Carnet de voyage parisien (2/3)

Jeudi 15 octobre 2026

17h50

Hôtel France Albion, Paris

Après une bonne nuit de sommeil, je me suis levée tard et j’ai fait l’impasse sur le petit-déjeuner étant donné le repas de midi prévu. En fin de matinée, j’ai donc commandé un Uber et je me suis rendue au restaurant Sphère dans le quartier de la Madeleine du huitième arrondissement. C’est un restaurant gastronomique qui ressort souvent en tête des classements des meilleures tables de la capitale. Ils ont des menus en plusieurs temps, plus ou moins surprise, ce qui n’est pas pour moi vu que je suis difficile (pas de poisson, fruits de mer, abats ou agneau, et peu de légumes), ils ont un tout petit menu à la carte pour le soir, mais leur menu à la carte pour le déjeuner est bien plus alléchant pour mes papilles capricieuses. Même étant seule, j’avais bien fait de réserver, car c’était plein.

L’accueil fut chaleureux et le service aux petits soins. J’ai adoré leur cocktail Le Fripon : vodka, liqueur de litchi, crème de mûre, jus de yuzu, jus de citron et cordial de citronnelle. Comme le chef, Tetsuya Yoshida, est Japonais, il y a également de légères influences du Pays du Soleil Levant et ils ont une petite sélection de saké, dont trois sortes sont disponibles au verre, ne m’y connaissant pas, j’ai demandé une recommandation et la sommelière m’a fait goûter les trois, j’ai opté au final pour le Yatsushika, assez opaque et bien goûteux.

Le repas a commencé avec un petit amuse-bouche : pomme dauphine maison et tartelette de guacamole. Ce fut l’occasion de regoûter l’avocat, non toujours pas. Mais la pomme dauphine, un délice, bien croustillante à l’extérieur et fondante dedans. En entrée, j’ai pris l’œuf parfait : un œuf poché sur un lit de risotto de farro et du suprême de poulet coupé en fines lamelles. Un délice, l’œuf coule joliment sur le farro, une céréale de la famille du blé, qui apporte un peu de croquant à l’ensemble. Un délice divin, fantastique. Ensuite, j’avais le filet de Black Angus, cuisson bleue parfaite, d’une tendresse rare que l’on remarque dès le moment où on coupe. La viande est accompagnée de délicieuses girolles avec noisettes grillées, d’une sauce avec une pointe de basilique, un condiment à la quetsche et de tagliatelles de butternut et céleri, n’étant pas fan de ces légumes, j’en ai à peine mangé, mais le reste était vraiment excellent, l’alliance quetsche et bœuf une étonnante découverte. J’ai ensuite pris une belle assiette de fromages, excellents, puis une pomme Granny Smith pochée avec crème de marron, glace au lait et croutons sucrés. L’alliance des textures douces et croquantes, encore une fois, un orgasme gustatif. Et pendant tout ce temps, le service attentif et chaleureux renforce encore cette expérience magique. Une véritable explosion de saveurs et textures dont je rêverai encore longtemps.

Sur ce, je suis rentrée à l’hôtel, me promenant sur le boulevard Haussman et alentours. Bien qu’il faisait un peu lourd, le temps chaud et ensoleillé invitait vraiment à flâner. De retour dans mes quartiers, une petite sieste s’est imposée et je vais encore traîner dans la chambre avant de rejoindre plus tard mon amie pour dîner.

***

Vendredi 16 octobre 2026

10h56

Hôtel France Albion, Paris

Hier soir, j’ai donc pris la direction du coin de la Bourse. Bien que le chemin était presque tout droit, le GPS a fait des siennes, me faisant tourner alors qu’il ne le fallait pas, transformant les 17 minutes annoncées en plus de 30 minutes. Après avoir joué des coudes dans les rues bondées, où nombre de personne bloquent les trottoirs pour papoter ou avancent à deux à l’heure en prenant toute la place, sans oublier les vélos et trottinettes qui pensent que le code de la route, les sens de circulation et les feux tricolores ne les concernent pas, je suis arrivée à l’heure à L’Atelier Entrecôte et Volaille rue Réaumur. I. attendait déjà et on a été vite placées par le sympathique chef de salle. Alors, le nom est trompeur, car ils ne servent pas d’entrecôte… Contre-filet, poulet fermier et burger. La formule à 29 € offre le poulet ou le steak servi en deux fois avec frites et sauce, le tout précédé d’une salade.

J’ai fait l’impasse sur la salade et j’ai demandé si c’était possible d’avoir le steak non tranché, comme c’est normalement le cas. Le serveur semblait surpris et a dit qu’il allait demander. Jusque-là, rien d’anormal, on verra, c’est soit oui, soit non… Bien que ça fasse du travail en moins. I. a pris le poulet. Elle reçoit sa salade, une fois finie, on attend… on attend… on demande où ça en est, « mais vous n’avez pas voulu de salade » me dit le serveur… oui, OK, mais pour la suite ? « Ça arrive. » Une, deux tables arrivées après nous sont servies, dont une table de huit… on redemande au serveur qui sort l’excuse que c’est par rapport à ma demande spéciale, qu’il fallait demander au directeur du resto… Ouais, et appeler le PDG de la chaîne aussi ? Le chef en cuisine dit oui ou non, rien de compliqué a priori.

Avec I., on est à quelques minutes de partir (sans payer les boissons et la salade) quand le chef de salle vient nous demander si tout se passe bien. On répond donc que non, on attend notre viande depuis 45 minutes… Il dit qu’il va voir ça, car ce n’est pas normal. Et cinq minutes plus tard, il arrive avec nos plats, mon steak est entier et la cuisson bleue est parfaite. Le serveur a dû faire une erreur, un oubli, que sais-je. La viande et la sauce maison étaient vraiment bonnes, les frites OK.

On a encore pris un dessert, une dame blanche pour I. et des profiteroles pour moi. Un délice ! On avait décidé de ne pas donner de pourboire et au moment de l’addition, le chef de salle nous annonce que les desserts sont offerts pour compenser la longue attente. Un geste commercial fortement apprécié. Au final, on a quand même laissé un petit pourboire.

Ensuite, I. m’a raccompagnée à pied jusqu’à l’hôtel, car c’est sur son chemin. Elle travaille aujourd’hui, donc on ne pouvait pas trop prolonger la soirée. Ce fut une soirée très agréable, c’est toujours un plaisir de revoir une amie de longue date qui est partie loin. J’ai passé le reste de la soirée à l’hôtel et dans peu de temps je vais aller déjeuner pas loin d’ici.

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