Devoir de mémoire à Sachsenhausen

Fin juin, j’ai pris la route vers Oranienburg à quelques kilomètres de Berlin pour visiter le mémorial de Sachsenhausen, un ancien camp de concentration. Ce n’est certes pas une sortie fun et sympa, mais je trouve cela important, pour mieux visualiser l’horreur de cette sombre période de l’Histoire, c’est pourquoi j’ai d’ailleurs pris mes photos en noir et blanc (sauf une par erreur).

Nous avions un guide, nous avons fait le tour du site, les baraquements d’origine ont en majorité disparu, leurs emplacements sont marqués par des pierres, ils en ont reconstruit quelques-uns où se tiennent des expositions. Il faisait chaud ce jour-là, je ne sais pas si c’était la chaleur étouffante ou les horreurs que le guide nous racontait, mais à un moment je me suis sentie tellement mal que j’ai dû sortir prendre l’air.

C’est à la fois horrible et intéressant, c’est vraiment une expérience particulière. Pour s’y rendre en transports en commun, il faut prendre le S1 ou un train régional jusqu’à Oranienburg, ensuite soit 20 minutes à pied, soit un bus qui ne passe pas souvent. L’entrée est gratuite, seuls les cartes, guide audio en plusieurs langues et visites guidées sont payants.

Par contre, je ne sais pas si c’est moi, mais je ne comprends pas les gens qui se prennent en photo tout en souriant et en posant pour avoir le meilleur profil dans un tel lieu… C’est une visite qui m’a personnellement bouleversée, sourire n’était pas vraiment au programme.

 

 

 

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Écosse juin 2018 : vidéos

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Écosse juin 2018 : photos

Édimbourg

Highlands

Région frontalière et Mur d’Hadrien

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Écosse juin 2018 : carnet de voyage (4/4)

Lundi 18 juin 2018
17h35
Abbey Hotel, Édimbourg

Donc hier, après le passage de la frontière, notre guide, qui a un sens de l’humour comme j’aime, ah oui, ça me fait penser, à la fin de la mini-pause à Scott’s View, 3 des passagères, petite vingtaine, remontent à bord un peu en retard et s’excusent en disant qu’elles essayaient de faire la photo parfaite pour Instagram. Il s’est gentiment moqué d’elles en disant qu’il ne fallait surtout pas se mettre entre un millenial et Instagram… Ou comme au début, quelqu’un demande s’il y a le Wi-Fi à bord, non, et puis c’est mieux de regarder le paysage que son téléphone. Hé hé.
Donc oui, nous voici sur les routes d’Angleterre, entre des champs de moutons et de vaches, puis le voilà, le petit mur, nous sommes sur la partie Est du Mur qui était bien plus haut à l’époque. On passe le Sycomore Gap, deux collines que parcourt le Mur et entre les deux, un arbre isolé, superbe. Puis arrive notre premier arrêt à Steel Rig, un pan du Mur d’Hadrien préservé qui monte sur une haute colline. Comme on a que 45 minutes, je ne tente pas l’ascension, car me connaissant, c’est le temps qu’il me faudrait pour grimper. Je longe donc le Mur au pied de la colline rocheuse et admire le paysage. De plus, le Mur d’Hadrien est également un lieu d’action dans la série littéraire L’Homme Éternel, je me joue donc des scènes des livres dans ma tête, même si ce n’est pas exactement sur cette partie du Mur que les histoires se déroulent, je crois que dans les livres, ils sont postés plus vers l’ouest. En tout cas, c’est vraiment superbe. On reprend ensuite le bus pour 5 minutes, direction le site archéologique de Vindolanda avec un fort et un village retrouvés grâce à des fouilles, mais aussi les célèbres tablettes romaines, des morceaux de correspondances de l’époque. La terre et les diverses couches de constructions ont enfermé beaucoup d’artéfacts qui, en l’absence de bactéries et d’oxygène, ont été conservés. Fascinant.
Après cette pause un peu plus longue, retour dans le bus pour rouler le long du Mur avec un arrêt près d’une ancienne tourelle. C’est incroyable que tout cela ait survécu aussi longtemps, vraiment passionnant. Le guide nous fournit aussi plein d’informations historiques. Puis en arrivant sur l’autoroute, il nous conseille de dormir car c’est la seule section ennuyeuse du trajet. Je suis donc ses conseils et suis réveillée par sa douce voix alors que nous approchons de la petite ville de Moffat. Le dimanche soir, c’est mort, le seul intérêt est la statue de mouton… et la pause WC. On reprend rapidement la route direction Édimbourg. Encore une belle journée sur les routes d’Écosse (et d’Angleterre), c’est clair que je retournerai sur des circuits avec Rabbies’s (sûrement Stonehenge et Bath depuis Londres l’an prochain, l’île de Skye plus tard, par exemple).

***

Mardi 19 juin 2018
8h15
Aéroport d’Édimbourg

Dimanche soir, de retour à Édimbourg, je suis allée manger au MacDo, je voulais quelque chose de chaud, pas cher et rapide. Je me suis assise près d’une table de jeunes de 12-14 ans, l’un d’eux m’a dit bonjour, je suis polie donc j’ai répondu, puis il m’a demandé si je mange souvent seule, ben oui, ça arrive. T’as un homme spécial dans ta vie ? Non, pas besoin. Il m’a demandé mon numéro, m’a demandé si je voulais être son amie, m’a dit qu’il a 16 ans. Mais oui bien sûr… Quand j’ai dit que je venais d’Allemagne, il m’a demandé si j’ai vu le match, non, j’m’en fiche du foot, là ce que je veux c’est manger tranquille. Il m’a enfin lâchée… Tu frimeras devant tes potes un autre jour mon gars… Et finalement ils se sont fait jeter du McDo car ils avaient insulté un autre client. Puis, alors que j’étais presque à l’hôtel, je suis passée devant une maison et un chien en bas s’est mis à m’aboyer dessus et a monté les escaliers au niveau de la rue, limite à me courir après… OK, j’avais une odeur spéciale ce jour-là qui excitait les p’tits trucs écossais ou quoi ? De retour à l’hôtel, soirée tranquille, un peu de boulot, un peu de lecture.
Lundi, j’ai attaqué assez tard, je suis allée déjeuner chez Mama Roma, la pizza était excellente, les profiteroles bonnes et le service extra. Ensuite, direction Rose Street. Samedi, en parlant de Doctor Who, les filles m’ont conseillé d’aller chez Fop, un magasin de disques-CD-DVD-etc, J’ai donc trouvé à bon prix Twice Upon a Time (épisode de Noël 2017) et 2 DVD du 7e Doctor que je suis sûre ne pas avoir encore commandés. Ensuite, je me suis baladée sur Prince Street, les jolis jardins, le monument, jusqu’à la Galerie Nationale, l’entrée est gratuite, donc j’y ai passé une bonne heure avant de ressortir écouter le guitariste déjà là avant et de profiter de la vue sur le château et la ville.
Ensuite, malgré mon était faiblard du moment, je me suis attaquée à Calton Hill, la colline en haut de Prince Street. La montée était rude, mais la vue sur la ville, l’île déserte privée faite de lave et le détroit est superbe. Je l’ai redescendue de l’autre côté, à côté de mon hôtel où j’ai fait un arrêt pour changer de chaussures et de sac, continuer à faire ma valise et me poser quelques minutes. Ensuite, direction le complexe Omni pas loin et le cinéma Vue pour aller voir Deadpool 2. En bas, le comptoir était fermé, en haut, je n’ai rien vu, juste une machine qui ne voulait pas de ma carte, j’ai demandé à l’ouvreuse qui m’a dit qu’on peut les acheter au comptoir de snacks et boissons… bien sûr maintenant y’a la queue et tous prenaient une plombe. Au final, j’ai réussi à avoir mon ticket cinq minutes avant le début de la séance. Le film est génial, si on aime le genre, violence, humour noir, jeux de mots à la con. Pour finir en beauté ma dernière soirée à Édimbourg, je suis allée dîner à Steak Brasserie, pour la troisième fois, après une bonne bavette sanglante avec sauce au bleu, le serveur m’a demandé si je revenais le lendemain. Ah non, mais si je repasse par Édimbourg je viendrai manger là, c’est sûr.
Sur ce, retour à l’hôtel pour boucler la valise et me coucher tôt. Ce matin, taxi pour l’aéroport et là j’attends mon vol. Ce fut une semaine intense, éprouvante, mais géniale ! J’ai encore tant à voir en Écosse, même à Édimbourg, la prochaine fois, je ferai la montée d’Arthur Seat et explorerai les environs. Ce petit pays est vraiment superbe, je suis conquise.

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Écosse juin 2018 : carnet de voyage (3/4)

Samedi 16 juin 2018
23h45
Abbey Hotel, Édimbourg

Hier matin, le réveil fut dur, j’ai mal dormi, rêvé de fantômes et choses étranges. Le Ghost Tour m’a marquée je crois, et encore, on a commencé en plein jour, ça doit être particulier et plus glauque en automne/hiver quand il fait nuit et encore plus par brouillard.
Enfin bref, après une matinée de travail, je me suis mise en route vers Prince Street pour la partie qui monte, le long d’un parc sur une colline que je note à explorer plus tard. Je suis allée jusqu’au cimetière de Calton, « tombes avec vue » qu’ils l’appellent, certes on a une belle vue sur Arthur Seat et le quartier du Parlement. Je l’ai donc traversé, c’est très vert, et arrivée en bas, je ne me sentais pas bien (ça faisait longtemps), je me suis assise près du Parlement avant de remonter la Royal Mile, tiraillée entre l’envie d’explorer et de m’allonger. Je me suis promenée dans les environs avec quelques pauses pour m’asseoir, puis j’ai fini au magasin Galaxy repéré la veille. Je portais un T-shirt Doctor Who et du coup une employée m’accueille en me disant qu’ils ont une section DW. Une petite section qui ne m’empêche pas de faire chauffer la carte bancaire : des boucles d’oreilles Dalek, des coquetiers DW et un poster TARDIS. Oups… Bon, je n’étais encore pas top en forme alors direction l’hôtel avec encore un arrêt shopping.
De retour à l’hôtel, un peu de boulot, une petite sieste, un peu de boulot, puis j’ai décidé d’aller dîner. J’avais repéré un restaurant italien dans le coin, mais ils étaient complets, ils m’ont dit de revenir trente minutes plus tard, peut-être y aura-t-il de la place. Je me suis promenée dans le quartier, mais je n’ai rien trouvé d’intéressant dans mon budget, j’ai retenté l’italien, complet… Du coup je suis retournée à Steak Brasserie, encore une excellente pièce de bœuf.

Ce matin, je me suis levée tôt pour aller dans les Highlands. Je suis arrivée au point de RDV et j’ai embarqué avec Amy et le petit groupe, direction le Nord. Premier arrêt, la petite ville de Callender, sous le soleil liquide comme dirait notre Écossaise, arrêt court surtout pour les WC, mais il y a a priori les meilleures tourtes au monde… sauf qu’à 9h30, bof. Nous avons repris la route et Amy nous a expliqué que les Highlands sont américains, la ligne séparant Lowlands (basses terres) et Highlands (hautes terres) est l’endroit où un bout de terre venu des Appalaches est entré en collision avec le reste de l’Écosse il y a quelques milliards ou millions d’années, formant ce paysage idyllique dans le nord du pays.
Nous avons roulé sous la pluie principalement, entourés de verts sommets, un paysage dramatique avec les nuages bas et le brouillard, sur de la musique celte douce, c’est magique, on s’attendrait presque à voir débouler des elfes, licornes et autres fées. Ah oui, et avant Callender, nous sommes passés à côté du château de Stirling et du monument à William Wallace, entre les deux ont eu lieu les affrontements entre anglais et écossais, le tout sur la musique de Braveheart évidemment.
Bon, revenons-en aux Highlands, ses montagnes et ses lochs, et pour la route à travers la vallée de Glencoe, ce sera plus tard car mon lit m’appelle.

***

Dimanche 17 juin 2018
21h
Abbey Hotel, Édimbourg

Donc nous avons roulé sur les routes vallonées des Highlands et nous sommes passées devant deux grandes têtes de cheval en fer qui sont en fait des kelpies (tiens, ça me rappelle le travail avec la série Ivy Granger que je traduis, de la fantaisie urbaine avec diverses fées), une légende raconte que les kelpies sont des chevaux aquatiques métamorphes qui attirent les gens pour qu’ils grimpent sur leur dos, ensuite, ils les noient, les mangent et recrachent leur cœur. Miam. C’est une histoire que l’on raconte aux enfants pour les empêcher de trop s’approcher de l’eau. Et selon une théorie, le monstre du Loch Ness serait un kelpie unique, hermaphrodite, qui libère un œuf fécondé à sa mort, ce qui explique qu’il n’y en a qu’un seul. Ouais, pourquoi pas ?
Bref, nous avons continué notre route vers, puis dans, la vallée de Glencoe, avec plusieurs arrêts photo pluvieux, c’est vraiment magique et magnifique. Pour déjeuner, une courte pause au centre des visiteurs de Glencoe avant de prendre la route vers le Loch Ness, tout en passant devant d’autres lochs. Amy nous a donné plein d’infos sur la culture et l’histoire, tout était passionnant. Arrivés à Fort Augustus, nous avons embarqué presque tout de suite sur un bateau dont Amy nous avait vendu les tickets le matin afin de nous réserver nos places. Il y avait aussi des espèces de longs zodiaques, j’aurais préféré faire ça ! Cela dit, le tour d’une heure sur le loch était bien sympa, quoiqu’humide. Mais nous n’avons pas vu Nessie. D’ailleurs, au départ, dans le message d’accueil, ils ont demandé de ne pas nourrir le monstre.
De retour à terre, direction le minibus pour rouler dans les Highlands et ses paysages époustouflants. On devait faire un arrêt face au mont Ben Nevis, mais les nuages le cachaient. Amy a tenté un détour, mais l’autre point de vue n’était pas mieux. Tant pis. Les paysages enserrant la route restaient grandioses. Nous avons longé le canal Calédonien avant de retourner dans les Lowlands avec un court arrêt dans une petite ville du nom de Pitlochy.
Suite à cela, direction Édimbourg en empruntant un ancien pont entre le plus ancien et le moderne à Queensferry. Une bien belle journée, beaucoup de temps dans le minibus sur un siège pas top confortable car étroit, pas pratique quand on est large. Mais tout de même super, les paysages étaient époustouflants. Je traduis également The Forever Man / L’Homme Éternel dont certaines scènes se passent dans les Highlands (passées et futures), du coup, j’imaginais des scènes des livres dans ma tête, même si ce n’était pas exactement là. Bref, les Highlands, à refaire plus en détail !

De retour au centre-ville, j’ai rejoint un couple de collègues avec qui je suis entrée en contact via un groupe Facebook de traducteurs (le même qu’avec l’autre collègue de mercredi) et il se trouve qu’elles sont toutes les deux françaises, bon ben une soirée francophone alors. Nous sommes allées dans un italien, elles sont super sympa. On a bien papoté, tellement que je suis rentrée bien plus tard que prévu. Très bonne soirée.

Ce matin, debout à 7 heures et direction un peu plus tard le QG de Rabbie’s pour cette fois une journée dans la région frontalière et au Mur d’Hadrien. Cette fois, c’est le charmant Dave qui nous accueille à bord du minibus.
Nous avons pris la direction de Jedburgh et en route, comme il n’y avait pas de circulation, il a fait un détour par Scott’s View, près de Bemersyde, un point de vue fortement apprécié de l’auteur Walter Scott (18e-19e siècle), le panorama sur la vallée de la rivière Tweed est en effet superbe.
Nous avons ensuite repris la route vers Jedburgh et son abbaye dont il ne reste plus grand-chose, mais suffisamment pour que l’on puisse la visiter, ce que j’ai fait. Très belles ruines avec pas mal d’infos. Intéressant.
Puis, retour au bus, direction le point de frontière entre l’Écosse et l’Angleterre, avec une vue écossaise plus belle que l’anglaise. La frontière est seulement marquée par des pierres, ça reste le même pays, mais deux nations distinctes. Après ce court arrêt, nous sommes remontés dans le minibus, direction le mur d’Hadrien.

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Écosse juin 2018 : carnet de voyage (2/4)

Jeudi 14 juin 2018
22h30
Abbey Hotel, Édimbourg

Hier au café, je ne suis pas restée longtemps, car ils fermaient, donc je me suis aussi dépêchée d’écrire. Après ma visite au château, je comprends pourquoi dans certaines grandes villes ils en ont marre des touristes. Certains devraient être un peu plus respectueux. Par exemple, au château, il y a un mémorial pour les gens tombés pour l’Écosse, l’audio guide te dit de ne pas prendre de photos, finalement à l’entrée un panneau indique que seules les photos respectueuses sont autorisées, pas de photos posées, de groupes ou de selfies. Je me demandais qui fait de telles photos dans un lieu à la mémoire de personnes tombées pour leur pays, c’est pas un endroit amusant… ben apparemment si, j’ai vu un jeune se prendre en photo dedans, ouah, des morts, plein de morts, trop cool… Pareil à la cathédrale Saint-Gilles, même moi qui suis athée je sais qu’une église est un lieu de recueillement, de calme, de silence,… Mais beaucoup parlent et rient fort. Enfin bref…
Donc après la pause au chaud, je me suis mise en route vers l’hôtel, sur Royal Mile, un jeune joueur de cornemuse en kilt nous faisait profiter de son instrument. Je me disais que jusqu’à présent, j’avais vu plus d’hommes en kilt à Berlin et puis je suis passée devant un groupe de jeunes rassemblés devant un resto, les filles en robe de soirée et les garçons en kilt et veste de costume. J’en ai croisé des plus vieux qui se dirigeaient aussi vers là-bas et je dois dire, la combinaison accent écossais et kilt, c’est sexy quand-même.
Comme il était tôt et que je n’avais pas encore faim, mais que j’étais épuisée et rêvais de l’hôtel, je me suis arrêtée au Tesco prendre de quoi dîner, car je savais que jamais je réussirais à ressortir. Donc je suis rentrée, j’ai un peu bossé, puis plateau TV et je confirme que je n’aime pas le jerky, j’avais essayé le rêne en Estonie, là le bœuf, mais non.

Aujourd’hui, je me suis mise en route vers 13 heures, direction la Royal Mile pour l’autre partie, après un déjeuner au KFC. Toujours aussi joli, j’ai visité le musée d’Édimbourg (gratuit) et People’s Story (L’Histoire des Gens, aussi gratuit), très intéressant. L’église de Canongate Kirkyard, à l’intérieur bleuté, est également intéressante. Au magasin du musée, j’ai craqué pour un superbe carnet, limite un livre à remplir. Certes le carnet en cours approche de la fin, mais j’ai déjà un carnet vide qui m’attend à la maison, mais voilà, les beaux carnets pour écrire mes récits de voyage, je résiste difficilement. Comme les boucles d’oreilles, oui d’ailleurs là aussi j’ai craqué pour une paire, pas au musée, mais dans un magasin pas loin.
Après tout ça je me suis posée, une nouvelle fois, sur un banc et j’ai eu la chance d’admirer la bêtise touristique : se mettre au milieu de la route pour prendre une photo… et rigoler quand une voiture arrive… Sous la pluie (quelques gouttes) et dans le vent, j’ai continué jusqu’au Parlement et au Palais de Holyrood, au pied d’Arthur Seat (siège d’Arthur). Là aussi je me suis assise, le soleil faisant parfois son apparition.
Le Palais de Holyrood est la résidence officielle à Édimbourg de la famille royale et on peut en partie le visiter, mais je me suis abstenue. Je me suis un peu baladée au pied d’Arthur Seat, une formation rocheuse sculptée par les vents et l’aire glaciaire et dont une partie est un ancien volcan (comme l’endroit où se trouve le château de l’autre côté). J’avais prévu de grimper, mais vu l’inclinaison de la pente, j’ai abandonné, dans le faible état de forme où je me trouve en ce moment, il était sûr que je finirais la montée à genoux et la descente sur les fesses. Donc encore une fois, j’ai posé ma carcasse sur un banc. J’ai l’impression de radoter, mais à chaque voyage je constate à quel point je ne suis pas en forme et me promets de faire quelque chose. J’étais bien partie en début d’année avec le badminton et la rando à Cuba, puis paf, une vilaine ampoule au talon, 3 semaines sans bouger, tous les kilos repris, puis ensuite boulot boulot boulot. Et on recommence, non il faut vraiment que je me donne un coup de pied aux fesses ! Mais pour l’instant, je vais mettre mes fesses au lit car je tombe de fatigue.

***

Vendredi 15 juin 2018
22h
Abbey Hotel, Édimbourg

Hier, après de longues minutes à regarder la vue, je me suis baladée dans les environs jusqu’à Dynamic Earth, une sorte de musée géologique interactif, je suis arrivée peu avant la fermeture, mais l’entrée n’est pas donnée de toute façon. Cela dit, la rampe montant vers l’entrée du bâtiment (un ancien immeuble de pierre avec un toit blanc moderne aux allures de dôme) présente diverses pierres datant de plusieurs milliards ou millions d’années, le tout avec des panneaux montrant la position de l’Écosse à l’époque. Très intéressant.

Suite à cela, je suis retournée vers le Parlement et le palais de Holyrood pour le regarder de plus près et visiter la boutique, qui s’avère être un incontournable pour les fans de la famille royale (ce n’est pas mon cas). Puis j’ai ensuite repris la montée de la Royal Mile vers le point de RDV pour ma « visite fantôme » un peu plus tard. Le Ghost Tour de Cardiff m’avait tellement plu que, de retour au Royaume-Uni, je me devais d’en faire un autre. Alors, sur le site, ils disent que le point de RDV est à l’ancienne cabine de police (TARDIS), bien, bien, bien… alors leur « Police Box » est bien plus large que la boîte bleue de notre cher Doctor et elle est plutôt grise… À moins que ce soit le TARDIS d’un autre Time Lord, pas du Master espérons.
Bon, je disgresse, arrivée en avance, je me suis posée au Starbucks à côté pour boire quelque chose de chaud et m’asseoir en attendant. Puis vient l’heure du Ghost Tour, nos guides sont David et Caithlynn ( ?), vêtus comme au 18e siècle. Très sympathiques, on se balade sur et autour de la Royal Mile, ils nous racontent d’horribles histoires qui ont eu lieu dans la ville et nous montrent le seul endroit en Écosse où on peut cracher par terre sans recevoir d’amende. Direction ensuite le cimetière Blackfriar où J.K. Rowling a « volé » quelques noms de défunts pour ses personnages et où nos hôtes nous content d’autres histoires à glacer le sang.
Arrive ensuite le clou du spectacle : une rue souterraine redécouverte en 1985. Pour y accéder, il faut passer par un immeuble d’habitation avant de plonger dans le noir. D’autres histoires terrifiantes nous sont contées, notamment des rencontres surnaturelles, que ce soit les guides, les guidés ou autres explorateurs. Je ne crois pas vraiment aux fantômes, mais avec tout ce qu’on entend, tout ce que la science ne peut encore expliquer, je garde une part d’ouverture d’esprit.
Ressortis à l’air libre, j’ai fait des repérages pour bien voir où se situe la rue car en nous rendant vers le souterrain, nous sommes passés devant un magasin d’articles de séries, films, etc… avec des articles Doctor Who dans leur vitrine. Je me doutais bien que j’en trouverais au Royaume-Uni ! Ensuite, je suis rapidement retournée au point de départ pour m’asseoir quelques minutes sur un banc.
Et une fois que mémé se sentait mieux, elle s’est remise en route. Direction l’hôtel avec arrêt resto, j’avais repéré un restaurant de steak le matin que je voulais tester. J’ai donc pris place à Steak Brasserie (Picardy Place), très bien reçue, un bon petit Mojito Sunrise (avec du sirop d’orange) et j’ai commandé une bavette saignante avec frites et sauce au bleu. Comme j’étais apparemment la seule cliente (presque 21 heures en semaine), c’est allé assez vite et là… certainement le meilleur steak de ma vie ! Une viande (écossaise, d’un boucher du coin) d’une tendresse et cuite à la perfection. Un pur régal. Au niveau dessert, ils n’avaient rien à mon goût, alors j’ai opté pour un rhum Zacapa. Un dîner absolument parfait ! Je suis sortie de là satisfaite et en me disant que je devrai absolument y retourner avant mon départ.

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Écosse juin 2018 : carnet de voyage 1/4

Aéroport Berlin Tegel
Mardi 12 juin 2018
Tôt le matin

Me voilà prête pour une nouvelle aventure. Cela fait longtemps que j’ai l’Écosse en tête et l’heure est enfin venue. Direction la capitale Édimbourg pour une semaine de demi-vacances, oui demi-vacances car je travaillerai les matins à l’hôtel et explorerai la ville et les environs l’après-midi et le week-end. J’espère aussi rencontrer des collègues traducteurs, ça peut être sympa, je suis sur un groupe de traducteurs international sur Facebook, à voir. Je vais aussi aller voir les Highlands et le Mur d’Hadrien, des lieux présents dans une série de livres que je traduis, même si dans le livre c’est plutôt sur l’autre côte qu’ils sont. J’ai trouvé une agence qui organise des circuits en petit groupe, ils font des circuits de un ou plusieurs jours en Grande-Bretagne et Irlande, si je suis satisfaite des excursions d’un jour, peut-être plus tard je ferai de plus longs circuits.
En tout cas, je suis ravie, j’ai hâte d’y être.

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Mardi 12 juin 2018
17h15
The Lantern Room, Édimbourg

Le vol s’est bien passé. Je ne sais pas si EasyJet a investi dans de plus gros avions avec des sièges plus larges et des ceintures plus longues, ou si j’ai maigri sans m’en rendre compte, mais aujourd’hui, je n’ai pas eu besoin d’extension de ceinture et je rentrais dans le siège sans dépasser, youhou ! Et au final, la rangée devant moi était vide, alors j’ai bougé et j’ai pu m’étaler.
Après avoir passé la frontière et récupéré ma valise, j’ai tout de suite pris un taxi, en route j’ai commencé à avoir faim, en même temps depuis ce matin, un biscuit et un bretzel au fromage… Arrivée à l’hôtel, on m’annonce que je suis au 4e étage, belle vue mais pas d’ascenseur, mais au final je suis au sous-sol. Après avoir galéré pour ouvrir la fenêtre, j’ai même fait venir la réceptionniste pour me montrer, je me suis un peu posée. La chambre est sympa, une entrée avec un petit lit, puis une grande pièce avec lit deux places et un bureau, sur le bureau la réception Wi-Fi est bof, mieux sur le petit lit, au pire, j’irai à la réception après le petit-déjeuner.
Donc, affamée, je suis sortie et je suis tombée sur une jolie terrasse d’un restaurant servant des burgers d’Angus, entre autres, alors tentons, en sirotant un Cosmo sous le soleil écossais.

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Mercredi 13 juin
The Thistle Stop Cafe, Édimbourg
17h35

Hier soir, après mon cocktail et mon burger en terrasse, je suis rentrée à l’hôtel, j’ai essayé de travailler un peu, très très lentement, avant de me mettre devant la TV puis au lit à… 20h30, certes 21h30 heure berlinoise, mais après la courte nuit de la veille, j’étais morte. Et impossible de fermer la fenêtre… bon elle était pas grande ouverte et il n’a pas plu, mais bon.
Ce matin, après le petit-déjeuner direct au travail, seulement interrompue par un employé venu fermer ma fenêtre. Pour déjeuner, j’ai retrouvé une « collègue » locale dans un pub sympa, le Conan Doyle, le steak était bien bon. Suite à cela, j’ai pris la direction du château à pied, un bon morceau dans la ville, les bâtiments sont magnifiques. Quand on arrive dans le quartier bien touristique, notamment sur Royal Mile (entre le Parlement et le château), y’a des boutiques de kilts, tartan et whisky tous les deux mètres. J’ai visité la cathédrale Saint-Gilles, très impressionnante. En face, le consulat français, ils n’ont pas pris le bâtiment le plus moche. Juste devant le château, un Écossais habillé et maquillé façon Braveheart faisait son show pour collecter des fonds pour la recherche contre la leucémie. On a eu droit à une démonstration de Claymore, j’en ai traduit des livres et des jeux avec cette arme, première fois que j’en vois une en vrai. Le tout agrémenté de blagues plus ou moins drôles. Puis direction le château, avec guide audio, deux bonnes heures à arpenter les chemins entre des murs datant de plusieurs siècles avec de belles vues sur la ville et la mer au loin. Le temps aujourd’hui est gris, venteux et avec quelques gouttes. Je n’ai plus de jambes ni de pieds, alors une pause avec un petit chocolat s’imposait.

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Marmotte dans la région frontalière Écosse/Angleterre

Scott’s View (Écosse)

Jedburgh (Écosse)

Sur la frontière

Encore en Écosse…

Steel Rig (Angleterre)

Mur d’Hadrien (Steel Rig)

Sur le Mur

Site archéologique Vindolanda (Angleterre)

 

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Marmotte dans les Highlands d’Écosse

Black Mount

Quelque part dans la vallée de Glencoe

Three Sisters

Loch Ness

Sur le Loch Ness

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Marmotte à Édimbourg (2/2)

Université d’Édimbourg

Galerie de la Reine

Arthur’s Seat

Musée géologique Dynamic Earth

Calton Hill

Vue depuis Calton Hill

 

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