Saxe édition 2020 : carnet de voyage (1/3)

Dimanche 16 août 2020
08h00
Berlin

Après neuf mois d’abstinence, Marmotte et moi reprenons la route. D’ici une heure, je retrouverai à la gare centrale mon amie Z. et nous partirons direction Meissen, près de Dresde en Saxe, la ville de la porcelaine. Environ deux heures de train jusqu’à Dresde, puis la fin en S-Bahn.
Z. nous a trouvé une super offre en demi-pension dans un hôtel 4 étoiles au cœur de la ville, un château apparemment, ça a l’air top. Nous serons rejointes par un homme de l’ouest de l’Allemagne que Z. a trouvé sur un site de recherche de compagnons de voyage. On verra. Nous ne restons « que » trois jours, histoire de ne pas fermer nos entreprises trop longtemps. On voulait partir pendant le week-end, mais les tarifs en semaine sont bien plus avantageux. Ah les bénéfices d’être à son compte et sans enfants, ce qui est notre cas à toutes les deux, l’invité surprise, je ne sais pas.
Pour le programme, nous n’avons rien trop préparé, à part visiter la vieille ville, l’usine de porcelaine et un château dans le coin. On verra sur place ce qu’il y a d’autre. Ce qui va être marrant, c’est qu’en ce moment mon dos fait des siennes, je vais devoir faire plein de micro-pauses en marchant, espérons justement que bouger réglera un peu le problème, qui, je pense vient du fait qu’en plus d’avoir pris du poids récemment, j’ai aussi beaucoup travaillé ces dernières semaines, alors enchaîner des journées de douze heures, ça laisse des traces.
Enfin bref, je suis sûre que ce petit séjour fera le plus grand bien. J’espère juste que les températures resteront comme prévu sous les trente degrés, sinon, je vais fondre. Enfin, je devrais pas me plaindre, je pars enfin en voyage ! Neuf mois, c’était long, le temps de faire un enfant, d’ailleurs c’est ce qu’un couple de ma connaissance a fait, ils ont eu un bébé il y a quelques semaines. Je digresse, je digresse, bon je dois filer, pas que je sois en retard quand-même.

***

Dimanche 16 août 2020
15h35
Hôtel Burgkeller, Meissen

Le voyage s’est bien passé, trajet direct jusque Dresden dans un train pas trop peuplé (du coup on a pu prendre un carré de quatre pour nous deux), puis S-Bahn jusque Meissen. Arrivées à la gare Meissen Altstadt, j’ai d’abord fait un arrêt crémage pour me protéger du soleil saxon, puis nous nous sommes mises en route vers l’hôtel à un kilomètre de là, un bon quart d’heure à pied a priori. En passant sur un pont au-dessus d’un joli ruisseau, j’ai voulu sortir l’appareil photo et là… rien, je retourne tout dans mon sac… nada, nichts, niente, nothing,… Alors l’ai-je oublié à la maison, dans le train entre Berlin et Meissen ou à la gare de Meissen ? Je suis persuadée de l’avoir mis dans mon sac à dos en même temps que le chargeur qui lui est bien là… À nous deux, s’il était resté sur le siège dans le train ou le banc à la gare, on aurait dû le voir… Bon, je vais essayer de ne pas trop y penser et on verra mardi soir en rentrant, j’espère l’avoir oublié chez moi, surtout qu’il est assez neuf et pas donné. Arf, j’en rate pas une.
Enfin bref, donc on se promène un peu dans la jolie vieille ville de Meissen, et là, le GPS nous dit de prendre les escaliers du château… une bonne grimpette sous le soleil, par environ trente degrés, on était cuites au bout. Nous sommes arrivées à l’hôtel à 12h30, deux heures et demie avant l’heure de l’enregistrement, donc nous nous sommes installées sur la jolie terrasse avec une belle vue sur la ville pour un déjeuner léger, planche de fromage et glace pour moi, café et gâteau pour Z. Forcément, au restaurant d’un hôtel 4 étoiles, c’est pas donné, mais c’est bon. Environ une heure plus tard, S. est arrivé, il a l’air assez sympa, à voir.
Nous avons d’abord fait un tour dans les coins de l’hôtel, qui est juste à côté de la cathédrale, nous n’avons pas visité l’intérieur car c’est payant, mais derrière il y a aussi une jolie vue sur la ville. Les premières impressions sont chouettes, de jolies rues pavées dans les hauteurs.
Nous avons pris nos chambres (chacun la sienne bien sûr), j’ai un grand lit pour moi toute seule, jolie chambre, grande salle de bain, petit dressing, par contre, pas de clim, juste un ventilateur. J’ai pu prendre une bonne douche pour me rafraichir, on est en demi-pension et on a une boisson de bienvenue, donc ce soir ce sera dîner et cocktail à l’hôtel. Le plan des deux prochains jours n’est pas encore bien défini, Z. et moi sommes pour un séjour relax, sans trop se presser, et S. a l’air d’accord. Là, on se retrouve bientôt pour aller nous promener dans un autre coin de la vieille ville.

***

Dimanche 16 août 2020
21h10
Hôtel Burgkeller, Meissen

Cette après-midi, après nous être rafraîchis, nous avons pris l’ascenseur pour descendre en ville, la descente est gratuite, mais la montée coûte un Euro. Nous nous sommes baladés un peu au hasard dans les rues de la vieille ville, c’est vraiment joli. À un moment, nous sommes arrivés à un pont enjambant l’Elbe non loin du théâtre et du musée municipal, mais a priori dans le coin, il n’y a rien pour se balader au bord de l’eau, mais on a repéré des tours en bateau pour mardi, si on a bien lu les horaires, on devrait avoir le temps avant de rentrer.
Nous avons continué notre balade sous le soleil et accablés par la chaleur, surtout moi, arrivés sur la belle place du marché, je n’en pouvais plus, alors nous avons fait une pause, d’abord au son mélodique des cloches de l’église de la place, j’ai remarqué sur le carillon visible que les cloches sont blanches, je me demande donc si elles ne seraient pas en porcelaine, Meissen étant célèbre pour sa porcelaine, plus le son particulier, pourquoi pas ? Puis, alors que nous voulions partir, nous avons vu qu’un groupe de musiciennes s’installait au milieu de la place, nous sommes donc restés assis sur nos chaises de style mini-banc. Trois jeunes musiciennes talentueuses, des polonaises, chantant et jouant des chansons folkloriques de plusieurs coins et aussi d’autres choses. La chanteuse chante en anglais, espagnol, serbe, polonais, hébreux et hongrois, impressionnant ! Le tout en jouant des percussions. Une autre est aussi impressionnante par ses multiples talents : violon, contrebasse, percussions, hautbois… Seule la guitariste semblait ne jouer que d’un instrument. On a même eu le droit à la chanteuse jouant de la grenouille. Vous savez, ces petites grenouilles en bois avec des rainures sur le dos, on tape dessus avec un bâton ou on frotte le bâton sur les rainures. Vraiment sympa ce petit concert improvisé.
Nous avons ensuite repris le chemin de l’hôtel, arrivés aux pieds des escaliers de la mort, nous avons demandé au serveur d’un café si y’avait un autre chemin vers la cathédrale (Dom) sans les escaliers, la seule option est la route qui fait le tour de la colline, ça grimpe mais c’est un peu moins éreintant, mais quand-même dur. Et puis, c’est un autre chemin, ça permet aussi de voir autre chose.
Une fois arrivés à l’hôtel, nous avons pris place sur la terrasse du restaurant. Nous sommes en demi-pension et le dîner c’est une formule deux plats d’un menu préparé à l’avance rien que pour nous. Ah non, d’abord, nous avons pris notre verre de crémant de bienvenue, ce qui veut dire que Z. et S. ont eu un verre et demi, car comme je n’aime pas le crémant (ni le champagne, prosecco, Sekt, quel que soit le nom du vin pétillant), ils se sont partagé mon verre.
Dans notre réservation, nous avions aussi normalement un cocktail gratuit au bar, mais en Saxe ils sont bizarres, ils ne sont pas stricts sur le port du masque, mais les cocktails c’est pas possible à cause de Corona (non je veux pas de bière, un cocktail, désolée pour la blague pourrie), donc apparemment les bars qui font seulement bar sont fermés… Allez savoir. Donc, enfin bref, nous nous installons à table, à la place du cocktail, on a le droit à un apéritif : Aperol Spritz ou Campari. Pfff, encore un truc que je bois pas. Mais on a pu changer pour un jus de pomme, enfin Z. et moi, S. a pris un Apreol Spritz.
Pour le menu, ils nous ont d’abord présenté un menu imprimé où il était inscrit en haut : Famille « nos trois noms de famille ». C’est sympa et marrant. Le serveur nous a dit qu’en cas d’allergie ou si y’a quelque chose qu’on aime pas, il peut voir pour une alternative. En entrée : de la soupe de panais, déjà que je suis pas fan de soupe, par près de trente degrés encore moins. Il m’a demandé si je voulais une alternative, ce que j’ai décliné, notamment parce que j’étais plutôt sûre que les alternatives seraient aussi des soupes. Je lui ai dis que le plat et le dessert me suffiraient, il m’a rappelé que le dessert n’était pas compris, pas de problème, je paie l’extra, ça me va. Il est quand même revenu me donner les alternatives, bingo, de la soupe ! Non merci.
On a également eu une corbeille de pain avec du beurre aux herbes, quand Z. a demandé si on pouvait en avoir une autre et si c’était payant, il nous a dit que normalement y’en a qu’une gratuite, mais c’est bon, il nous offre la deuxième. Ensuite en plat, deux belles tranches de rosbif rosées avec un écrasé de pommes de terre et de la ratatouille, comme une idiote, j’ai oublié de dire de pas mettre de légumes pour moi. J’me mettrais des baffes parfois. En tout cas, la viande était excellente.
J’ai donc pris mon dessert, un coulant au chocolat, bon, mais pas coulant, juste un bon gâteau au chocolat moelleux et servi chaud. Au moment de payer les extra, finalement je n’ai payé que l’eau, « comme on est sympa », le dessert a remplacé la soupe. Je me demande si le fait que je n’ai pas râlé quand ils ont proposé que des entrées que j’aime pas n’a pas joué un rôle en ma faveur. En même temps, je suis super difficile, je le sais et puis pour une petite entrée, c’est pas grave.
Après ce repas sympa, on est allés faire un tour dans le coin pour aller boire un verre, mais rien d’ouvert tout près. On a commencé à descendre un peu, mais quand S. a suggéré de redescendre au pied des escaliers, là non, je peux plus. Parce que qui dit descendre dit remonter et là, je le sentais pas. J’ai donc expliqué à S. (je l’ai rencontré aujourd’hui, Z. je la connais depuis des années et elle est au courant de la situation) que j’ai eu des problèmes de santé cette année qui m’ont vidée de mon énergie et fait prendre du poids, j’ai commencé le traitement y’a un mois, ça commence à aller mieux, mais je fatigue encore vite, en plus de ça, la chaleur et le fait que ces dernières semaines j’ai enchaîné des journées de dix-douze heures pour le boulot, ça aide pas. Je suis déjà allée au-delà de mes limites aujourd’hui, mais là, c’est vraiment le maximum. Donc je leur ai assuré qu’ils pouvaient y aller tous les deux et je rentre à l’hôtel, pas de soucis. D’autant plus que je voyage souvent seule, alors ça me dérange pas du tout. On se retrouve donc demain à 08h30 pour le petit-déjeuner, je suis rentrée à l’hôtel, j’ai pris une bonne douche et je vais sûrement bouquiner encore un peu.

 

Über lamarmottevoyageuse

Bienvenue chez La Marmotte, voyageuse qui vous raconte ses aventures à travers le monde (surtout l'Europe) et à Berlin. Les textes et photos de ce blog ne sont pas libres de droit. Merci de me contacter si vous désirez les utiliser.
Dieser Beitrag wurde unter Allemagne, Sachsen, Saxe (2020) veröffentlicht. Setze ein Lesezeichen auf den Permalink.

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden /  Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden /  Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden /  Ändern )

Verbinde mit %s

Diese Seite verwendet Akismet, um Spam zu reduzieren. Erfahre, wie deine Kommentardaten verarbeitet werden..