Mardi 1er octobre 2024
21h45
Hôtel Lagrange, Strasbourg
Je me trouve actuellement dans la capitale européenne alsacienne. Le but principal de ce séjour est une conférence sur la traduction littéraire qui commence demain soir avec un cocktail de bienvenue. Ensuite, deux jours de discussions, ateliers et connexions au Parlement Européen. Puis, il sera temps d’aller passer quelques jours dans ma famille non loin d’ici.
Je suis partie tôt ce matin de Berlin, sous la pluie, après une course en taxi assez stressante, car je n’avais pas prévu trop trop de temps, je suis partie à l’heure avec le train qui devait d’abord me mener à Mannheim. Après quelques soucis faisant accumuler du retard, mais a priori pas trop, j’aurais encore eu largement le temps de changer de train, on approche de Francfort avec l’annonce que le train s’arrête là… problème technique. Génial. Je trouve vite une alternative via l’application DB, il y a un ICE pour Zurich qui s’arrête à Baden-Baden où je pourrais rattraper mon train d’origine pour Strasbourg. J’ai vingt minutes, mais c’est une gare fermée (comme certaines à Paris, les voies s’arrêtent et ne traversent pas la gare, on repart dans l’autre sens), et bien sûr, pour les deux trains, ma voiture est la plus éloignée. Je parviens donc à arriver à temps pour le changement, heureusement qu’il a un peu de retard. L’attente à Baden-Baden est de six minutes, mais c’est la même voie. On arrive à l’heure, ils ne décident pas de changer les voies de départ et d’arrivée, donc tout va bien. Mon train pour Strasbourg, un trajet de trente minutes, est un TGV de la SNCF. Et ce qui est très malin pour un train longue distance : deux étages et peu de place pour les bagages. Normalement, ma place aurait été en haut, mais avec mon poids lourd, pas moyen, il y a de la place en bas, donc c’est déjà ça.
Arrivée à Strasbourg, je me rends vite à l’hôtel, à cinq minutes à pied de la gare. Je m’installe dans ma petite chambre studio bien sympa et fais quelques trucs pour le boulot. Ensuite, je vais faire quelques longueurs dans la piscine bien fraîche. Sur ce, je vais faire des courses vite fait pas loin, gâteaux, baguette, charcuterie, fromage… Un petit repas sympa devant YouTube, une soirée détente tranquille. Demain, je vais bosser un peu, nager et me promener avant d’aller au premier événement de la conférence.
***
Mercredi 2 octobre 2024
23h10
Hôtel Lagrange, Strasbourg
Ce matin, le réveil a été tardif, dehors, il pleuvait. Après un petit-déjeuner dans ma chambre et une petite heure de travail, je suis allée faire un tour dans la piscine. Elle pourrait vraiment être un peu plus chaude. Au début, j’étais seule, puis est arrivée une dame avec qui j’ai papoté. Ensuite, je suis retournée dans ma chambre pour une douche bien chaude.
Peu de temps après, malgré la pluie, je suis allée déjeuner dehors. Direction le restaurant La Fignette un peu plus dans le centre que l’on m’avait recommandé. « Un bistro à l’accent alsacien » qu’ils disent. Assez sympa. Ils font des tartes flambées que l’on peut aussi commander en demi, du coup, j’ai pris une gratinée (lardons, oignons, emmental) en entrée, avec un petit cocktail vodka-curaçao-citron. Le choix du plat principal a été dur. J’ai hésité entre des fleischnakas (escargots à la viande), de la choucroute, le cordon bleu au munster et les spätzles grillés. J’ai pris les spätzles avec lardons et munster. Très bon. Les desserts avaient l’air sympas, mais j’étais rassasiée. Peut-être essaierai-je d’y retourner. J’avais ensuite prévu de me balader un peu, mais la pluie m’a renvoyée à l’hôtel, pour s’arrêter une fois de retour dans ma chambre.
J’ai donc un peu traîné et fait une mini-sieste. Puis est venue l’heure d’aller à la conférence. Direction le Pavillon Joséphine dans le parc de l’Orangerie. En taxi, c’est allé assez vite depuis l’hôtel. Je suis arrivée avec trente minutes d’avance et j’ai pu me balader un peu dans ce joli parc.
La réception d’accueil était sympa, je n’étais pas sûre de ce qu’étaient certains petits fours, redoutant le terrible goût du poisson ou des légumes, je me suis contentée de saucisses, une valeur sûre. Des serveuses passaient également avec des trucs en plus, on pouvait donc demander ce que c’était. La combo magret de canard et polenta dans un cône gaufré et le burger alsacien (jambon grillé, choucroute) étaient vraiment bons. J’ai discuté avec des gens sympas, des collègues traductrices et une autrice allemande. On a bien sûr beaucoup parlé de notre métier, de ce qu’on fait, etc.
Ensuite, il y a eu des discours d’ouverture de représentant·es de diverses institutions, puis un auteur bulgare et ses traductrices ont parlé de la traduction de ses œuvres, racontant des anecdotes. Le tout en bulgare… mais des interprètes de conférence étaient là pour traduire en français et en anglais.
C’était une soirée sympa qui a donné le coup d’envoi de deux jours de discussion sur notre métier, la chaîne du livre entière et les enjeux actuels. Deux thèmes majeurs ressortent : le danger de l’IA et le mouvement pour promouvoir le fait de mettre le nom du traducteur directement sur la couverture du livre.
Demain, ce sera donc réveil aux aurores pour aller discuter de tout ça et plus au Parlement Européen.





