Lundi 16 février 2026
11h45
Hôtel Motel One, Leipzig
Nous avons donc fait une balade sympa hier dans le centre-ville de Leipzig. Et nous avons eu une surprise : un défilé de carnaval ! On l’a évité car on est pas fan de la foule. Le cœur de la fête était la place du marché, donc on a évité ce coin aussi. Il y a plein de passages avec des galeries marchandes dans le centre, c’est vraiment chouette. On a appris au fil des panneaux sur divers bâtiments et statues que Richard Wagner et Goethe ont été élèves/étudiants à Leipzig, par exemple. On a déjà décidé de revenir à l’occasion et de se pencher plus sur l’offre culturelle, en faisant des musées, par exemple.
Après deux heures dans la fraîcheur hivernale du cœur de la ville, nous sommes retournés à l’hôtel prendre un verre au bar avant d’aller dîner. On avait repéré quelques restos et Weinstock, sur la place du marché, avait l’air intéressant avec de bonnes critiques. On a donc tenté et… déception. La déco fait un peu huppé, ça se donne une image gastro, mais le résultat n’est pas à la hauteur. Le service est amateur et les plats… bof. En apéro, j’avais vu sur la carte qu’ils ont du rhum Zacapa, quand je commande, la serveuse me dit qu’il n’y en a pas, je rouvre la carte pour chercher autre chose et là elle le voit écrit… mais si on en a ! Juste parce que j’ai prononcé le nom en espagnol… Bref. Quand on commence à commander avec entrées et plats, elle nous suggère le menu à 60 € avec aussi un dessert, mais des tailles un peu réduites. OK !
Ça commence avec un amuse-bouche, un truc au saumon, apparemment pas mal du tout, mon chéri a donc mangé les deux, car je n’aime toujours pas le poisson. Viennent les entrées, chèvre gratiné caramélisé pour moi, avec noix et miel, petite portion du coup, mais très bon. Mon homme avait un foie d’oie sur lit de salade, beaucoup trop de salade et le foie aurait pu être plus rosé, pas mauvais, mais rien d’extraordinaire. Ensuite, sa poitrine de faisan était un peu trop sèche et le champagne dans la choucroute au champagne ne ressortait pas. Mon steak de chevreuil était très bon, mais y a bien mieux. Les Schupfnudel (sorte de longs gnocchis) étaient bons, mais le chou vert à la crème, bof.
Comme c’était des portions réduites, j’ai décidé de prendre un plateau de fromages avant le dessert. Il a fallu deux serveuses et plusieurs répétitions pour qu’elles comprennent que je ne voulais pas changer mon dessert, mais ajouter un plateau de fromages. Et il était bien garni. Très bon. En dessert, R. avait le petit plateau de fromages (mais il n’avait plus faim) et j’avais un trio de desserts : un fondant au chocolat encore chaud vraiment très bon, une crème brûlée pas mal du tout et un crumble aux pommes pas terrible. Là encore, la communication avec une des serveuses a été compliquée : je demande à prendre le plateau de fromages à emporter, elle croyait qu’on voulait du pain (car, oui, le petit plateau de fromages pour R. a été servi sans pain… bon, le pain aussi était pas terrible), mais elle a fini par comprendre que je demandais à emballer pour l’emporter.
Le rapport qualité-prix est vraiment négatif. Avec l’image qu’ils veulent se donner, les plats ne sont pas à la hauteur. Et en plus, ils font payer l’emballage pour ce qu’on a pris à emporter (c’est la première fois que je vois ça). Heureusement qu’on était ensemble, ça a embelli la soirée. Et on a fini comme d’habitude au bar de l’hôtel.
Aujourd’hui, au réveil, il neige, on va sûrement rester au bar avant d’aller à la gare, si ça se calme, peut-être une petite balade.
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Mardi 17 février 2026
18h30
Berlin
En raison de la neige fondue n’invitant pas à s’aventurer dehors, nous avons passé quelques heures au bar, un moment riche en événements. Le bar et la réception de l’hôtel sont séparés par un passage qui relie deux rues parallèles, avec de grandes fenêtres, on peut bien voir le hall de l’hôtel depuis le bar. J’étais face à la fenêtre offrant cette vue. Alors qu’on discutait, je vois trois policiers arriver et discuter avec la réceptionniste et un employé de ménage. Naturellement, l’imagination prend le dessus. Un cadavre trouvé dans une chambre ? Non, il y aurait aussi une ambulance, plus de monde et ils ne seraient pas aussi calmes et nonchalants. Peut-être ont-ils trouvé quelque chose qui pourrait être de la drogue ? Ou bien quelqu’un ne veut pas partir ? On observe tout ça, puis on voit les flics redescendre, avec quelqu’un avec des bagages ls suivant et partant. Mon chéri part fumer et j’écoute la conversation des serveuses qui confirme que c’était bien quelqu’un à faire partir, et R. me dira ensuite avoir entendu l’employé de ménage remercier un des policiers pour son aide.
Un peu plus tard, en revenant des WC, je vois mon homme en train de discuter avec un type alors qu’ils fument dehors. Il lui a raconté qu’il était venu ici pour une fête, qui a dû être bien arrosée, et pas qu’en alcool, au vu de sa façon de se déplacer, de ses difficultés à parler et de l’état de ses pupilles. Alors que R. et moi discutons, le type nous interrompt de temps en temps, parlant de la beauté des Portugaises et des Ukrainiennes, de la guerre, au début, on répond un peu, allant dans son sens. Mais après, c’est parti trop sur le politique et R. lui dit qu’il parle pas trop de ce sujet. Au bout de quelques interruptions supplémentaires, il lui dit gentiment qu’on essaie de discuter, rien contre lui, mais bon, voilà. Il a fallu lui dire quelques fois avant que le message soit enregistré. Et là, il téléphone, parlant fort bien sûr, de sexe, ça nous fait sourire, par exemple il n’aime pas les femmes riches en porte-jarretelle… Il finit par partir et on discute ensuite encore avec les serveuses qui expliquent qu’elles avaient refusé de lui servir plus d’alcool.
Ensuite, vient l’heure de partir pour la gare où on mange encore vite fait à Pizza Hut. Malgré une dizaine de minutes de retard, le trajet retour s’est bien passé. À part le mec derrière nous qui arrêtait pas de tousser, cracher ses poumons et renifler, sans masque bien sûr… On a donc changé de place et alors qu’on discutait doucement en s’installant, une vieille nous fait remarquer qu’on est dans la zone silencieuse de la première classe. Euh oui, mais on peut discuter (tant qu’on garde un niveau sonore bas), elle dit que non… Euh si ! On lui répond qu’on peut demander au contrôleur et elle lâche l’affaire. On lutte pour ne pas s’endormir pendant ce court trajet, puis on arrive sans encombre à Berlin.
Ce fut vraiment un chouette séjour, même si rien ne s’est passé comme prévu et qu’on a eu quelques mésaventures, ça a fait du bien de changer de décor. Leipzig est une très jolie ville avec une belle offre culturelle, on compte revenir, mais aussi faire plus souvent des courts séjours, dans des villes pas trop loin avec une connexion directe en train.
PS : Le dimanche, j’ai vu via l’application de la Deutsche Bahn que le train qu’on avait pas pu annuler a eu 40 minutes de retard, j’ai tenté le tout pour le tout et fait une demande de dédommagement, le billet a été remboursé quelques jours plus tard. Donc on a rien perdu financièrement et on a évité 40 minutes à patienter sur un quai de gare dans le froid. Prolonger le séjour a donc été une excellente décision !





