Carnet de voyage : Strasbourg 2024 (2/3)

Jeudi 3 octobre 2024

20h05

Hôtel Lagrange, Strasbourg

Ce matin, je me suis levée aux aurores et après ce réveil difficile, j’ai pris un Uber afin de me rendre au Parlement Européen pour le premier jour de la conférence Rencontres Européennes de la Traduction Littéraire. C’était le même chauffeur qui m’avait emmenée au Pavillon Joséphine hier. Il a plaisanté qu’il était maintenant mon chauffeur personnel.

Arrivée sur place, après le contrôle de sécurité et la distribution des badges, je suis allée prendre le petit-déjeuner et j’ai papoté avec quelques personnes. Puis, ce fut l’heure de prendre place dans la grande salle, la conférence se déroule en français, anglais et allemand et des interprètes sont là pour ceux qui ne maîtrisent pas une ou deux de ces langues. D’ailleurs, une traductrice présentant un entretien avec une autrice qu’elle traduit a remercié les interprètes que l’on a alors tous applaudis. Je doute que ça arrive souvent dans des conférences qui n’ont pas pour thème les métiers linguistiques.

La matinée a été riche en présentations et tables rondes, une pluie d’informations. Ensuite est venue la pause déjeuner, juste une heure, bof, de la salade (je n’en mange pas), un peu de pain, des lasagnes végétariennes (j’aime pas), des madeleines. Heureusement, j’avais des gâteaux apéro dans le sac et j’ai pu reprendre du pain et des madeleines. Un buffet avec diverses options aurait été mieux. Enfin bref… Ensuite avaient lieu les ateliers, j’avais choisi celui sur la formation continue, les meilleures pratiques. C’était plus une présentation par plusieurs personnes qu’un atelier, mais j’ai glané de précieuses informations à explorer plus en détail par la suite.

Pour finir, il y a eu une dernière table ronde, puis j’ai pris le chemin de l’hôtel, en bus cette fois. Il est tombé dans des bouchons et a ouvert les portes entre deux arrêts, par chance, le mien aurait été le suivant. Je suis donc descendue, et après un détour par le centre commercial des Halles pour prendre du pain, je suis de retour à l’hôtel. J’ai commandé un Quick sur Uber Eats et ensuite, ce sera soirée tranquille avec coucher tôt. Je suis crevée. Demain, je peux y aller un peu plus tard, mais le réveil sera tout de même difficile.

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Samedi 5 octobre 2024

10h20

Hôtel Lagrange, Strasbourg

Hier, j’ai pu dormir une heure de plus le matin, mais le réveil a tout de même été difficile. Je n’ai plus trop l’habitude de me lever si tôt, mais qu’est-ce qu’on ne fait pas pour sa carrière. J’ai à nouveau pris un Uber. Normalement, je préfère les taxis officiels, mais je n’ai pas trouvé d’application qui fonctionne ici ou sur mon téléphone allemand, et comme je n’aime pas téléphoner… Enfin bref.

Donc, je me suis rendue au Parlement pour une nouvelle journée bien remplie. Le matin, le sujet était brûlant : IA et traduction. Le consensus est que l’intelligence artificielle comme aide de temps en temps, oui, remplacer les traducteurs humains, non. L’émotion et l’empathie sont nécessaires quand on traduit, et les ordinateurs n’en ont pas. J’ai également appris qu’il y a une conférence sur le sujet à Berlin en novembre, qu’il y a des lieux et organisations pour traducteurs en Allemagne et à Berlin avec séminaires, ateliers, rencontres, etc. À explorer absolument.

Ensuite, le déjeuner, bof, risotto avec légumes (sur le côté donc évitables), fruits, muffins. À table, j’ai discuté avec deux jeunes femmes, une débutante dans la traduction et l’autre sur le point de démarrer ses études dans le domaine. Du coup, avec mes près de quinze ans d’expérience dont dix en indépendante, j’étais un peu la « vieille sage ». Avant de remonter dans la salle de conférence, j’ai croisé une connaissance faite mercredi, elle était avec une autre traductrice qui a aussi vécu à Berlin. En papotant, elle m’a proposé de me présenter vite fait au représentant du « syndicat » des traducteurs basé à Berlin. Et là, il était avec une autre dame qui m’a parlé de rencontres régulières de traducteurs à Berlin. J’ai donc distribué mes cartes de visite et je vais pouvoir étendre mon réseau aussi à la maison. D’ailleurs, je suis presque arrivée à court de cartes de visite.

***

Samedi 5 octobre 2024

20h50

Rouffach

La session de l’après-midi a été tout aussi enrichissante et intéressante que le reste. Les interprètes ont encore une fois eu le droit à un tonnerre d’applaudissements, bien mérité. D’ailleurs, plusieurs intervenants du monde du livre non-traducteurs ont noté que c’était la première fois qu’ils se retrouvaient face à tant de traducteurs (littéraires) à la fois et tenaient à nous remercier, car, sans nous, il y a tant de merveilleux livres qu’ils ne pourraient pas lire. Le chef du salon du livre de Francfort a même dit que sans nous, il n’aurait pas de travail. Enfin bref…

À la fin de la conférence, une visite de l’hémicycle du parlement était prévue, mais sous réserve, et ça n’a pas été possible. J’ai un peu traîné hors de la salle, puis devant le parlement, essayant de papoter un peu. Puis je suis partie dans le centre pour diner. On m’avait conseillé La Cloche à Fromage, le restaurant ouvre à 19h, j’avais largement le temps, je suis arrivée en avance, j’ai commencé à me balader dans la rue (des Tonneliers), puis j’ai vu deux personnes se mettre déjà en place devant la porte, alors je suis aussi allée attendre dix minutes avant l’ouverture et une longue file d’attente s’est vite formée derrière moi. Sans réservation, c’est difficile, j’ai pu avoir une table, mais pour deux heures seulement, étant seule ça va.

L’accueil était super, le personnel sympa et le cadre joli. J’ai commencé avec un super foie gras maison accompagné d’une fleur de tête de moine et de brioche grillée. Ensuite, un filet de bœuf en croûte de pain avec un écrasé de pommes de terre au Saint-Nectaire. Normalement, c’est servi avec une sauce trois poivres, n’étant pas fan de poivre, j’ai demandé sans sauce. Du coup, les serveurs ont demandé en cuisine par quoi ils pouvaient remplacer la sauce, j’ai eu le choix entre sauce brune au jus de viande et sauce au bleu. J’ai pris sauce au bleu. C’était excellent, la cuisson était presque parfaite, j’avais demandé saignant et c’était un peu trop cuit, trop rosé, pas encore à point, quelques secondes de trop sur le feu j’imagine. Je n’ai pas pris de dessert, juste un verre de mirabelle. C’est vraiment un super resto, à refaire si je repasse par Strasbourg. Si j’ai bien compris, les fondues sont à volonté (celles de mes voisins sentaient bon et avaient l’air bonnes) et la raclette, c’est avec la demi-meule chauffée à racler. Sur ce, je suis retournée à l’hôtel, je n’ai pas fait long feu, même si je pouvais dormir un peu plus longtemps le lendemain matin.

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