Cette année, j’ai découvert un restaurant spécialisé en burgers assez sympa : The Burger Bar. Il se situe dans le centre commercial Tempelhofer Hafen, dans le quartier de Tempelhof, près du petit port (Hafen = port). Le cadre est agréable, le service super, les prix corrects et les burgers sont vraiment super. Bien juteux, à choisir avec un, deux ou trois steaks hachés. Ils ont également des options poisson, végan et végétariennes. Leurs cocktails sont aussi vraiment top.
Chaque deuxième mercredi du mois, c’est soirée jazz. C’était le cas lors de ma dernière visite début septembre, mais ils se sont installés dehors malgré le temps frais et couverts, restées à l’intérieur, on a quand-même entendu un peu, mais je pense que c’est bien plus sympa dehors par vrai beau temps ou dans le confort du restaurant.
En tout cas une bonne adresse pour les amateurs de burgers !
À défaut de pouvoir voyager dans le monde réel, je continue, comme à mon habitude, de voyager en pensée dans des mondes imaginaires merveilleux ou terribles, selon. Et un des ces récents voyages littéraires m’a menée vers Le pays du passé, un roman de l’auteur bulgare Guéorgui Gospodinov, dans sa traduction française signée Marie Vrinat. J’ai découvert cet auteur lors de la conférence sur la traduction littéraire à Strasbourg l’an dernier et j’ai enfin lu un de ses romans.
Quatrième de couverture:
Et s’il devenait possible de retrouver son passé ? C’est ce qu’imagine le mystérieux Gaustine en fondant une clinique où chaque patient peut replonger dans l’époque favorite de sa vie grâce au décor de sa chambre. L’artifice paraît simple et sans danger, mais la tentation d’échapper au présent peut se révéler périlleuse : qu’adviendrait-il de l’Europe si ses États membres étaient gagnés par cette envie ? Dans un roman éclatant d’inventivité, le grand écrivain bulgare Guéorgui Gospodinov interroge notre rapport individuel comme politique à la nostalgie et nous invite à nous pencher sur le séduisant miroir des souvenirs.
J’ai beaucoup aimé, l’idée de revivre le passé, la façon dont l’histoire est contée, le style. La seule chose qui m’a un peu perturbée, c’est la façon dont les dialogues sont insérés directement dans le récit. Pas de tirets, pas de guillemets, pas de séparations. Par moment, on ne sait plus qui parle, le personnage dont il est actuellement question ou le narrateur? Mais cela n’entache en rien le plaisir de lecture général et je ne peux que conseiller ce livre.
Aujourd’hui, je vous présente un plat typique de la RDA : Würzfleisch. Pas vraiment traduisible car l’origine du mot n’est pas claire, « fleisch » signifie « viande », on suppose que « würz » vient de « Würzen », « épices/condiments ». C’est un plat servi souvent comme entrée, mais que l’on peut faire bien sûr comme plat de résistance en plus grosse portion.
Il se compose de viande de poulet, d’une sauce épaisse, le tout gratiné au four, puis servi avec des toasts, du citron et de la sauce Worcester (de préférence celle de Dresde). Je n’ai pas les quantités en tête, on fait un peu à l’instinct je dois dire. On commence par couper le poulet en dés, ainsi que les oignons. Ensuite, on fait bien revenir le poulet, puis les oignons, tout en assaisonnant de jus de citron (fraîchement pressé), de sel, de poivre, de paprika en poudre, de sauce Worcester et voire même un peu de Maggi.
Ensuite, on ajoute du bouillon de légumes et du vin blanc sec, des feuilles de laurier et des baies de genévrier. Puis on laisse mijoter, jusqu’à ce que le poulet soit bien tendre et gouteux, rajoutant du bouillon ou du vin si besoin. En parallèle, on met le four à préchauffer et on prépare un roux en mélangeant beurre fondu et farine jusqu’à obtenir une sauce ni trop épaisse, ni trop liquide, qu’on ajoutera ensuite à la préparation avec la viande. Alors, on verse le tout dans des ramequins ou petits plats pour le four et on couvre de fromage. On utilise de l’emmental et du cheddar, bien que traditionnellement, c’était plutôt du gouda ou autre fromage râpé peu couteux qui était utilisé. Puis on enfourne, jusqu’à ce que le fromage forme une belle croûte.
Pendant que le formage dore dans le four, on coupe des citrons en quart et on fait griller les toasts, pour servir le tout ensemble, sans oublier de poser la bouteille de Worchester sur la table, afin d’ajouter un peu de sauce et de jus de citron sur la Würzfleisch encore fumante. Guten Appetit!
Je présente aujourd’hui une nouvelle catégorie portant sur les spécialités culinaires allemandes. Ayant la chance d’être en couple avec un vrai berlinois pure souche qui a un vrai talent en cuisine, je présenterai de temps en temps des recettes typiques que j’ai découvertes, souvent grâce à lui, notamment des plats qui sont peu ou pas connus hors des frontières de l’Allemagne. Le tout sous forme de photo-reportage, car quand il cuisine, je me transforme parfois en paparazzi.
Ouh la… c’est bien vide par ici ! Alors, il y a un peu de flemme de ma part, j’avoue, plus une petite mauvaise passe professionnelle avec peu de projets en début d’année, dont les conséquences financières ont repoussé mes projets de voyage et limité mes sorties.
Et ensuite… un déménagement ! J’ai trouvé un joli nouvel appartement loin du centre, dans un coin super calme, avec balcon cette fois, y a beaucoup à faire et donc là aussi, les voyages prévus ont été repoussés. En attendant qu’on puisse s’installer vraiment, Marmotte a trouvé refuge chez des amis. J’ai aussi déjà rencontré un voisin trop mignon. ^^ Et je compte bien essayer d’écrire un peu plus.
Aujourd’hui, honneur à la viande. Je vais vous parler de Deseado, un restaurant de viande où j’ai mes habitudes depuis presque un an maintenant. Découvert l’été dernier avec mon copain dans le quartier de Mariendorf (sud de Berlin), nous y allons assez souvent. Au premier abord, honnêtement, on serait peut-être passés à côté, carte fournie et style un peu vieillot, mais les avis sur Internet et les photos ont éveillé notre intérêt. Ils sont là depuis 40 ans, ce n’est pas pour rien.
Bien que leur spécialité, ce sont les steaks de bœuf, ils ont pas mal d’autres choses aussi, des schnitzel au kangourou en passant par des nachos, mais là, on passe. Dans les entrées, le carpaccio et le tartare sont divins. Ils ont une petite carte de steaks, bavette, filet, rumsteak, entrecôte, de 150 à 500 g, d’origine Argentine. En plus de cela, ils ont une cave de maturation avec principalement des rumsteaks et entrecôtes d’origine USA, mais parfois aussi d’autres, comme Irlande, Écosse, Australie, France. Quelle que soit la pièce de bœuf choisie, c’est toujours excellent ! Nous mangeons tous les deux saignants, la cuisson est toujours parfaite, ce bon goût de grill et une viande onctueuse qui libère une explosion de saveurs.
Côté accompagnement, je dois dire que j’adore leur pain à l’ail, également préparé sur le grill. Frites, patate au four avec crème aux herbes, frites de patate douce, maïs avec beurre maître d’hôtel, gratin de champignons aux épinards (techniquement une entrée, mais ça peut faire office d’accompagnement), tout est délicieux. Je m’en suis pour l’instant toujours tenue aux steaks, mais mon acolyte peut confirmer que les crevettes et les travers de porc sont également super. Les desserts aussi sont géniaux, ils se fournissent en glace auprès du glacier d’à côté et leur coulant au chocolat est à tomber.
Le service est aussi de très haut niveau, très accueillant, les serveurs sont professionnels et très sympathiques. L’atmosphère est agréable, avec une clientèle très locale et principalement des habitués, il faut dire qu’on ne tombe pas trop par hasard dessus. Les prix sont plus que corrects, le rapport qualité-prix vraiment excellent.
Alors, si vous voulez manger de bons steaks à Berlin hors des sentiers battus, dans un endroit loin des touristes, un local authentique, faites donc le chemin jusqu’à Deseado, vous ne le regretterez pas et découvrirez un bout du vrai Berlin.
Aujourd’hui, je vous parle fantasy allemande avec La fuite de Lacarna de Marc Baco (traduction française : Cécile Bénédic).
Il s’agit d’une courte introduction à la série La Roue du Destin racontant l’histoire de Lacarna avant les événements de la saga. Voici la quatrième de couverture :
Lacarna, assistée par son mari et leur fils Lunardiel, est un pilier important pour les rebelles dans le combat contre les serviteurs des Grands Dieux Anciens. Cependant, après quelques événements cruciaux, l’elfe est prise de doute quant au sens de son combat. Un jour, alors que son fils l’emmène à un portail dimensionnel menant à un autre monde, elle est déchirée en son for intérieur entre la loyauté envers les rebelles et un avenir en paix avec sa famille. Mais c’est alors que se présente pour les rebelles une belle occasion de changer le cours de la bataille. Et Lacarna marche avec sa famille, bien que ses sentiments profonds parlent une autre langue. Ce court volume est un antépisode, l’histoire passée de Lacarna, la tête de proue de la série La Roue du Destin.
J’ai adoré cette nouvelle. Cette aventure nous emmène dans un autre monde où la magie est bien réelle et une arme parmi d’autres dans une longue guerre. Suspens, action, sentiments sont au rendez-vous.
J’avais vu l’excellent film télévisé quand j’étais bien plus jeune, j’ai vu le premier volet du nouveau film au cinéma il y a quelques années, qui était bof, c’est pourquoi je ne suis pas allée voir le deuxième. Mais je n’avais jamais lu le livre. C’est enfin chose faite et… wow !
J’ai lu la version originale, mais pour ceux qui préfèrent lire en français, je suis sûre que la traduction signée William Olivier Desmond vous emportera tout autant. Il semble d’ailleurs que l’édition française soit sortie en deux volumes, au lieu du pavé unique d’origine.
Quatrième de couverture :
Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue : ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans… Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité. Entre le passé et le présent, l’enfance et l’âge adulte, l’oubli des terreurs et leur insoutenable retour, l’auteur de Sac d’os nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses œuvres les plus amples et les plus fortes.
L’histoire est bien sûr plus profonde et plus détaillée dans le livre que dans les versions sur petit ou grand écran. J’adore ce va-et-vient entre le passé et le présent, le style est agréable à lire, le suspense est à son plein, on est vite happé par cette lugubre histoire. À mettre entre les mains de tous les amateurs d’horreur.
Samedi matin, j’ai donc pu « faire la grasse matinée » jusque 8h30… Je devais quitter la chambre à 11h, du coup entre le petit-déjeuner, la douche et le bouclage de la valise, je n’avais pas énormément de temps. Une fois mes bagages déposés à la réception, je suis allée me balader en ville, notamment la place Kléber et la superbe cathédrale. Je n’ai pas visité l’intérieur cette fois. Ensuite, j’ai pris le chemin de l’hôtel de ville pour le dernier événement de la conférence.
Anja Kapunkt, une traductrice et photographe, a fait des portraits de traducteurs et certains sont exposés jusque fin octobre sur les grilles de l’hôtel de ville de Strasbourg. Il y avait donc une rencontre et discussion avec l’artiste allemande. Je suis arrivée avec environ vingt minutes d’avance et il n’y avait personne. Je me suis demandé si ce n’était pas à l’intérieur du coup, quand j’ai entendu quelqu’un à côté de moi téléphoner et demander la même chose, c’était le photographe pour l’événement, pas celui qui présente (car là, c’est une elle), un autre. Et donc, apparemment c’était bien dehors. Quelques minutes avant l’heure prévue, j’ai vu quelques visages familiers, OK, super. Puis tout le monde était là, enfin pas énormément de gens, loin des trois cents des premiers jours. C’était très intéressant. Au fur et à mesure, les participants partaient, j’ai pu m’intégrer plus ou moins aux conversations. Alors qu’on était plus qu’une dizaine, certains ont proposé de déjeuner ensemble et je me suis jointe à eux… ou plutôt à elles.
Bon, trouver un restaurant avec de la place pour huit sans réservation entre midi dans le coin de la cathédrale un samedi… pas facile. Quelques-unes ont dû abandonner, car elles avaient un train à prendre ou autre. Au final, à cinq, avec un peu d’attente, on a pu prendre place à la Brasserie du Dauphin. Puis un sixième nous a rejointes plus tard. On a tous pris de la choucroute, avec viande ou poisson, pas mal du tout. On a bien papoté. Et au final, j’ai distribué mes dernières cartes de visite. J’ai encore appris pas mal de choses et noué de nouveaux contacts.
Ensuite, je suis retournée à l’hôtel chercher ma valise et j’ai pris le train pour Rouffach, près de Colmar. J’ai alors passé une petite soirée tranquille avec mes parents. Aujourd’hui, je n’ai pas fait grand-chose. J’ai un peu travaillé et dans peu de temps, de la famille arrive pour un apéro dinatoire.
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Mercredi 9 octobre 2024
15h
Train Bâle-Berlin
Voilà, ce séjour alsacien est fini ! Dans quelques minutes, mon train part.
Lundi, je ne suis pas du tout sortie, j’ai travaillé toute la journée. Mardi, j’ai aussi pas mal bossé, mais je suis tout de même allée faire quelques courses avec mes parents, sous une pluie incessante. Pour déjeuner, on est allés à O Grill, dans la zone commerciale de Morschwiller-le-Bas près de Mulhouse. Mes parents y étaient déjà allés et avaient été satisfaits, mais j’étais tout de même sceptique.
C’est un buffet avec une station grillade (viande et poisson). Il y a un prix unique qui varie selon les moments, en semaine à midi 19€, le soir 24€, le week-end à midi 26€ et le soir 29€, si je me souviens bien. Les boissons sont en plus bien sûr et, apparemment, si on ne finit pas son assiette, il y a un supplément à payer. C’est pour éviter le gaspillage, que les gens ne se fassent pas d’énormes assiettes qu’ils ne finissent pas. Mieux vaut y aller plusieurs fois. C’était dur de pas trop prendre, j’avoue. Au buffet d’entrées, il y a du carpaccio, de la charcuterie, des fruits de mer, des salades… Pour le plat principal, il y a des plats genre bœuf bourguignon, bouchées à la reine, pâtes, beignets de calamar ou de fromage, des frites, des nems… J’ai opté pour deux steaks, au grill, on peut prendre deux viandes par passage. Évidemment, ce sont des petites portions, sûrement moins de 200 g. J’ai demandé saignant, l’un était bien, l’autre entre saignant et à point. Ensuite, j’ai dû me contenir au fromage et aux desserts. Ils ont des glaces en bac avec diverses sauces et garnitures, mais aussi une machine pour glaces à l’italienne, fraise et vanille, c’est ce que j’ai pris. J’étais donc bien rassasiée. Le soir, je n’ai presque mangé.
Ce midi, mes parents m’ont emmenée à la gare de Mulhouse, après un court trajet en TER, je suis arrivée à Bâle. Le train est maintenant déjà en route et je dois arriver à Berlin vers 22h30. Ce séjour fut très instructif, informatif et intéressant. Strasbourg est aussi une belle ville. Et bien sûr, c’est toujours un plaisir de voir la famille.
Ce matin, je me suis levée aux aurores et après ce réveil difficile, j’ai pris un Uber afin de me rendre au Parlement Européen pour le premier jour de la conférence Rencontres Européennes de la Traduction Littéraire. C’était le même chauffeur qui m’avait emmenée au Pavillon Joséphine hier. Il a plaisanté qu’il était maintenant mon chauffeur personnel.
Arrivée sur place, après le contrôle de sécurité et la distribution des badges, je suis allée prendre le petit-déjeuner et j’ai papoté avec quelques personnes. Puis, ce fut l’heure de prendre place dans la grande salle, la conférence se déroule en français, anglais et allemand et des interprètes sont là pour ceux qui ne maîtrisent pas une ou deux de ces langues. D’ailleurs, une traductrice présentant un entretien avec une autrice qu’elle traduit a remercié les interprètes que l’on a alors tous applaudis. Je doute que ça arrive souvent dans des conférences qui n’ont pas pour thème les métiers linguistiques.
La matinée a été riche en présentations et tables rondes, une pluie d’informations. Ensuite est venue la pause déjeuner, juste une heure, bof, de la salade (je n’en mange pas), un peu de pain, des lasagnes végétariennes (j’aime pas), des madeleines. Heureusement, j’avais des gâteaux apéro dans le sac et j’ai pu reprendre du pain et des madeleines. Un buffet avec diverses options aurait été mieux. Enfin bref… Ensuite avaient lieu les ateliers, j’avais choisi celui sur la formation continue, les meilleures pratiques. C’était plus une présentation par plusieurs personnes qu’un atelier, mais j’ai glané de précieuses informations à explorer plus en détail par la suite.
Pour finir, il y a eu une dernière table ronde, puis j’ai pris le chemin de l’hôtel, en bus cette fois. Il est tombé dans des bouchons et a ouvert les portes entre deux arrêts, par chance, le mien aurait été le suivant. Je suis donc descendue, et après un détour par le centre commercial des Halles pour prendre du pain, je suis de retour à l’hôtel. J’ai commandé un Quick sur Uber Eats et ensuite, ce sera soirée tranquille avec coucher tôt. Je suis crevée. Demain, je peux y aller un peu plus tard, mais le réveil sera tout de même difficile.
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Samedi 5 octobre 2024
10h20
Hôtel Lagrange, Strasbourg
Hier, j’ai pu dormir une heure de plus le matin, mais le réveil a tout de même été difficile. Je n’ai plus trop l’habitude de me lever si tôt, mais qu’est-ce qu’on ne fait pas pour sa carrière. J’ai à nouveau pris un Uber. Normalement, je préfère les taxis officiels, mais je n’ai pas trouvé d’application qui fonctionne ici ou sur mon téléphone allemand, et comme je n’aime pas téléphoner… Enfin bref.
Donc, je me suis rendue au Parlement pour une nouvelle journée bien remplie. Le matin, le sujet était brûlant : IA et traduction. Le consensus est que l’intelligence artificielle comme aide de temps en temps, oui, remplacer les traducteurs humains, non. L’émotion et l’empathie sont nécessaires quand on traduit, et les ordinateurs n’en ont pas. J’ai également appris qu’il y a une conférence sur le sujet à Berlin en novembre, qu’il y a des lieux et organisations pour traducteurs en Allemagne et à Berlin avec séminaires, ateliers, rencontres, etc. À explorer absolument.
Ensuite, le déjeuner, bof, risotto avec légumes (sur le côté donc évitables), fruits, muffins. À table, j’ai discuté avec deux jeunes femmes, une débutante dans la traduction et l’autre sur le point de démarrer ses études dans le domaine. Du coup, avec mes près de quinze ans d’expérience dont dix en indépendante, j’étais un peu la « vieille sage ». Avant de remonter dans la salle de conférence, j’ai croisé une connaissance faite mercredi, elle était avec une autre traductrice qui a aussi vécu à Berlin. En papotant, elle m’a proposé de me présenter vite fait au représentant du « syndicat » des traducteurs basé à Berlin. Et là, il était avec une autre dame qui m’a parlé de rencontres régulières de traducteurs à Berlin. J’ai donc distribué mes cartes de visite et je vais pouvoir étendre mon réseau aussi à la maison. D’ailleurs, je suis presque arrivée à court de cartes de visite.
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Samedi 5 octobre 2024
20h50
Rouffach
La session de l’après-midi a été tout aussi enrichissante et intéressante que le reste. Les interprètes ont encore une fois eu le droit à un tonnerre d’applaudissements, bien mérité. D’ailleurs, plusieurs intervenants du monde du livre non-traducteurs ont noté que c’était la première fois qu’ils se retrouvaient face à tant de traducteurs (littéraires) à la fois et tenaient à nous remercier, car, sans nous, il y a tant de merveilleux livres qu’ils ne pourraient pas lire. Le chef du salon du livre de Francfort a même dit que sans nous, il n’aurait pas de travail. Enfin bref…
À la fin de la conférence, une visite de l’hémicycle du parlement était prévue, mais sous réserve, et ça n’a pas été possible. J’ai un peu traîné hors de la salle, puis devant le parlement, essayant de papoter un peu. Puis je suis partie dans le centre pour diner. On m’avait conseillé La Cloche à Fromage, le restaurant ouvre à 19h, j’avais largement le temps, je suis arrivée en avance, j’ai commencé à me balader dans la rue (des Tonneliers), puis j’ai vu deux personnes se mettre déjà en place devant la porte, alors je suis aussi allée attendre dix minutes avant l’ouverture et une longue file d’attente s’est vite formée derrière moi. Sans réservation, c’est difficile, j’ai pu avoir une table, mais pour deux heures seulement, étant seule ça va.
L’accueil était super, le personnel sympa et le cadre joli. J’ai commencé avec un super foie gras maison accompagné d’une fleur de tête de moine et de brioche grillée. Ensuite, un filet de bœuf en croûte de pain avec un écrasé de pommes de terre au Saint-Nectaire. Normalement, c’est servi avec une sauce trois poivres, n’étant pas fan de poivre, j’ai demandé sans sauce. Du coup, les serveurs ont demandé en cuisine par quoi ils pouvaient remplacer la sauce, j’ai eu le choix entre sauce brune au jus de viande et sauce au bleu. J’ai pris sauce au bleu. C’était excellent, la cuisson était presque parfaite, j’avais demandé saignant et c’était un peu trop cuit, trop rosé, pas encore à point, quelques secondes de trop sur le feu j’imagine. Je n’ai pas pris de dessert, juste un verre de mirabelle. C’est vraiment un super resto, à refaire si je repasse par Strasbourg. Si j’ai bien compris, les fondues sont à volonté (celles de mes voisins sentaient bon et avaient l’air bonnes) et la raclette, c’est avec la demi-meule chauffée à racler. Sur ce, je suis retournée à l’hôtel, je n’ai pas fait long feu, même si je pouvais dormir un peu plus longtemps le lendemain matin.