à Cuba. Puis on tombe sur le jeune couple du groupe, on arpente tous ensemble encore un marché, je craque pour deux paires de boucles d’oreilles et la vendeuse m’offre un bracelet, puis on se pose pour un verre.

Suite à cela, retour à la maison d’hôte pour se reposer avant la soirée. Je prends ma douche et ensuite, alors que j’applique mon après-solaire, j’entends Sama crier : un cafard dans la chambre ! J’essaie de le diriger vers la sortie avec une serviette, mais il part dans un coin, le coin où se trouve mon sac. Beurk. Je suis pétrifiée, je ne porte qu’une serviette, je suis pieds nus, donc voilà. Au bout de quelques temps, je prends mon courage à deux mains, enfile prudemment mes sandales, après avoir vérifié qu’elles étaient vides bien sûr, puis je soulève délicatement le sac, rien, je vide tout, rien, je rerange tout, je le repose, et je rabats le dos et il est là, j’agite une serviette pour le faire descendre, Sama m’entend crier (elle est dans la salle de bain) et je jette la serviette sur le monstre et elle sort chercher quelqu’un. L’intrus sera exécuté dans la cour à coup de chaussures et la chambre est à nouveau nettoyée. Pourtant elle était propre, mais bon, ça peut arriver. Après cette aventure, je somnole un peu.

En fin d’après-midi, je retrouve Len et Ann pour aller à la Casa de la Musica où une partie du reste du groupe nous rejoint, comme nos maisons d’hôtes sont voisines, on fait le chemin ensemble. On prend donc l’apéro sur les marches près de Plaza Mayor avant d’aller chercher de quoi manger. Juste à côté des premières marches, il y a un charmant restaurant-galerie, Los Conspiradores, ceux qui ont pris des pâtes et des fruits de mer étaient ravis, ma ropa vieja, bof. Au départ, je voulais aller avec les autres au club dans une grotte, mais avec un autre départ aux aurores le lendemain, j’ai préféré aller me coucher. Au moins, j’aurais eu de la musique live pendant l’apéro et le dîner. Ce n’est pas un cliché, à Cuba, il y a toujours de la musique, salsa et autres. Un pur régal.

***

Vendredi 16 février 2018
11h35
Hôtel Ambos Mundos, La Havane

Mercredi, départ assez tôt de Trinidad, le guide a dû écouter toute l’histoire de cafard par la proprio de la casa, apparemment il venait de chez le voisin. Nous avons fait un premier arrêt pour un point de vue sur la vallée, les escaliers étaient rudes et alors que je soufflais, Orlando, notre chauffeur, m’a pris le bras et aidé. La vue était superbe sur la vallée luxuriante, Valle de los Ingenios, on en a profité pour faire notre photo de groupe. Puis on est remontés dans le bus direction la tour pas loin de là, dont j’ai oublié le nom, la honte.* On peut monter, mais les escaliers ne me tentaient pas. J’ai pris Marmotte en photo et elle a eu un grand succès auprès des vendeuses. L’une des vieilles dames m’a demandé si j’avais un stylo à offrir, j’en avais un en rab donc pas de soucis, et là, d’autres sont arrivées et en voulaient aussi. Non désolée, j’en ai plus à distribuer. Au bout de trente minutes, il faut repartir, mais avant ça on dit au revoir à la famille qui quitte le groupe.

Direction Santa Clara, la ville du Che, il y a une grande statue avec un mémorial et un musée. On commence par le mémorial, on laisse nos chapeaux et sacs dans le bus, car ils ne sont pas autorisés, mais aussi les appareils photos, caméras et téléphones. Orlando les surveille jusqu’à ce que la visite soit finie et qu’on les récupère pour photographier le monument extérieur. On reprend ensuite le bus pour aller voir le train blindé, un train ciblé par les révolutionnaires. Puis re-bus pour aller déjeuner dans un hôtel en périphérie, buffet pour 15 CUC avec boisson, mais bof. Puis on amène le jeune couple en ville qui eux aussi quittent le groupe. Et nous voilà en route pour La Havane.

Au bout de trois heures, nous voici de retour dans la capitale, nous prenons nos quartiers, tous dans la même casa, puis retrouvons Osvaldo pour une rapide visite nocturne de la vieille ville. Suite à la balade, avec Andrew, Debbie et Ursula on prend place sur une terrasse pour dîner près de Plaza Vieja, mais ce n’est pas très bon, le chorizo n’en est pas et le poulet on sait pas trop. En tout cas, le chat errant a aimé le chorizo lui. Une autre journée se terminait, alors retour à la casa pour dormir.

*Tour d’Iznaga

***

Vendredi 16 février 2018
20h35
La Havane

Hier matin, après le petit-déjeuner et les au revoir à quelques-uns, Osvaldo me négocie un taxi pour aller à la visite guidée sur la religion afro-cubaine ou santeria. Le taxi me dit 15 CUC, je donne donc 15 et il me rend 10, ai-je donné 25 ou est-ce que j’ai mal compris, le mystère reste entier. J’arrive donc bien en avance à Callejón de Hamel, la guide est également en avance et je suis seule, donc la visite se fera en espagnol. Elle m’explique que cette ruelle accueille une communauté pratiquant cette religion, une communauté qui mise sur l’art, avec du mobilier urbain à base de matériel recyclé. Tout cela est en partie dû à Salvador, un artiste local qui a une galerie sur place. Elle m’explique ensuite l’origine de la santeria, les envahisseurs espagnols ont forcé la religion catholique sur les esclaves africains qui avaient amené avec eux leur religion dont les divinités sont liées à la nature. Les esclaves ont continué leur religion en cachette et ont associé des saints catholiques à certaines divinités et priaient ainsi les deux. Elle m’a expliqué et montré quelques orichas, symboles des divinités, et nous sommes allées dans la maison de Salvador voir les autels. Chaque membre de la famille a son autel dédié à la divinité à laquelle il/elle est lié(e). La femme de Salvador était là et elle m’a fait la bise pour me saluer… Ça fait bizarre. J’ai pu également visiter la galerie et j’ai eu droit à une représentation de danse, une des danseuses m’a même pris par le bras pour danser… OK… J’ai aussi vu l’endroit où ils vendent les herbes et autres articles pour les rituels, j’ai rencontré un babalawo (l’officier religieux), tout cela était très instructif. Ah oui, avant la danse on m’a offert un verre, un negrón : rhum, limonade, basilic. Bien rafraîchissant.

Une fois la visite finie, j’ai acheté une petite peinture à Salvador et il m’a fait un signe de croix avec… Puis j’essaie de m’orienter pour rentrer, une vieille dame vient me dire que Callejón de Hamel, c’est par là, mais je lui montre la carte de visite de la casa et lui dis que je veux aller là. Du coup, elle m’embarque dans un taxi déjà occupé, me dit que c’est 1 CUC, le plus petit billet que j’ai est de 5, elle me rend d’abord 3 CUC, puis je lui dis que c’est bon. On descend, encore loin de ma maison d’hôte, mais elle m’entraîne dans la direction, on discute un peu, elle a presque 80 ans et est en grande forme, elle me dit qu’elle pouvait pas faire autrement que de m’aider, c’est normal. Et elle m’amène jusqu’au début de la rue de ma casa, adorable, vraiment. Arrivée, je m’allonge un peu avant la suite du programme.

Vers 15h, je me mets en route, je dois remonter toute la rue Cuba pour mon tour en vieille américaine. Les vendeurs et taxis m’appellent tous, souvent en anglais, regarder c’est gratuit… Le problème des coins touristiques… J’arrive en avance et me pose sur un muret face au point de rendez-vous et le guide est aussi assis là. On est six en tout, une fille bizarre, un couple de New York et un couple suisse. Il y a deux voitures, on fait une voiture de francophones qui parlent espagnol et en route ! Premier arrêt : la place de la Révolution, puis la forêt de La Havane et enfin l’hôtel Nacional. Soit le guide, soit le chauffeur (le guide changeait de voiture à chaque arrêt) commente le trajet, c’est très sympa. À l’hôtel Nacional, on prend un mojito de la mafia (avec du rhum vieux en plus), bonne expérience dans l’ensemble. Je retourne ensuite au point de départ en partageant un taxi avec la fille bizarre qui au final descend en route, puis je me dirige vers Plaza Vieja pour dîner. En route, je me fais accoster par Manolo, qui m’invite à aller danser sur une place plus tard, je dis que sûrement oui, mais en fait je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça, j’ai pas envie, je le sens pas. Et si c’est un rencard, le pauvre se sera pris un lapin. Je continue seule mon chemin et un autre comment tu t’appelles, d’où tu viens, non, stop, pour aller plus vite je dis que je suis en retard pour retrouver des amis et ciao. Je dîne donc dans un petit restaurant qui avait l’air sympa, une pizza, bof. Puis retour à la casa pour une soirée tranquille au lit avec un bouquin.

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Carnet de voyage cubain (3/5)

Lundi 12 février 2018
17h50
Trinidad

Dimanche matin, nous nous sommes mis en route assez tôt, direction Cienfuegos via la Baie des Cochons. On a des malades, la moitié dort dans le bus, le trajet est agité sur les parties de route en piteux état, des routes et autoroutes partagées entre véhicules à moteur, chevaux et vélos. Pour les locaux, les voyages à l’échelle nationale se font souvent dans de terribles conditions, entassés dans des camions, à l’arrière, avec ou sans toit.

Au bout de quelques heures, nous arrivons à la baie, mais pas de cochons, juste la mer bleu turquoise, des plages de sable, magnifique. Nous nous arrêtons à Las Cuevas de los Peces à Girón, à peu près là où le débarquement de 1961 a eu lieu. C’est une plage rocheuse, la crique est rocheuse, c’est délicat pour rentrer dans la mer, une roche un peu creusée par les éléments permet de s’asseoir, les vagues sont fortes. L’eau est bien fraîche, j’ai essayé de nager un peu, mais c’est difficile avec les vagues, je n’ai pas l’habitude. Je trouve un rocher immergé sur lequel rester debout, près du bord où ressort un poteau pour m’accrocher et je reste là un moment, à admirer les couleurs exceptionnelles, le paysage paradisiaque, bercée par les vagues, enfin bercée, chahutée plutôt. Au bout d’un moment, j’essaie de ressortir en remontant sur un rocher escarpé, mais je galère, puis le papa canadien de notre groupe (j’ai oublié son prénom) vient m’aider et avec une autre touriste, ils vont récupérer mes chaussures pour me les rapporter. Je suis mille fois reconnaissante. Je vais ensuite sécher sous le parasol avant de reprendre le bus pour aller déjeuner.

Le guide nous amène dans un resto sympa, formule déjeuner avec poisson ou viande, je prends bien sûr un mojito. Du groupe, je suis la seule à parler espagnol, quelques-uns ont des bases ou connaissent quelques mots, les serveurs remarquent rapidement et viennent du coup me voir quand ils veulent dire quelque chose à notre table. Le reste du groupe se tourne maintenant vers moi quand Osvaldo n’est pas là, j’vais commencer à facturer mes services lol. Enfin bref, déjeuner sympa avant d’aller au musée.
Le musée de Girón présente l’histoire de la Baie des Cochons du côté cubain, l’entrée est de 1 CUC, pour 1 CUC de plus on peut prendre des photos, pour encore 1 CUC on peut voir un documentaire, hop 4 CUC pour moi. Le documentaire est en espagnol avec sous-titres en anglais et est parfois dur car il y a des images des victimes des bombardements. Tout de même très intéressant, comme le musée dans son ensemble.

Puis nous reprenons la route, direction Cienfuego, surnommé La Perla del Sur (la Perle du Sud), grande influence française car suite à un ouragan dévastateur, elle a été reconstruite par des Louisianais au XIXe siècle. On roule en bord de mer, on s’arrête à un superbe bâtiment de style arabe sur le toit duquel il y a un bar offrant une vue magnifique. Après ce court arrêt, on nous amène à nos maisons d’hôte. Nos hôtes sont d’une grande gentillesse, ils ne parlent pas très bien anglais, du coup je fais à nouveau office d’interprète. Puis nous rejoignons le groupe pour aller dîner. Au Bouyon 1825, ils ont diverses formules avec viande ou poisson, je commande d’abord un rhum, le serveur croit que je veux un mojito. Non ! Je veux un vieux cubain svp. Il me sert un Havana Club Reserva pas mauvais du tout. Niveau repas, j’ai commandé un steak, on ne me demande même pas la cuisson. Je reçois un truc plat et trop cuit, euh et mon riz ? J’avais demandé la formule sans soupe et sans salade pour pas gâcher, mais le riz si ! Plats pas terribles, service à revoir. Ensuite, retour à la maison d’hôte car le lendemain on a encore un départ aux aurores.

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Mardi 13 février 2018
18h10
Trinidad

Hier matin, nous sommes allés nous balader un peu dans Cienfuegos, très jolie, ils ont un mini arc de triomphe et forcément, en tant que seule française du groupe, c’est à moi qu’on demande de le comparer à celui de Paris… Ensuite, Osvaldo nous a emmenés dans une bodega cubaine, ou magasin de rations, il nous a expliqué que chaque Cubain est assigné à une bodega et le bodeguero connait tout le monde et il faut un carnet spécial, les produits sont disponibles à une certaine date à un prix modeste. Suite à cela, nous avons eu trente minutes pour nous balader avant de prendre la route vers Trinidad.

Arrivés à Trinidad, un patchwork de maisons colorées dans d’étroites rues pavées, on fait d’abord un arrêt CADECA et toilettes, puis nous visitons une poterie locale, Santander, avec potiers démontrant leurs talents. Ensuite, courte visite de la ville sous un soleil torride, j’ai mis un T-shirt un peu plus couvrant car même avec de la crème solaire 50+ mes épaules, mon dos, mes bras sont rouges, mais ça n’est pas douloureux, donc je cuis. Puis déjeuner avec le groupe sur une jolie terrasse ombragée avant d’aller dans nos maisons d’hôte.

Après une douche et une sieste, je pars acheter une carte internet près de la place Cespedes (le point wifi principal de la ville) et dans la file d’attente j’entends des gens discuter, apparemment il faut un passeport pour l’achat, je redemande confirmation au Cubain devant moi et je m’apprête à partir quand le Cubain derrière moi me dit qu’il peut m’en acheter une d’une heure, il a droit à trois, pas de soucis pour lui. C’est 1 CUC, mais je n’ai pas moins de 10 CUC, du coup il me donne 50 CUP (pesos locaux) qui équivalent à 2 CUC et il me rend ensuite la monnaie. Super gentil. Je me pose alors sur un muret de la place, lis mes messages, envoie quelques photos pour frimer à ceux qui sont restés dans l’hiver de France et d’Allemagne (et d’ailleurs) et recharge du crédit sur ma carte SIM pour avoir à nouveau l’Internet mobile si besoin.
Ensuite, je vais au bar Floridita, apprécié d’Hemmingway a priori, et m’offre un bon petit daiquiri. Je voulais aller près de la Plaza Mayor là où il y a la Casa de la Musica, je ne suis pas sûre du chemin et là je croise Andrew et Debbie du groupe, puis on continue chacun nos chemins. Je ne suis pas sûre de prendre la bonne direction, il fait nuit, c’est pas très éclairé, donc je préfère rester dans le même quartier alors je tourne en rond en cherchant où aller manger.

***

Mardi 13 février 2018
22h45
Trinidad

Hier, en cherchant où manger, je tombe à nouveau sur Andrew et Debbie. On discute, je leur dis que je cherche où manger, ils me disent qu’ils ont pris un verre dans le foyer de l’hôtel de luxe Iberostar sur la place Cespedes et que ce n’était pas trop cher et assez sympa. Ils proposent qu’on y aille, comme ça ils y prendront leur dessert. C’est joli, avec une lampe de verre ananas, un piano sur lequel un musicien vient jouer pendant notre repas, avec des musiciens de percussion, musique d’ambiance feutrée. J’ai pris un sandwich jambon fromage et un rhum. L’addition est correcte, excellent service. Puis je suis rentrée me coucher.

Ce matin, j’ai retrouvé Len, Anne et Sama pour prendre le bus vers la plage Ancón, Rod et Terry devaient nous rejoindre, mais ils ne sont pas venus au point de rendez-vous et on les a retrouvés dans le bus au final (ils n’étaient plus sûrs du chemin). Un bus relie la ville à la plage, 5 CUC aller-retour, double étage avec toit ouvert, enfin sans toit, dans certaines rues les câbles électriques entre les poteaux sont assez bas, un peu flippant. Le trajet est superbe, avec le vent dans les cheveux, c’est super agréable.

Arrivés à la plage, on a réussi à avoir des chaises longues, 2 CUC pour la journée, mais avant que le mec arrive pour encaisser, une partie était déjà dans l’eau, dont moi. La plage est superbe, l’eau turquoise, bien fraîche, un pur bonheur. Ensuite, je me pose sur la chaise longue et au bout d’un moment, le mec vient encaisser pour la chaise et propose des cocktails. Un mojito, por favor ! Il est 11h, l’heure de l’apéro, non ? Je retourne ensuite me rafraichir dans l’eau, un pur moment de bonheur, avant de rejoindre les autres, papoter, rigoler. Une superbe matinée qui prend fin avec le voyage retour dans le vent et sous le soleil.

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Carnet de voyage cubain (2/5)

Samedi 10 février 2018
18h10
Viñales

À la fin de la courte visite de Viñales, Osvaldo nous a suggéré de prendre un verre dans un bar sympa. Un bon mojito, un groupe de salsa sur scène, à un moment le chanteur descend et donne à Anne, de notre groupe, cet instrument fait de deux petits rondins de bois, à Sama les maracas, à Ela ce genre de cabosse avec des traits qu’on frotte et moi, il me propose de danser, OK, mais je lui dis que je ne sais pas danser, il répond que c’est pas grave, qu’il va m’apprendre, mais il a vite abandonné. Ensuite, vient une chanteuse avec un sacré déhanché et une super voix, excellente ambiance dans le bar à ciel ouvert, sous les étoiles. Un pur moment de bonheur. Un peu plus tard, on décide d’aller manger. Terry avait repéré un resto où ils proposent des tapas avec un cocktail gratuit. El Meridiona ou quelque chose dans le genre. Pas mauvais, serveur sympa. On discute alors d’où aller danser ensuite et on abandonne l’idée des grottes, on restera plutôt sur Viñales même. On retourne aux maisons d’hôte et on se donne rendez-vous devant chez Jade une heure plus tard.

Le temps de prendre une douche rapide, Sama s’est endormie et décide de rester au lit et se rendort aussi sec. À l’heure du rendez-vous, je retrouve Ursula dans notre maison, puis on va attendre Jade. Au bout de quinze minutes, toujours personne, mais Rod rentre et nous dit qu’il va aller toquer chez Jade. Dix minutes plus tard, avec Ursula, on décide de prendre un verre au bar d’en face, puis un peu plus tard, on voit Jade, Rode et Terry sortir. On reste le temps de finir nos verres et on les rejoindra au club sur la place principale.
Le club Polo Montanez est à ciel ouvert, 1 CUC pour l’entrée, quand on arrive, un groupe est sur scène, on danse en solo, plusieurs fois certains mecs essaient de m’entraîner de force à danser. Certains ont l’air glauques, donc non, je n’aime pas quand ils te prennent la main et insistent, mais bon… D’autres tendent la main et invitent plus délicatement, là j’accepte plus facilement. Vraiment une super soirée, super musique (salsa, bachata, reggaeton), j’ai eu du mal à partir, mais ça fermait à 1h, donc quand ils ont fermé, je suis rentrée pour aller dormir quelques heures.

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Dimanche 11 février 2018
21h10
Cienfuegos

Hier matin, le réveil fut dur après une courte nuit pendant laquelle j’ai été un peu malade, sûrement quelque chose que j’ai bu ou mangé, mais tout de même d’attaque pour la randonnée au milieu des champs de tabac dans la vallée. Après plusieurs magasins pour faire des réserves d’eau (l’eau du robinet n’est pas potable à Cuba), nous rejoignons notre guide pour la matinée. On traverse quelques rues de Viñales, on croise Thomas le buffle et comme partout sur l’île des coqs, poules, poussins, chevaux, chiens, chats… Il fait chaud, le soleil cogne, mais les paysages sont superbes, les plantations de tabac, patates douces, pommes de terre, yuca, canne à sucre avec les falaises arborées en toile de fond. Le rouge de la terre et le vert des plantes, bananiers, manguiers, bambous, baobabs (bon UN baobab), c’est superbe. Mais je souffre, j’explique au guide que je supporte mal la chaleur et qu’en plus j’ai oublié de prendre un chapeau, du coup, il m’a passé sa casquette, super gentil.

Ensuite, on passe dans le parc national et on s’arrête à la « cafeteria », la ferme de café. Là, une employée nous prend en charge et nous montre des plants de café, arabica et robusta, nous explique comment tout fonctionne. Puis nous nous asseyons à une table sous un toit en palmier (gros soulagement pour moi). Elle nous présente et fait sentir le café moulu, puis on goûte le miel de fleur de cafetier, moins sucré que le miel que je connais. Elle propose ensuite à boire, le café avec miel et rhum par exemple, ou du rhum tout seul ou des cocktails avec ou sans rhum. Je prends une pina colada sans alcool, vu que dans mon état un verre de rhum à 10 heures du matin dans une telle chaleur, mauvaise idée. Ensuite, elle nous fait goûter le rhum spécial du coin, avec une goyave dedans, bof, sans plus (oui j’ai goûté une gorgée quand-même). Et si on veut acheter du café de la ferme, c’est vendu en poudre ou en grains dans une bouteille d’eau (vide, hein).

Sur ce, on reprend notre marche, le guide voulait nous emmener dans une ferme de tabac, mais on l’a fait la veille donc on passe. On continue un peu dans le parc national avant de retourner au village. C’est vraiment joli. Après avoir dit au revoir au guide, me revoilà tête nue et les dix minutes jusqu’à la maison d’hôte, sous le soleil, une horreur. Par moments, pendant la rando aussi d’ailleurs, il y a eu quelques coups de vent, une brise bien agréable. Arrivée à la maison, je prends une douche vite fait avant de rejoindre une partie du groupe sur la terrasse, c’est l’anniversaire de Sama et Jade a acheté un gâteau. Ils partent ensuite tous déjeuner et moi je pars dormir un peu avant mon cours de salsa.

***

Lundi 12 février 2018
7h40
Cienfuegos

Après ma sieste, je suis allée me promener sur la rue principale de Viñales, notamment pour acheter un chapeau, j’aime pas les chapeaux, j’ai l’air stupide avec, ça me va pas, mais bon, avec le soleil, c’est obligatoire. Sur la place principale, il y avait de la musique et un marché sur la route, super atmosphère. Puis vint l’heure du cours de salsa avec la famille (parents, fille, amie de la fille voyagent ensemble dans notre groupe). Dans la cours d’une maison d’hôte en sirotant un Ron Collins (rhum et limonade), le prof nous a montré les pas de base, quelle catastrophe avec mes deux pieds gauches ! Cela dit, on s’est bien amusés, même si j’ai pas du tout le rythme dans la peau.

Après ça, je suis rentrée m’allonger. Alors que je pensais aller dîner et jeter un œil au concert sur la place dont le prof de salsa nous avait parlé, je vois Ursula rentrer et lui propose qu’on y aille ensemble. Une heure plus tard, on se met en route et on dîne au resto du coin, La Esquina, qui veut dire l’angle. Encore un daiquiri servi en frozen. Pendant le repas, j’ai le coup de barre des coups de barre, alors, à mon grand regret, je l’abandonne et rentre me coucher.

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Carnet de voyage cubain (1/5)

Jeudi 8 février 2018
Aéroport d’Amsterdam
7h55

Je suis sur le point de réaliser un rêve de longue date : Cuba ! J’ai réservé suite à un été de dur labeur assez fructueux et je suis surexcitée ! Le seul hic, c’est que là maintenant, je devrais être en train de dormir à La Havane… J’ai réservé un circuit de huit jours avec une nuit avant et trois nuits après à la capitale. Hier matin, toute guillerette, je me lève aux aurores et prends un taxi direction l’aéroport pour le premier vol vers Paris avec Air France. Oui, j’ai voulu aller à Paris le 7 février, le jour où la neige a semé le chaos. Ça faisait quelques jours que j’avais lu que des chutes de neige étaient attendues sur Paris mardi et mercredi, j’ai surveillé les statuts de mes vols, jusque mardi soir très tard (je ferme pour quinze jours, j’ai donc fait quelques grosses journées de travail avant), tout est bon.

Avant de partir à l’aéroport, j’ai vu que j’avais reçu un e-mail d’Air France, le vol Paris – La Havane aura près de deux heures de retard. OK. Arrivée à l’aéroport pour l’enregistrement, 30 minutes de retard pour Berlin – Paris, puis 45 minutes, et alors que j’attends pour le contrôle de sécurité, on nous annonce que le vol est annulé. NOOOOOON !!! Bon, en attendant que le personnel puisse s’occuper de nous, j’essaie d’appeler le service client d’Air France (bien sûr, ils n’ont pas de comptoir spécifique à Tegel…), sans succès, je préviens la compagnie avec qui je fais le tour et ai réservé les nuits supplémentaires que je risque de ne pas arriver comme prévu… Puis on récupère les bagages et commence alors la longue attente pour le comptoir de re-réservation improvisé au comptoir d’enregistrement. Au bout d’une heure, une employée de l’aéroport passe avec une bouteille d’eau. Après près de trois heures d’une longue attente debout, mal aux pieds, aux jambes et au dos, affamée et assoiffée, j’arrive enfin au comptoir, elle me trouve un vol pour le lendemain via Amsterdam avec KLM. Super. Au départ avec une heure entre les deux vols, Amsterdam est énorme, ça peut être juste, du coup je suis partie avec le vol de 6 heures. Donc, une fois mon nouveau billet en main, je suis allée voir pour laisser mon bagage à la consigne… qui n’ouvre qu’à 5 heures le matin et je dois être au dépose bagages au plus tard à 4h30 si je veux pas risquer de manquer mon vol.

Bon donc, taxi pour retourner à la maison, je me suis rassasiée, me suis allongée et j’ai écris un joli e-mail au service client d’Air France pour un dédommagement. Mon transfert à La Havane avec le tour est réorganisé, mais la nuit en maison d’hôte finalement passée dans mon lit à Berlin ne peut pas être remboursée. Tout ça me fait perdre une journée de vacances, mais bon, j’avais justement prévu d’arriver 24 heures avant le début du tour au cas où… eh bien le cas où est arrivé. Honnêtement, avec Paris, j’avais craint un problème de grève, pas de neige… Donc, après une courte nuit, je me suis levée à 3h30, puis taxi, enregistrement, embarquement, vol, débarquement, tout s’est déroulé sans problèmes.
Mon vol pour Cuba est vers midi, j’ai vraiment hâte d’arriver. Le tour nous emmène à Trinidad, Viñales, Cienfuegos, la Baie des Cochons, Santa Clara. J’ai réservé des visites à La Havane pour après le circuit, je me laisserai peut-être tentée par des cours de salsa. Ils annoncent environ 30°C pour la semaine, ça va être un choc, surtout au retour je pense.

***

Jeudi 8 février 2018
21h50
La Havane

Le vol s’est relativement bien passé, long et inconfortable, mais bon quand on est large on assume, hein, même si pour les gens normaux c’est pas top non plus. Et puis, enfin, on est arrivés, ça y est ! 17h heure locale, 23h à la maison, le soleil brille et il fait près de 30°C, surprise en allumant mon portable, j’ai du roaming et l’Internet mobile… Ce qui était censé ne pas être possible. Le SMS d’accueil ne garantit pas Internet partout, mais bon, le temps de prévenir tout le monde que je suis bien arrivée et hop. Ensuite, immigration, contrôle de sécurité, longue attente pour les bagages, douanes et ça y est ! Cuba, je suis là ! Mon chauffeur m’attend, il m’emmène au DAB (plus rapide que le change à la CADECA), et c’est parti.

On roule sur une route bordée de palmiers, reggaeton au poste, on croise de vieilles américaines typiques, une charrette tirée par un cheval,… Ici, ils roulent au klaxon, les piétons traversent n’importe comment, ça va être fun pour la flippée que je suis du traversage de route à l’arrache. Puis j’arrive à la maison d’hôtes, le guide est là, je pose vite mes bagages, je change de chaussures, je fais connaissance avec le groupe et ma colocataire pour la nuit (ou pour la semaine ?), ils ont tous l’air sympa, bon mix d’âge, des quatre coins du monde, puis direction le restaurant. Chez El Rum-Rum. Le nom me plaît bien. Ils nous installent des tables dans une petite pièce, très sympa. Forcément, je commence avec du rhum cubain, puis bœuf frit avec patates douces et riz, pas mauvais. J’avais hésité à prendre la ropa vieja (bœuf mijoté à la tomate) que je prends souvent au resto cubain près de chez moi, mais j’ai préféré goûter quelque chose de totalement nouveau. Il y avait un guitariste et une chanteuse qui faisaient le tour des tables, ils sont venus deux fois dans notre pièce, superbe voix, belle musique. Excellente première courte soirée. Ma coloc et une autre fille du groupe sont parties danser, mais je suis HS, levée à 6h hier, 3h30 aujourd’hui, le décalage horaire, lever tôt demain matin… Je vais aller me coucher. C’était pour ça que je voulais arriver hier, enfin bref, l’important c’est que je sois là.

***

Samedi 10 février 2018
Viñales
13h55

Hier, nous sommes partis tout de suite après le petit-déjeuner direction Viñales. Notre bus est tout confort avec clim et vitres teintées, un contraste avec le grand nombre de voitures vieilles américaines, ladas, charrettes tirées par des chevaux. On a longé le Malecón, une promenade en bord de mer de La Havane bien animée le soir. Le guide nous a expliqué la manière de faire du stop à Cuba quand nous avons croisé les premiers auto-stoppeurs : ils lèvent ou agitent la main avec des billets. Après une courte pause dans un centre touristique près de Pinar del Rio où poussent des palmiers spéciaux, nous nous sommes arrêtés dans une usine qui fabrique une liqueur spéciale, dont j’ai déjà oublié le nom…* Ils y vendent aussi les meilleurs cigares de l’île, sortis d’usine, j’avais justement des commandes. Ensuite, passage à une CADECA pour changer de l’argent, avec une longue file d’attente dehors, avant de se rapprocher de Viñales. D’abord à un point de vue sympa sur la vallée où l’on a fait notre pause déjeuner dans un resto sympa avec vue sur la vallée et un déjeuner du tonnerre, pour 12 CUC, chips, fruits, riz blanc, riz noir, haricots, patates douces, citrouille, soupe et au choix une viande ou un poisson. Excellent.
Puis retour dans le bus entre des champs de tabac et autres, puis arrêt à Las Cuevas del Indio, une petite grotte à visiter à pied et en bateau, très jolie. Pas loin, il y a un restaurant-club dans une grotte, on a parlé d’y retourner le soir, mais au final on ne l’a pas fait.

Après la grotte, direction le Mur Préhistorique, un pan d’une falaise a été peint par un artiste, représentant l’évolution de l’humanité. On s’est arrêtés cinq minutes à un point de vue gratuit, mais il y a un autre endroit payant. Suite à cela, nous sommes allés à la ferme de Benito de Viñales où Omar, un cow-boy cubain, nous a expliqué la fabrication des cigares de Cuba qui implique, entre autres, de la vitamine R (du rhum), il nous a aussi raconté que 80 % de la production va au gouvernement et 30 % à la ferme pour la production privée. Puis est venue la démonstration du roulage de cigare. Cigare offert au groupe, ainsi qu’un autre, je n’ai pas essayé, parce que rien que l’odeur, bah… Ensuite, on nous a offert café et rhum et la possibilité d’acheter des cigares sur place.
Sur ce, nous sommes allés nous installer vite fait dans nos maisons d’hôte, avant qu’Osvaldo, notre guide, nous fasse visiter le petit centre de Viñales, suggérant des endroits où manger, boire, danser. Et la suite au prochain épisode, car c’est l’heure de la sieste.

* Guayabita de Pinar à base de goyave

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Marmotte à La Havane

Callejón de Hamel

Bureaux de la police cubaine

Place de la Révolution

Plaza Vieja

Cathédrale

Plage Tropicoco

 

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Marmotte à Cuba : Trinidad et alentours + Santa Clara

Trinidad :

Playa Ancón

 

Vallee de los Ingenios (Vallée des sucreries)

 

Tour Manaca, Iznaga

 

Santa Clara :

Avec le Che

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Marmotte à Cuba : Baie des Cochons, Girón et Cienfuegos

Baie des Cochons :

 

Girón :

 

Cienfuegos:

L’arc de triomphe

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Marmotte à Cuba : Viñales et alentours

En route vers Viñales

Vue sur la vallée

Las Cuevas del Indio (Grottes de l’Indien)

Toujours les grottes

Près du restaurant-club des grottes

 

Rando dans les champs de tabac et le parc national :

 

 

Place principale de Viñales

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